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    A la Une: le 15 mai restera-t-il dans l’histoire du Mali?

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    La presse malienne revient largement en ce début de semaine sur l’accord de paix et de réconciliation signé vendredi dernier, 15 mai, à Bamako. Un accord, rappelons-le, que n’ont pas signé les principaux groupes rebelles. Les journaux maliens sont plutôt partagés ; les uns saluant une journée historique, les autres dénonçant un marché de dupes…

    « Signature de l’accord de paix du 15 Mai 2015 : Le Mali reprend le train ! », s’exclame ainsi Le Tjikan. Cet accord, écrit-il, « a dissipé toutes les craintes d’insécurité dans notre pays et suscité le sentiment hautement salutaire du retour du Mali dans le concert des grandes nations africaines. »

    L’Agora renchérit : « le peuple martyrisé du Mali, par la faute de certains de ses fils sous l’influence des narco-jihadistes, vient de montrer qu’il peut se relever des situations les plus dures grâce à ses valeurs fondatrices de pardon, de réconciliation, de tolérance et d’unité mais aussi grâce à la solidarité agissante des ses nombreux amis à travers le monde. Le 15 mai 2015 est déjà une journée historique, poursuit L’Agora, qui s’inscrit en lettres d’or dans le cadran de l’histoire contemporaine nationale. »

    « C’est un nouveau départ pour le Mali », s’exclame encore Le Zénith Balé. « Cette journée du vendredi 15 mai a suscité chez l’ensemble du peuple malien un espoir de paix et de réconciliation nationale en cicatrisant les plaies des uns et des autres en vue d’un nouveau départ. Elle restera gravée pour toujours dans la mémoire des Maliennes et des Maliens. »

    Encore beaucoup d’obstacles…

    D’autres journaux maliens sont donc moins enthousiastes… pour ne pas dire circonspects… « Bamako signe, mais… », tempère L’Aube. « Pendant que les autorités maliennes mobilisait le ban et l’arrière ban de la République, ainsi que de hautes personnalités étrangères pour organiser une cérémonie grandiose, mais ô combien humiliante pour la nation malienne ! ; les rebelles, eux, continuaient à défier la République et à trimbaler IBK. » En effet, relève L’Aube, « au moment où Bamako organisait sa cérémonie, la localité de Ménaka était sous le feu et Bintagoungou, cercle de Goundam, était pillé par des rebelles. Ces deux attaques, qui n’ont fait l’objet d’aucun communiqué de la part du gouvernement malien, prouvent à suffisance que le chemin menant à la paix est encore parsemé d’obstacles. De nombreuses voix s’élèvent pour critiquer l’amateurisme du pouvoir en place dans la conduite de tout le processus de négociations. Mais l’évidence est là, conclut L’Aube : IBK n’a aucune solution pour gérer la question du Nord. »

    Pour L’Indépendant, autre périodique malien, pas question de réaménager cet accord, comme le réclament les groupes rebelles. « Retourner à Alger et se rasseoir à la même table que les bandes armées de l’Adrar des Ifoghas et leurs supplétifs des confins de Taoudenni équivaudrait à aller à Canossa. […] Revenir sur le texte parce qu’il a été rejeté par les narco-séparatistes serait un désaveu pour toute la médiation internationale à commencer par l’Algérie dont les efforts, la patience et les sacrifices ont été unanimement reconnus et salués. Sans compter que ce que la rébellion kidaloise réclame ne peut, en aucun cas, lui être cédé. IBK l’avait dit en son temps, rappelle L’Indépendant : “pas d’indépendance, pas d’autonomie. L’unité, l’intégrité territoriale, la forme laïque et républicaine de l’Etat ne sont pas négociables”. »

    Plus de fermeté face au MNLA ?

    Le quotidien Le Pays au Burkina hausse le ton également contre le MNLA, principal groupe rebelle non-signataire… « Si l’on ne veut pas que ce nouvel accord connaisse le même sort que les précédents, la communauté internationale doit se montrer intransigeante vis-à-vis des groupes rebelles qui, à vrai dire, n’ont jamais renoncé à leur projet indépendantiste. […] Il faut faire preuve de fermeté, en n’acceptant plus les manœuvres dilatoires du MNLA, qui consistent à relancer à l’infini les négociations. »

    Enfin, le site d’information guinéen Ledjely.com tacle la communauté internationale… « C’est en effet elle qui, au fil du temps, affirme Ledjely.com, a élevé le MNLA et toute la foultitude de groupes qui ont germé par la suite au statut d’acteurs majeurs d’une crise qui n’aurait pas dû exister. C’est la France, ce sont les Nations unies et ce sont quelques suivistes dirigeants africains qui ont conféré aux groupes armés leur aura actuelle en légitimant leurs revendications identitaires. […] Il est évident qu’au Mali, la communauté internationale n’est pas guidée que par le noble désir de promouvoir ou de restaurer une paix perdue, affirme encore Ledjely.com. Incapable de trouver une autre alternative, l’Etat malien doit malheureusement continuer à ronger son frein, ruminer frustrations et rancœurs, et se résoudre à faire le deuil de sa souveraineté. »

     

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