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    Paludisme (Onu) : «Nous avons tout pour guérir et prévenir la maladie»

    Hervé Verhoosel est le porte-parole auprès des Nations Unis de "Roll Back Malaria". twitter.com/UNGeneva/media

    « La lutte contre le paludisme s'est avérée être l'un des meilleurs investissements dans la santé que nous puissions faire ».  A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme ce samedi, l'ONU se félicite des progrès réalisés. En 15 ans, le taux de mortalité a chuté pratiquement de moitié dans le monde. En Afrique, jamais le nombre de personnes infectées n'avait été aussi faible. Mais le monde ne doit pas baisser la garde car près de 600 000 personnes continuent de mourir de la maladie chaque année. Hervé Verhoosel est le porte-parole auprès des Nations unies de Roll Back Malaria, le partenariat qui coordonne au niveau mondial les efforts de lutte contre la maladie. Il est l'invité de RFI.

    RFI : Dans la lutte contre le paludisme, on est - pourrait-on dire- au milieu du chemin. Il y a d’énormes progrès mais il reste encore beaucoup à faire. Quel est, aujourd’hui en 2015, la priorité ?

    Hervé Verhoosel : Il y d’énormes progrès et de nouveaux challenges, de nouveaux problèmes que nous devons résoudre. Pourquoi sommes nous au milieu du chemin ? Parce que, effectivement comme vous l’avez bien dit, 50% de décès en moins depuis 2000 c’est un résultat formidable : ça prouve que nous avons tout pour guérir et pour prévenir de la maladie. En fait nous n’avons pas d’excuses pour laisser plus de 570 000 personnes mourir chaque année.

    Qu’est-ce qu’il manque ?

    Il manque sans doute de l’argent supplémentaire. Nous avons maintenant 2,6 milliards de dollars donc 2,5 milliards d’euros par an.

    Ce n’est pas assez ?

    C’est la moitié de ce que nous devons avoir. Ces montants peuvent vous paraître énormes mais chaque année l’Afrique perd 12 milliards de dollars uniquement en perte de productivité à cause du paludisme. Les gens ne vont pas travailler, ils ne sont pas actifs économiquement et ça c’est le coût direct. [Alors] 5 milliards pour lutter contre la maladie, versus 12 milliards de coûts indirects pour la maladie au niveau du continent africain...

    Cette année 2015 est une année importante puisque les objectifs du Millénaire pour le Développement arrivent à leur terme et on est en train d’en redéfinir des nouveaux. Combattre le paludisme était l’un des objectifs : craignez-vous que, du fait des progrès réalisés, on se détourne du problème du paludisme ?

    Dans les objectifs du Millénaire, il y avait un nombre limité d’objectifs, alors que dans ce que l’on appelle « l’après 2015 », nous aurons un nombre d’objectifs très étendus, donc ça va être beaucoup plus difficile... Il faut s’assurer que nous gardons vraiment une volonté politique au plus haut niveau, en Afrique, avec les chefs d’Etat et les ministres mais également les ministres des Finances parce qu’à la fin c’est toujours le ministre des Finances qui décide combien ils vont investir dans le pays au niveau du budget. D’ailleurs ça pose partiellement un problème parce que depuis l’an 2000, les sommes investies par la communauté internationale pour la lutte contre le paludisme ont augmenté de 20% chaque année, alors que les ressources domestiques des pays endémiques eux-mêmes, principalement en Afrique, n’ont augmenté de 4% par an.

    Dans quels pays africains en particulier les efforts devraient redoubler ?

    Je vais citer deux pays parce que ce sont les plus grands : ce sont la République démocratique du Congo et le Nigeria. Vraiment deux pays prioritaires : ils doivent faire mieux mais si les supports extérieurs doivent aussi être mieux organisés.

    Des millions de personnes en tout cas n’ont toujours pas accès aux moustiquaires notamment ou au traitement, c’est un problème, vous le disiez, financier, mais aussi d’information et d’accès aux soins ?

    D’information et d’accès, bien sûr. Il y a des pays, je pense au Nigeria ou à la République démocratique du Congo qui sont énormes en terme de surface du pays et avec parfois des problèmes d’accès dans les villages. C’est un problème réel. Mais il y a aussi des problèmes supplémentaires : la qualité des médicaments, les faux médicaments que l’on trouve parfois dans la rue. C’est criminel de vendre ces médicaments : les gens croient qu’ils prennent des médicaments, qu’ils vont être sauvés, ils peuvent mourir de cela, donc il faut que les autorités soient plus actives à ce niveau là.

    La formation du personnel de santé est aussi importante, sachant que pour le paludisme, nous n’avons pas besoin de médecin pour toutes les opérations : beaucoup d’opérations peuvent être faite au niveau communautaire par un chargé de santé au niveau communautaire : les tests, la distribution des moustiquaires peuvent se faire de façon très simple.

    Voilà certains des problèmes et il faut aussi informer les populations. Informer les populations en Afrique, on le fait de façon différente, nous avons par exemple un excellent accord avec la Coupe africaine des Nations de football et la Fédération africaine de football. Pour cinq ans. Le paludisme est l’une des causes sociales de la fédération mais aussi du tournoi. De nombreux joueurs de football comme Gervinho, André Ayew et beaucoup d’autres ont rejoint le partenariat Roll Back Malaria dans la campagne « Unis contre le paludisme » pour enregistrer des messages de télévision ou de radio et expliquer à leurs fans qu’ils doivent dormir tous les soirs sous la moustiquaire.

    Un vaccin expérimental a été testé dans plusieurs pays d’Afrique. Quelle est maintenant la prochaine étape ?

    Les derniers résultats de ce que l’on appelle la troisième phase de test de l’un des vaccins potentiels, viennent d’être publiés il y a deux jours. Nous verrons dans quelques mois ou dans un an ou deux si ce vaccin peut ou ne peut pas être utilisé, ce n’est pas encore clair maintenant. Il faut d’abord que la réglementation européenne et ensuite l’OMS approuvent ce candidat-vaccin, qui ne fonctionne pas complètement donc ce vaccin ne sera que l’une des possibilités pour lutter contre le paludisme en complément aux moustiquaires, aux tests de diagnostic rapide et aux médicaments.

    Le paludisme est encore très présent en Sierra Leone et au Liberia où il y a l’épidémie de virus Ebola. Cette épidémie entrave-t-elle en parallèle la lutte contre le paludisme ?

    Bien sûr. Pendant le problème d’Ebola, les gens avaient peur d’aller dans les centres de santé ou les hôpitaux et de rencontrer ou d’être en contact avec des gens ayant Ebola. Donc on s’attend malheureusement et l’OMS s’attend malheureusement à une grande augmentation du nombre de cas de paludisme cette année.


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