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    A la Une: Maroc, vers un Sahara occidental autonome?

    AFP

    A la une de cette revue de presse en ce jour de 1er mai, sans quotidiens en kiosque, les avancées pour une issue au conflit Sarahoui. A croire Politis, après 40 ans de lutte pour un Sahara occidental indépendant, le Maroc serait sur le point de proposer un plan d’autonomie avec une répartition séduisante des attributions. Information qu’avance Raymond Benhaïm, qui fait partie du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale. Pourquoi, et bien, comme on l’a vu au Mali, avec le problème touareg, cette région du Maroc, selon les français et les américains pourrait bien devenir une source potentielle d’un élargissement de la base d’al-Qaïda et des groupes jihadistes dans la région. Alors dans ce plan proposé par Rabat, le Maroc conserverait la défense et les relations extérieures, les populations saharaouies gèreraient démocratiquement leurs affaires à travers des instances législatives et judiciaires indépendantes. Information à prendre avec beaucoup de prudence qui nous vient donc du magazine de gauche Politis.

    Scandale dans l’armée française

    Dans son édition d’aujourd’hui, paru hier après-midi, Le Monde revient sur ce qu’il appelle une « affaire embarrassante » pour l’armée française.

    Les faits incriminés se seraient déroulés entre décembre 2013 et mai-juin 2014, lors des premiers mois de l’opération « Sangaris », et, d’après les informations obtenues par Le Monde, au moins quatre garçons, âgés entre 9 et 13 ans auraient été victimes de viols commis par plus d’une dizaine de soldats français. Le Monde revient sur les lenteurs de l’enquête, et surtout sur sa discrétion. Anders Kompass, le directeur des opérations de terrain du Haut Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme est celui qui a alerté les autorités françaises rappellent Le Monde. Depuis, il a été suspendu de ses fonctions, et risque un licenciement. Selon les informations du Monde, Monsieur Kompass aurait transmis le document confidentiel face à l’inertie de son employeur sur le sujet. « C’est une affaire honteuse, dégoûtante, mais assez commune chez les casques bleus ou du côté des fonctionnaires de l’ONU », déclare Paula Donovan, la codirectrice de l’ONG Aids free world, qui a servi d’intermédiaire.

    Qui est Charlie ?

    Dans l'Obs paru hier, un entretien choc de l’historien et démographe Emmanuel Todd à l’occasion de son livre Qui est Charlie ?

    « Le 11 janvier a été une imposture », déclare ce dernier. Le 11 janvier, on se souvient c’était la grande manifestation contre l’attentat de Charlie Hebdo qui avait décimé la rédaction. Alors quelques extraits de cet entretien qui créent déjà la polémique : « La “néo-République”, dit Emmanuel Todd est cet objet sociopolitique étrange qui continue à agiter les hochets grandioses de la liberté, de l’égalité, de la fraternité qui ont rendu la France célèbre dans le monde, alors qu’en fait notre pays est devenu inégalitaire, ultraconservateur et fermé. » lit-on dans L'Obs. L’intellectuel qu’on ne savait pas très à gauche tire à boulets rouges sur les politiques socialistes successives, coupables à ses yeux de nous avoir menées « au chômage de masse actuel ». Ce que voit Emmanuel Todd, selon L’Obs, ce sont des millions de somnambules se précipiter derrière un président escorté par tous les représentants de l’oligarchie mondiale, pour la défense du droit inconditionnel à piétiner Mahomet, « personnage central d’un groupe faible et discriminé ». « Les milieux populaires n’étaient pas Charlie, les jeunes de banlieue, qu’ils fussent musulmans ou non, n’étaient pas Charlie, les ouvriers de province n’étaient pas Charlie », selon Emmanuel Todd dans L’Obs.

    Les « Charlie oui mais »

    Un portrait de Caroline Fourest dans Le Point semble répondre à cet entretien d’Emmanuel Todd. Le Point est allé chez celle qu’il présente comme une « guerrière au repos ». Caroline Fourest, n’a peur de rien, on la voit d’ailleurs en photo, dans Le Point, tranquille, en chaussettes, recevoir l’équipe du Point. C’est pourtant « une warrior », une combattante en anglais, estime l’avocat Richard Malka.

    « Quand les anti-Charlie se sont décomplexés, ça m’a empêchée de dormir », dit-elle. L’auteur de L’éloge du blasphème, c’est le nom de son dernier livre, « fustige le relativisme à l’anglo-saxonne, qui instille l’autocensure, contre le modèle français, où le blasphème n’est pas un délit mais un droit ».

    Son livre est un réquisitoire, une attaque en règle contre le cortège de « oui mais », qui a suivi l’attentat contre Charlie Hebdo, contre ceux qui disent « le crime est affreux, oui, mais l’hebdomadaire est allé « trop loin » ou encore « Marcher contre le terrorisme va de soi, mais publier de nouvelles caricatures de Mahomet est irresponsable ». Portrait de Caroline Fourest, l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo à lire dans Le Point.

    La culture du mépris

    Marianne nous explique comment en finir avec la culture du mépris. Pour l’hebdo de centre gauche, ce qui explique le développement des mouvements de protestation citoyens, c’est le sentiment d’être traité comme quantité négligeable. Dans ses colonnes, Axel Honneth, philosophe et sociologue allemand, explique que le concept de reconnaissance permet d’expliquer ce qui est personnellement si douloureux dans le fait d’être dominé, exclu ou exploité. A savoir ne pas compter aux yeux des autres en tant qu’acteur social. En gros, il nous parle des sans voix. Et c’est pour lui, la raison pour laquelle des mouvements comme Occupy, mouvement international de protestation sociale, se sont fortement développés ces dernières années. Pour le sociologue allemand, dans Marianne, les citoyens sont de plus en plus privés des droits qui leur reviennent à participer aux procédures de décision démocratique.

    L’archipel britannique prend l’eau

    « Faut-il sauver les anglais », se demande en Une Le Courrier International. En ces temps, de supranationalité européenne, les régionalismes se portent bien, les nationalismes resurgissent, et l’Angleterre n’y échappe pas.

    La campagne des élections générales du 7 mai a été marquée par l’omniprésence de la question écossaise nous apprend Le Courier International.

    « Quand je vois le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni se diriger vers la troisième place aux élections législatives, quand je lis que la confiance dans le système politique continue à chuter ou que 45 % des électeurs écossais veulent se séparer du Royaume-Uni, je me demande ce qu’est l’Angleterre et où elle va », s’interroge un écrivain anglais. Ajouter à cela, la multiplication des petites corporations ou associations qui défendent des intérêts particuliers. Alors, on découvre dans Le Courrier International à travers une dizaine de photos qui ressemblent à des affiches politiques. « Le représentant du recensement des cygnes, celui du défilé des négociants en vin » ou encore celui du « championnat du jeu de marrons ». Humour anglais pour nous faire comprendre que les enjeux politiques deviennent de plus en plus folkloriques.

    Et face aux craintes d’une importante abstention durant ces élections générales britanniques, Le Courier International publie aussi la couverture de l’hebdo Daily Mirror qui titrait récemment : « “Your country needs you” to vote ! » C’est un clin d’œil à l’appel à la mobilisation générale pour la guerre en 1914. « Votre pays a besoin de vous ». Apparemment, l’heure « anglaise » est grave.

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