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    L’Afrique en pleine croissance économique et démographique

    Parmi les pays africains connaissant une croissance soutenue, l'Ethiopie est celui qui a le mieux diffusé la richesse au niveau des ménages. (Photo: vue aérienne d'Addis-Abeba, la capitale de l'Ethiopie). (CC)/Hansueli Krapf/Wikipédia

    En Afrique, la croissance s'accélère en 2015, selon les prévisions de l'OCDE présentées lors de l'assemblée générale de la Banque africaine de développement à Abidjan. Reste à mieux répartir les fruits de cette croissance vigoureuse.

    Quand on parle d'une croissance de + 4,5 % pour cette année pour l’ensemble du continent, de + 5 % pour l'année prochaine, c'est une belle performance, comparable à celle de l’Asie et largement supérieure à celles des années antérieures. Mais rapportée au nombre d'habitants, la tendance est décevante.  

    Sur le long terme, le Produit intérieur brut par habitant de l'Afrique sub-saharienne stagne par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. En 2013, il ne représentait que 7 % du PIB moyen par habitant des pays membres du club des pays riches. D’ici 15 ans, un Africain sur cinq sera encore en situation de grande pauvreté. L’Afrique avance à grands pas, avec sur sa route un atout à double tranchant : sa population. Elle doublera d’ici 2050.
     
    Cette vitalité démographique est-elle un avantage ou un handicap ?
     
    Une population toujours plus grande, c’est un marché en extension, et donc un formidable accélérateur de croissance. Aujourd’hui, la principale motivation des investisseurs étrangers en Afrique, c’est ce marché en plein essor. Ce qui va profondément modifier l'économie africaine, c'est aussi la montée en puissance des actifs. Dans les années 90, il y avait en Afrique une personne au travail pour soutenir ou un enfant ou un aîné, un actif pour un inactif. D'ici 2050, ce ratio passera à 1,6, la charge sera donc plus légère.
     
    Pendant que la Chine perdra 150 millions d’actifs, l’Europe 96 millions, l’Afrique elle en gagnera plus de 900 millions. Les économistes cités dans les perspectives de l’OCDE estiment que cet accroissement de la population va générer d’ici 2030 entre 10 à 15 % de l’augmentation du Produit intérieur brut sur le continent. Bien sûr, à condition qu’on ait un travail à offrir à cette masse de jeunes. C’est le principal défi à relever.
     
    Faute d’emploi, la jeunesse désoeuvrée pourrait contribuer à faire monter la pression sociale et politique sur le continent. L'année dernière, les demandes exprimées dans la rue ont concerné en priorité des hausses de salaires et l'amélioration des services publics. La population africaine veut profiter à fond de la dynamique de croissance.
     
    Comment mieux distribuer les fruits de la croissance ?
     
    Les experts de l'OCDE suggèrent de penser local, décentraliser pour se concentrer sur les bassins naturels d'activité. L'urbanisation est concomitante du développement, mais les villes surpeuplées sont contre-productives. Au delà de 6 millions d'habitants, une ville génère plus d'appauvrissement que d'amélioration du niveau de vie.
     
    Parmi les pays africains connaissant une croissance soutenue, au cours de ces 15 dernières années, c'est l'Ethiopie qui a réussi à mieux diffuser la richesse au niveau des ménages. Sans doute en partie parce qu'elle a profité d'une certaine stabilité politique et sociale. C'est à la fois une condition et une conséquence du développement partagé, ce qu’on appelle la croissance inclusive.


     
     
    EN BREF DANS L’ECONOMIE :
     
    La monnaie chinoise, le yuan, est aujourd'hui correctement évaluée estime le FMI

    Jusqu’à maintenant, l'institution de Washington considérait que Pékin manipulait sa monnaie. Un yuan faible a longtemps avantagé les exportations chinoises. La nouvelle appréciation positive du FMI est un bon point pour les autorités chinoises, qui cherchent à internationaliser leur devise.
     
    Le Japon pourrait à nouveau manquer de beurre
     
    C'est la deuxième fois en quelques mois. Le gouvernement devra donc procéder à de nouvelles importations. Ce nouveau défaut illustre bien les difficultés de l'agriculture japonaise. Très protégée, elle n'en est pas moins victime de l'érosion de la consommation de lait, d'où le manque de crème disponible pour fabriquer le beurre.

     


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