GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
Aujourd'hui
Mardi 18 Décembre
Mercredi 19 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Le Canada cherche à annuler un contrat d'armement de 15 milliards de dollars avec Riyad (Justin Trudeau)
    • Brexit: des «dégâts irréparables» en cas de second référendum, prévient Theresa May
    • Japon: une explosion dans un restaurant fait 42 blessés dans le nord du pays (autorités locales)
    • Conso: la quasi-totalité des poissons présents sur les étals des grandes surfaces ne sont pas issus de la pêche durable (UFC-Que Choisir)

    A la Une : le sommet du blabla

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Le sommet du blabla » : c’est le titre d’une caricature du dessinateur franco-burkinabé Damien Glez à propos du dernier sommet de Dar es Salaam consacré à la crise burundaise. Publié sur le site Wazaonline, on y voit des chefs d’Etat en costume en train de discuter, mais les bulles de dialogue au-dessus d’eux sont vides et ces mêmes bulles vides se transforment en bulles de savon qui finissent par éclater… Bref, du vide et encore du vide.

    Commentaire lu sur la plate-forme de bloggeurs Yaga Burundi : « ce sommet de Dar-es-Salam ne dit rien sur le troisième mandat, source de la crise qui règne au Burundi. Les chefs d’Etats présents ne se sont pas penchés sur le sort des manifestants arrêtés depuis le début de la crise. Aucun mot, non plus, à propos des mandats d’arrêt contre certains leaders de la société civile. Qu’en était-il des pertes en vies humaines et autres violations des droits humains constatés ? Et puis, silence radio au sujet des médias indépendants détruits après le coup d’Etat manqué. »

    Commentaire d’un internaute, cité par Yaga Burundi : « beaucoup de questions sont laissées en suspens et l’absence de déclaration sur le troisième mandat, n’est-ce pas sa validation implicite ? »

    Dans son dernier éditorial, en fin de semaine dernière, l’hebdomadaire burundais Iwacu  s’interroge sur le processus électoral à venir : « il paraît que les élections doivent être libres, apaisées, transparentes, inclusives, crédibles, bref des élections respectueuses des principes et valeurs démocratiques. Les nôtres sont très loin de cette aune. Sont-elles libres et apaisées lorsque des leaders politiques n’osent pas faire campagne de peur d’être assassinés ? Sont-elles transparentes quand elles ne sont couvertes par aucun média burundais indépendant ? Peuvent-elles être crédibles quand certains partenaires, comme les représentants de l’Eglise catholique, se retirent pour ne pas cautionner 'un processus électoral non consensuel' ? Et pourtant, soupire Iwacu. On a la triste impression que la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante, est devenue aveugle, sourde et muette. Ne parlons pas du principal candidat, Pierre Nkurunziza. Lui non plus, rien ne semble plus l’arrêter. Les conseils de ses pairs, les appels, les menaces, les suspensions des coopérations internationales, rien, il fonce toujours vers 'ses' élections. »

    Président échaudé…

    La presse ouest-africaine est tout aussi dépitée… Pour le site d’information guinéen Ledjely.com, le dernier sommet tanzanien a été un coup d’épée dans l’eau : « alors qu’en un mois, près d’une trentaine de manifestants burundais sont tombés sous les balles de la police, des miliciens et de l’armée, la Communauté est-africaine ne peut que préconiser le report des élections d’au moins un mois et demi. (…) Ce qui dénote un manque de courage de la part de l’instance sous-régionale. Une attitude d’autant plus regrettable qu’elle conforte l’idée selon laquelle les institutions africaines sont incapables de prendre en charge les crises qui éclatent sur le continent. (…) »

    Le quotidien Le Pays au Burkina pointe l’absence du président Nkurunziza à ce sommet : « Nkurunziza, qui a failli perdre son fauteuil la première fois où il s’est rendu à Dar-es-Salam en Tanzanie pour discuter de la même crise, ne voulait pas prendre le moindre risque. Toute chose qui prouve à souhait qu’il y a de la frilosité chez le président burundais, estime Le Pays, malgré l’image de sérénité qu’il tente de donner. Il ne maîtrise pas les choses comme il veut le faire croire car, en dépit de la répression sauvage des manifestants par les forces qui lui sont fidèles, la contestation reste active. »

    « Président échaudé craint les déplacements », ironise pour sa part L’Observateur Paalga. « Suite au coup d’Etat manqué du général Godefroid Nyombaré, le 13 mai dernier, Pierre Nkurunziza n’a pas voulu prendre de risques. Officiellement, il prétend être en campagne électorale, mais tout le monde sait qu’il s’est gardé d’y aller pour ne pas susciter des vocations. »

    « Alors, maintenant que faire ?, s’interroge Aujourd’hui , toujours au Burkina. Il est fort probable que Nkurunziza fera tout pour que l’élection ait lieu et pour la… gagner, d’autant plus qu’en face, les opposants n’en mènent pas large, traqués, muselés et embastillés qu’ils sont. (…) Mais le président et ses partisans peuvent continuer à se cacher derrière leur petit doigt, deux millions de personnes qui contestent et sa légalité et sa légitimité, avec des manifestations de rue quotidiennes, ça vous pourrit un mandat, s’exclame Aujourd’hui, et le pays n’évolue pas d’un iota. C’est pire encore lorsqu’il y a un risque de guerre ethnique que le pays a déjà connu dans les années 2000. Plus que des sommets, conclut le quotidien burkinabé, seules des actions contraignantes de la communauté internationale, conjuguées à celles des insurgés burundais, pourraient faire reculer ce président qui fait partie de cette race de dirigeants prêts à hypothéquer la stabilité d’un pays pour leurs propres intérêts. Le constat est là que les sommets se suivent sur le Burundi, mais hélas, le bout du tunnel semble encore loin. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.