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    A la Une: les émeutes de Baltimore

    AFP

     

    « C’est avec un mélange de stupeur, et d’inquiétude, constate Le Figaro, que l’Amérique a regardé Baltimore s’embraser et sombrer dans le chaos lundi, quelques mois après les émeutes qui avaient secoué la ville de Ferguson (Missouri), avant de gagner d’autres coins du pays. Les circonstances sont un peu similaires, précise le journal. À Ferguson, la ville s’était enflammée après la mort du jeune Noir Michael Brown, abattu par un officier de police blanc. À Baltimore, l’élément déclencheur a été la mort du jeune Noir Freddie Gray, 25 ans, qui a péri samedi des suites d’une fracture des vertèbres cervicales après une interpellation musclée par la police, dont les circonstances n’ont toujours pas été éclaircies. »

    Interrogé par Libération, Pap Ndiaye, professeur à Sciences-Po Paris en histoire nord-américaine tente de mesurer l’impact de la situation : « depuis les événements de Ferguson, il y a un effet d’accumulation, affirme-t-il, qui fait que les Noirs protestent contre une situation locale mais aussi nationale : chaque violence exercée par la police contre un Noir s’ajoute à la précédente, et paraît d’autant plus intolérable. Aujourd’hui à Baltimore, demain ailleurs, partout où la police entretient de mauvaises relations avec la population afro-américaine. »

    « Baltimore arrivant après Ferguson, la fin de mandat de Barack Obama risque-t-elle d’être ternie par ces scandales à répétition ? », interroge Libération. Réponse de Pap Ndiaye : « Obama est rattrapé par la question raciale, comme son prédécesseur George Bush avec l’ouragan Katrina en 2005. Il s’est refusé à affronter à froid le problème très grave et très ancien des relations entre forces de l’ordre et Noirs américains. Il n’a même pas jugé bon de se déplacer à Ferguson. Obama paye aujourd’hui, estime encore Pap Ndiaye, le prix de son éloignement stratégique du monde noir et des questions qui le préoccupent. Plus généralement, c’est la question des inégalités au mieux stagnantes, au pire croissantes, entre Blancs et Noirs qu’Obama n’a jamais abordée de front. »

    En effet, renchérit La Nouvelle République dans son éditorial, « Barack Obama se tait depuis lundi. Son Amérique, celle des promesses de campagne, positive, fraternelle et métissée n’est qu’une chimère et il le sait. Le melting-pot reste à l’ordre du jour pourtant, les statistiques démographiques restent formelles. Simplement, ce sont les proportions des ingrédients qui ont changé dans la potion. Tout juste majoritaires sur le papier, les Américains d’ascendance européenne, lointaine souvent et mélangée, sont en voie d’être dépassés arithmétiquement par la poussée des immigrations asiatique et hispanique. Les Afro-américains eux-mêmes sont déclassés en position intermédiaire. Le visage d’une Amérique non plus à damiers mais multiethnique et communautarisée se dessine, conclut La Nouvelle République, au centre de laquelle les Blancs feraient citadelle. Le rêve américain a du plomb dans l’aile. »

    Promesses en stand-by…

    On revient à Libération qui consacre son dossier du jour à la Grèce, avec ce titre, en forme de constat : « 100 jours qui n’ont pas changé la Grèce » En effet, pointe Libération, « pendant ses cent premiers jours, le gouvernement de gauche radicale, paralysé par les négociations avec ses créanciers européens, n’a pas initié la politique anti-austérité pour laquelle il a été élu. » En effet, précise le journal, « jusqu’à présent, la plupart des promesses électorales du parti de gauche radicale sont en stand-by, cédant la place à une seule priorité : l’actuel bras de fer avec les créanciers du pays. » Et finalement, poursuit Libération, « peu de choses ont changé à Athènes depuis l’arrivée de la gauche radicale. L’obsession de l’argent impose un compte à rebours permanent, dont les médias locaux se font l’écho, jouant du suspense à la façon d’un teasing pour une série télé : la Grèce arrivera-t-elle à rembourser en mars, en avril, en mai ? A chaque échéance, le pays retient son souffle. »

    Alors, pour Libération, il faut arriver impérativement à un compromis : « il n’est d’autre voie que de trouver un accord qui ménage tant que faire se peut les classes populaires en Grèce, mais qui restaure le crédit de Syriza en Europe. Même quand on a fait campagne comme le bouillant Achille, il faut gouverner comme l’industrieux Ulysse. »

    Pas touche à l’armée !

    En France, à présent, le budget de la Défense alimente bien des commentaires… « Hollande à l’heure des choix », titre Le Figaro. « Le chef de l’État réunit ce mercredi à l’Élysée un conseil de défense crucial. Entre l’augmentation des moyens alloués à l’armée et les contraintes budgétaires, il doit trancher. »

    Et pour Le Figaro, c’est tout vu, pas touche à l’armée… « Depuis dix ans, l’armée française a perdu quelque 80 000 postes. D’ici à 2019, elle en perdra encore 25 000 si rien n’est fait. […] Cette politique ne peut plus durer à l’heure où nos soldats sont de plus en plus sollicités pour lutter contre les islamistes. Sur des théâtres d’opération extérieurs, du Mali à l’Irak, mais aussi quotidiennement sur notre sol. C’est ailleurs que des économies, maintes fois pointées et recensées, doivent être enfin réalisées, estime Le Figaro. Notamment dans la fonction publique, où la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été abandonnée, où le jour de carence pour arrêt maladie a été supprimé, où la gauche redoute d’entreprendre des réformes structurelles par simple électoralisme. »

    Alors, « ce matin, lors du conseil de défense, François Hollande arbitrera en faveur de Jean-Yves Le Drian, croit savoir Le Républicain Lorrain, contre l’avis de Bercy. Une source élyséenne nous indiquait hier ne pas bien voir comment faire décroître les effectifs alors que Vigipirate doit être maintenu dans la durée à son niveau maximum. Ainsi la défense pourrait-elle sauver, affirme le journal, un peu plus de 18 000 postes sur les 34 000 appelés à disparaître selon le Livre blanc de 2013. Reste la question du financement dans le cadre d’un budget contraint et plus que jamais sous la loupe de Bruxelles. L’Etat espérait dégager des ressources grâce à la vente de fréquences hertziennes aux opérateurs de téléphonie mobile. Mais il n’est pas certain que l’opération soit réalisable avant la fin de l’année. Il y a certes la divine surprise du contrechoc pétrolier qui, à lui seul, permet aux armées d’économiser un milliard sur les carburants. Ce sera néanmoins insuffisant, pointe Le Républicain Lorrain, pour permettre à nos militaires de continuer à assurer notre défense et celle de nos voisins qui, aussi reconnaissants soient-ils à la France de son engagement, n’entendent pas pour autant mettre la main à la poche. »

     

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