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    A la Une: l’impasse au Burundi

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    « Malgré les pressions nationales et internationales tous azimuts, le président burundais Pierre Nkurunziza semble tenir à son agenda politique, celui-ci de se maintenir au pouvoir, envers et contre tous. » C’est ce que constate le site d’information burkinabé Fasozine. « Après presque six semaines de manifestations de rue visant à le faire renoncer à un troisième mandat, il résiste tant bien que mal, poursuit-il. » Certes, « ces derniers jours, les lignes ont bougé à Bujumbura. Le camp présidentiel s’est rendu à l’évidence de l’impossibilité de tenir les élections qui devaient avoir lieu à partir de demain vendredi. Mais cette évolution n’augure nullement d’une quelconque disposition de Pierre Nkurunziza à mettre de l’eau dans son vin. »
     
    Et Fasozine de s’interroger : « faut-il oui ou non désespérer de Nkurunziza. Est-il possible de renouer les fils du dialogue avec lui et le ramener à la raison sur la nécessité pour lui de placer les intérêts du Burundi au-dessus des siens propres ? »
     
    Le site guinéen Ledjely.com s’étonne pour sa part du comportement de la CENI, la Commission électorale nationale indépendante, ou du moins censée l’être… « On ne peut pas dire que l’annonce du report des élections communales et législatives qui devaient se tenir ce vendredi au Burundi, relève d’une surprise, pointe le site guinéen. Après le sommet de Dar-es-Salam de dimanche dernier, Bujumbura avait dit n’être pas opposé à cette requête principale des dirigeants est-africains. Par contre, le fait que ce report ait été annoncé par le conseiller en communication de Pierre Nkurunziza est révélateur de l’inféodation de la CENI au pouvoir exécutif. » Pour Ledjely.com en effet, l’annonce de ce report du scrutin « aurait dû revenir en priorité à l’instance en charge de la tenue des élections. Parce qu’une élection, c’est avant tout et surtout une opération qui relève essentiellement des prérogatives d’une CENI dont la raison d’être réside justement dans son indépendance. Malheureusement, soupire le site guinéen, au Burundi, comme dans bien d’autres pays du continent, la CENI ne sert pas la mission à elle assignée. Elle confère plutôt le verni démocratique qui recouvre la conquête et le maintien au pouvoir de types comme Nkurunziza. »
     
    Quel scénario ?
     
    Alors, les élections reportées, que peut-il se passer désormais ? Est-ce que l’opposition à Nkurunziza va reprendre de la vigueur ? Pas sûr, répond le quotidien Le Pays au Burkina. « Un regard dans le rétroviseur laisse voir que près de deux mois de marches, de manifestations, d’affrontements avec les forces de l’ordre n’ont pas du tout entamé la détermination de Pierre Nkurunziza à briguer un troisième mandat, relève Le Pays. Même une tentative de coup d’Etat n’est pas parvenue à débarrasser le Burundi du dictateur. Pendant ce temps, dans le camp de l’opposition et de la société civile, les signes d’essoufflement sont de plus en plus perceptibles. Et même si les Burundais gardent intacte leur hostilité à un troisième mandat de Nkurunziza, même si la population continue à répondre aux mots d’ordre de l’opposition et de la société civile, sur le terrain, on constate que la mobilisation s’affaiblit. […] Nkurunziza qui est loin d’être naïf, perçoit bien ces signes d’essoufflement, pointe encore Le Pays, et se dit que c’est à l’usure qu’il gagnera son combat contre le peuple. Il n’a peut-être pas entièrement tort, quand on pense que le récent assassinat de l’opposant Zédi Féruzi, qui aurait dû enflammer tout le pays et provoquer le départ du dictateur est plutôt passé comme une péripétie secondaire dans la lutte contre Pierre Nkurunziza. A cette allure, conclut le quotidien burkinabé, il y a bien de quoi se poser des questions sur l’issue de la lutte du peuple burundais, si les leaders de l’Opposition et de la société civile n’adoptent pas rapidement une nouvelle stratégie. »
     
    Enfin, sur les réseaux sociaux et les blogs, les opposants burundais sont toujours aussi actifs… L’une de leurs armes est l’humour. Témoin, ce dessin publié par la plate forme de bloggeurs Yaga Burundi. Un dessin qui fait le parallèle entre la situation de Pierre Nkurunziza et celle de Sepp Blatter, le dirigeant du football mondial, poussé avant-hier à la démission. On y voit un Nkurunziza apparemment très serein, en costume, les bras croisés, en train de dire « Blatter m’a donné l’exemple. Au 5e mandat, je m’arrête. Promis ! »

     

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