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    Rana Plaza, deux ans plus tard

    Les enfants des victimes de l'effondrement du Rana Plaza demandent à l'Américain Walmart d'indemniser leurs parents deux ans après la catastrophe. AFP PHOTO / Munir uz ZAMAN

    C'est la catastrophe industrielle la plus meurtrière depuis celle de l'usine chimique de Bhopal en Inde, il y a 30 ans. Le 24 avril 2013, le Rana Plaza s'effondrait à Dacca, au Bangladesh. Un bilan très lourd : 1 138 morts, et plus de 2 000 blessés. Les victimes : des ouvriers et beaucoup d’ouvrières du textile qui travaillaient pour les grandes firmes internationales de prêt-à-porter.

    Des ouvriers entassés confectionnant des vêtements pour un salaire dérisoire, la catastrophe a réveillé l'opinion publique. Les consommateurs ont pris conscience de la réalité qui se cache derrière les vêtements à bas coût. Certes, des dispositions ont été prises pour améliorer la sécurité des ouvriers dans ces usines, mais les normes internationales du droit du travail ne sont pas toujours appliquées. Deux ans plus tard, la situation a peu évolué.

    Les grandes marques se contentent des normes imposées par leurs fournisseurs ou par leurs clients. Ils se retranchent derrière le fait qu'il est difficile d'exercer des contrôles sur place et mettent en avant le problème de la sous-traitance sauvage... immaîtrisable. En revanche, elles font attention à ce qui peut heurter le consommateur, comme le travail des enfants. Mais les droits des ouvriers ne sont pas au coeur de leur préoccupation, et s’ils ont obtenu des augmentations de salaire c'est au prix de violentes manifestations. À 50 euros par mois, le Bangladesh offre l'une des mains d'oeuvre les moins chères d'Asie du Sud-Est. Les gouvernements locaux eux-mêmes ne sont pas très enclins à voir les choses bouger, car la concurrence est rude et si les salaires deviennent trop élevés, les multinationales iront ailleurs. Pour le moment, le Bangladesh, le Laos, le Cambodge ou encore la Chine dominent le marché, mais demain d'autres pays comme la Birmanie ou l'Éthiopie pourraient devenir plus attractifs.

    Les ONG réclament plus de transparence


    Dans les décombres, des étiquettes de marques ont été retrouvées, ne laissant pas de place au doute... Mais toutes ne réagissent pas de la même manière... Si Camaïeu joue la transparence sur les mesures prises depuis la catastrophe et sur sa politique d'achat, d'autres comme Decathlon ou Kiabi refusent de communiquer sur leur pratique. Des ONG réclament plus de transparence de la part des marques. Les réseaux sociaux se mobilisent comme le mouvement « Fashion Revoltion Day » qui demande aux internautes de se photographier avec leur vêtement à l'envers, laissant apparaître l’étiquette, et de demander à la marque « qui a fabriqué mon vêtement ? » H&M qui est le plus gros acheteur d’habillement au Bangladesh vient d'élargir sa surveillance aux fabricants de tissus et oeuvre pour de meilleurs salaires.

    En France, sous la pression des ONG, une proposition de loi a été adoptée fin mars. Le texte prévoit que les grandes entreprises françaises pourront être reconnues légalement responsables des dommages humains et environnementaux que peuvent engendrer leurs activités ainsi que celles de leurs sous-traitants et fournisseurs à l'étranger. Un « premier pas historique » pour les ONG qui aimeraient aller plus loin, car la loi ne concerne que les grands groupes de plus de 5 000 salariés en France et ne concerne pas tous les secteurs d'activités. Mais la résistance du patronat est forte.

    Les ONG qui font également pression pour que les familles des victimes et les survivants soient enfin indemnisés. Il manque encore 9 millions de dollars au fonds d'indemnisation créé en janvier 2014 par le Bureau international du travail. Le groupe Auchan a finalement versé 1,5 million de dollars, Benetton promet un million de dollars, mais d'autres n'ont toujours rien versé comme les Américains Walmart et The Children's Place. Malgré la résonnance médiatique internationale, les victimes ont du mal à obtenir justice. 


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