GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Vendredi 20 Septembre
Aujourd'hui
Dimanche 22 Septembre
Lundi 23 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • La Chine et les îles Salomon établissent des relations diplomatiques
    • Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des «gilets jaunes» sont rassemblées à Paris ce samedi matin
    • Mondial 2019 de rugby au Japon: la France bat l'Argentine 23-21 dans un match capital pour la qualification
    • Chantier de Notre-Dame: «pas de pression» sur le calendrier des travaux (Franck Riester au «Parisien»)
    • Les Gardiens de la révolution préviennent que tout pays qui attaque l'Iran sera «le champ de bataille» (Hossein Salami)

    Burundi: si les médias veulent travailler, «qu’ils s’amendent d’abord»

    Innocent Muhozi devant la radio et télévision Renaissance toujours bouclée, le 19 mai 2015. RFI/Sonia Rolley

    Faut-il reporter les élections ? Un dialogue avec l’opposition est-il envisageable ? Quelles conséquences la crise burundaise a sur le parti au pouvoir ? Pour en parler, Florence Morice reçoit Gelase Ndabirabe, porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), de Pierre Nkurunziza, parti qui l’a désigné comme son candidat à la présidentielle pour un très contesté troisième mandat.

    RFI: Etes-vous favorable à un dialogue préalable à la tenue des élections comme l’a demandé le président sud-africain, Jacob Zuma ?

    Gélase Ndabirabe : On ne peut pas le reporter sine die. Il peut y avoir un petit glissement au niveau des législatives et des communales. Mais on ne peut pas toucher les délais des présidentielles. Les élections se tiendront donc comme prévu le 26.

    Etes-vous prêt à dialoguer avec l’opposition sur les questions qui sont à l’origine de cette crise, et notamment celle du troisième mandat ?

    A l’origine de cette crise, nous avons dit qu’il y a eu des gens qui ne voulaient pas de la Constitution bien que certaines opinions aient renversé les choses. Mais aujourd’hui avec le coup d’Etat qui vient d’avorter, on a vu en fait qu’ils voulaient se débarrasser de la Constitution.

    Les principaux leaders de la contestation mardi précisément, se sont démarqués de la tentative de coup d’Etat tout en appelant à poursuivre les manifestations ?

    Il n’y a pas de dissociations, ce sont des putschistes résiduels puisque tout le temps ils étaient là ensemble. Une autre chose, c’est quand on donnait un pénalty et ce pénalty quand il est décisif, est-ce que vous le ratez ? Mais ce n’est pas que la vie s’arrête là. Ici c’est la même chose : ils ont raté un coup d’Etat, peut-être qu’il faut qu’ils s’amendent et qu’ils reviennent à la normale.

    La question du troisième mandat divise, y compris au sein de votre parti. Plusieurs dizaines de cadres qui s’y étaient opposés publiquement ont d’ailleurs été évincés. Comment est-ce que le CNDD-FDD compte faire pour surmonter ces divisions ?

    Ça n’a jamais été un problème de mandat. C’est un alibi. Mais la vraie raison va se manifester le jour effectivement où ils ont fait le putsch. Les mêmes qu'on a remerciés au niveau du CNDD-FDD...

    Ce que vous décrivez, c’est bien la preuve qu’il y a des divisions au sein du parti ?

    Ceux qui posaient des problèmes, on les a mis à côté. Dans certains quartiers de la ville, là il y a un problème. Mais à l’intérieur du parti CNDD-FDD, il n’y a plus de problèmes.

    Parmi les gens qui ont été écartés, il y a tout de même deux anciens présidents du parti, dont l’un a été l’un des leaders de la rébellion du CNDD-FDD. Ce n’est pas rien. Ce sont des gens qui ont de l’influence au sein du parti ?

    Au parti CNDD-FDD, personne ne peut dire qu’il peut mener les membres «moutonnièrement» comme ça. Ce n’est pas possible. Et ces gens-là, ils se sont toujours trompés comme quoi ils ont des gens derrière eux. Et maintenant où sont ces gens ?

    Les deux généraux qui se sont affrontés autour du putsch sont tous les deux issus de la rébellion qui a donné naissance au parti. C’est aussi le signe d’une division forte au sein du CNDD-FDD ?

    Ils sont membres de l’armée nationale. Ils ne sont plus du parti CNDD-FDD.

    Malgré tout, ils sont issus tous les deux du maquis et on sait que les militaires ont conservé de l’influence sur le parti ?

    Mais quand nous étions dans la forêt, il y en a qui ne s’entendaient pas du tout. Mais aujourd’hui s’il y a quelques incompréhensions, ce n’est pas le monde qui s’effondre.

    Le président Pierre Nkurunziza a limogé son ministre de la Défense. Pourquoi avoir choisi un civil et non un militaire pour le remplacer ? Le président se méfie de son armée après cette tentative de coup d’Etat ?

    Non, ce n’est pas une question de méfiance. Dans beaucoup de pays, par exemple le Sénégal, vous avez le ministre de la Défense qui est civil. La fonction est une fonction politique.

    Depuis des années, les Nations unies pointent dans leur rapport des exactions attribuées aux Imbonerakure, la ligue des jeunes de votre parti. Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas d’enquête ? Pourquoi est-ce que les auteurs présumés de ces exactions ne sont pas poursuivis ?

    C’est quelque chose qui nous étonne. Parfois avec le matraquage au niveau de l’information de l’opposition qui ont pris comme cible les Imbonerakure pour les diaboliser.

    Je ne parle pas de l’opposition. Là il s’agit de rapports des Nations unies ?

    Justement les rapports des Nations unies fonctionnent sur des «on-dit» et sont produits par leurs hommes qui sont restés sur place. Il y a quelqu’un des droits de l’homme qui est venu ici pour nous répéter que les Imbonerakure sont « une milice ». Nous nous sommes insurgés contre cette appellation.

    A plusieurs reprises pourtant des Imbonerakure ont été vus avec des armes. Des témoins ont rapporté qu’ils les ont vus les utiliser. D’où viennent les armes avec lesquelles certains Imbonerakure sont vus ?

    Justement pas. Et pourquoi au moment du coup d’Etat, les Imbonerakure n’avaient pas d’armes ?

    Un mot sur la situation des médias. Le week-end dernier du 16 et 17 mai, la présidence a dit regretter les attaques qui ont visé les médias. Mais depuis le directeur d’une radio privée qui tentait de rentrer dans sa station en a été empêché par la police. Pour quelle raison ?

    Quand par exemple, ces médias égrenaient chaque jour donc des thèmes insurrectionnels pour soulever la population contre le gouvernement. Dans un pays démocratique, comment des médias peuvent soulever la population contre le gouvernement ?

    Pour vous, il est normal que les médias privés aujourd’hui ne puissent pas travailler au Burundi ?

    Ce n’est pas normal, mais c’est un engrenage dans lequel les médias se sont engouffrés eux-mêmes dans l’orientation putschiste.

    Mais aujourd’hui pourquoi est-ce que la police, manifestement, a reçu des ordres stricts pour ne pas laisser les journalistes rentrer dans leur radio ?

    Pourquoi ne pas rentrer dans leur radio ? Tout compte fait, si effectivement les médias veulent travailler, il faut que ces médias changent donc d’orientation. Il faut que ces médias s’amendent d’abord.

     


    Sur le même sujet

    • Burundi

      Burundi: les radios toujours bouclées

      En savoir plus

    • Burundi

      Au Burundi, des représailles au quotidien

      En savoir plus

    • Burundi

      Le président kényan appelle au report des élections au Burundi

      En savoir plus

    • Burundi

      Burundi: reprise des manifestations et pacifisme affiché

      En savoir plus

    • Burundi

      Burundi: le président Nkurunziza limoge son ministre de la Défense

      En savoir plus

    • Burundi

      Burundi: face-à-face tendu entre militaires à Bujumbura

      En savoir plus

    • Appels sur l'actualité

      1. Vos questions d'actualité et Burundi: coup d'Etat avorté, et maintenant?

      En savoir plus

    • Burundi

      Radios au Burundi: la reprise des programmes s'annonce difficile

      En savoir plus

    • Invité Afrique

      Burundi: sur RFI, l'ancien président Ndayizeye appelle Nkurunziza au dialogue

      En savoir plus

    • Burundi

      Burundi: gouvernement et Céni n'excluent plus un report des élections

      En savoir plus

    • Burundi

      Burundi: Pierre Nkurunziza réapparaît en public

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.