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    A la Une: Alain Juppé, ou la stratégie de la tortue

    Si elle avait lieu aujourd'hui, Alain Juppé battrait largement Nicolas Sarkozy dans une primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien daté du 24 mai 2015. REUTERS/Charles Platiau

    « Le préféré, c’est Juppé. » Dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, un sondage qui « donne des ailes » au maire de Bordeaux. Pour la première fois, d’après l’enquête Odoxa, l’ancien Premier ministre devance Nicolas Sarkozy dans la future primaire de la droite et du centre. Il le dominerait même très largement dans un face-à-face. Le journal évoque la « stratégie de la tortue ».

    Juppé « maîtrise son tempo, laboure le terrain ». Il multiplie les déplacements, va publier des livres, mais Le Parisien note les risques qui le guettent : le match avec Nicolas Sarkozy, qui attend d’être attaqué, n’a pas commencé. Réveillera-t-il le souvenir du locataire de Matignon « rigide et hautain » de 1995 ? « Il ne suffit pas d’être premier de la classe pour gagner la bataille de l’Elysée ». A 70 ans, son inexpérience en la matière constitue « sa principale faiblesse ».

    Au passage, autre enseignement de ce sondage, François Hollande ne passerait pas le premier tour de la présidentielle, comme Lionel Jospin en 2002. Il serait éliminé par les candidats du FN et de la droite républicaine.

    Résistance et somnambulisme
     
    « La France ouverte, qui permet aux individus de se dépasser ». D’après le JDD, ce seront certains des mots employés mercredi au Panthéon par François Hollande, pour l’un des discours les plus importants de son quinquennat. Le lieu où reposent les personnages qui ont marqué l’histoire de France s’apprête à accueillir Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.

    Il s'agit de quatre grands résistants dont les portraits au format 4x8 mètres seront déployés sur la façade. L’Obs fait ainsi sa Une sur « l’esprit de résistance, hier comme aujourd’hui ». Long entretien avec le sociologue Edgar Morin qui raconte son propre engagement contre les nazis, et appelle à rester mobilisé face aux dangers actuels.

    Deux grandes menaces nous guettent, d’après l’intellectuel. D’une part, « le pouvoir hégémonique de la spéculation financière ». D’autre part, « le retour des fanatismes religieux, ethniques et nationalistes ». La montée des populismes, et ce qu’il appelle « le somnambulisme ».

    Edgar Morin compare l’attitude des Occidentaux à celle qu’ils ont eue dans les années 1930. « Un état d’aveuglement permanent, où l’on accumule erreurs et illusions ». Exemple, notre politique au Moyen-Orient. Les frappes aériennes qui « donnent l’impression que l’Occident repart en croisade contre les Arabes ».

    Moindre mal
     
    A ce sujet, le point de vue de Franz-Olivier Giesbert dans Le Point : « Il faut savoir changer d’ennemis », affirme l’éditorialiste. « La politique étrangère, c’est comme la gymnastique, il faut de la souplesse. Force est de constater qu’à propos du monde arabe notamment, l’Occident a les articulations rouillées ». D’après Giesbert, le régime sans foi ni loi de Bachar el-Assad est « un moindre mal face aux hordes de Daech, une sorte de rempart fissuré certes, mais multiconfessionnel. Les Russes l’ont tout de suite compris ».

    Barack Obama, lui, a le « cynisme très sélectif ». D’après l’édito, le Président américain « pardonne tout aux iraniens, leurs écarts comme leurs turpitudes, mais ne passe rien aux Egyptiens, engagés dans un combat sans merci contre leurs islamistes de l’intérieur ».
    Et pour finir, Franz Olivier Giesbert s’attaque aux élites intellectuelles françaises, qui considéreraient les arabes avec un mélange de « démagogie, de méconnaissance, et de paternalisme post-colonial ». Cet édito sans concession se termine ainsi : « il n’y a pas de fatalité islamiste du monde arabe, c’est le mépriser de le croire ».

    Oasis écologique
     
    Et du monde arabe, peut parfois émerger l’avenir, une ville futuriste et écologique, dans les sables d’Abu Dhabi. C’est Le Figaro Magazine qui nous emmène en reportage à Masdar, aux portes du désert : « Une oasis à faible empreinte carbone ». Aux Emirats arabes unis, royaume des 4X4 vrombissants, la vitesse moyenne est de 20 km/h, des véhicules électriques autoguidés.

    Chaque toit des bâtiments est couvert de panneaux solaires. « Miser sur le soleil pour anticiper l’après-pétrole », tel est l'objectif. Au cœur de Masdar, une université spécialisée dans les technologies de pointe en matière de développement durable. Les ingénieurs utilisent de la fibre de verre essentiellement composée de sable. On utilise le vent aussi. Les rues sont étroites, ombragées, comme dans une médina. On revalorise le savoir-faire local. Les premiers bâtiments ont jailli en 2008, mais Masdar ne sera achevée qu’en 2030.

    Cannes aux œufs d’or

    « Cannes a-t-il encore une âme ? » C’est le JDD qui pose la question. La plus grande manifestation de cinéma au monde serait devenue au fil des ans « un grand barnum » contrôlé par des grandes marques : L’Oréal, Chopard, Renault et désormais le groupe Kering, l’un des leaders du luxe qui possède notamment Saint Laurent, Balanciaga ou Gucci. Les marques et leurs égéries, les mannequins, éclipseraient les vraies stars du grand écran.

    Ce sont de plus en plus ces femmes habituées des défilés de mode qui attirent l’attention des photographes sur le tapis rouge. « La logique du marché », explique un historien du cinéma. Et parmi les conséquences de cette « surenchère commerciale » : le prix du séjour qui flambe sur le festival. « Trop cher, trop long », témoigne ainsi un petit distributeur. Le JDD, décidément pas tendre avec Cannes, estime que le cru 2015 s’est révélé « globalement décevant ».


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