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    AccorHotels.com: la riposte aux flibustiers du net

    Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor, présente la nouvelle stratégie de la compagnie, le 3 juin 2015. ERIC PIERMONT / AFP

    Le groupe hôtelier Accor change de nom et de stratégie. Désormais, il s'appelle AccorHotels.com et il se définit comme une plateforme numérique.

     

    Lassé de voir les flibustiers du net capter ses clients et surtout aspirer les marges sur le prix de ses chambres d'hôtel, le groupe français passe à l'offensive. La Toile étant la nouvelle place incontournable du commerce, il se transforme en plateforme numérique. Sur son site sont proposées les chambres du groupe, auxquelles s'ajouteront progressivement celles d'établissements indépendants triés sur le volet. Ils doivent correspondre à l'image d'Accor.

    La commission prélevée par Accor sera de 10 à 12 %, alors que le ticket grimpe à 15 voire 20 % sur Booking.com. Une ponction excessive pour la majorité des aubergistes qui ont le plus souvent la taille et les moyens d'une PME. Accor complètera ainsi son offre dans les villes où il ne peut pas satisfaire toute la demande.

    Une déclaration de guerre à Booking.com ?

    Les deux ne jouent pas tout à fait dans la même division. Le groupe français espère à terme proposer 10 000 hôtels dans 300 villes du monde. Alors que les deux plus grands sites de réservation en ligne, Booking et Expedia, répertorient déjà chacun plus de 500 000 offres. Accor espère surtout continuer à exister en tant que marque à part entière et récupérer la marge détournée par les flibustiers du net ainsi que l'historique de ses clients, un capital précieux que les entreprises du net exploitent au maximum avec leurs algorithmes.

    Cette mutation numérique qu'opère Accord, c'est la réaction la plus radicale face à la concurrence des plateformes. Auparavant, comme d'autres hôteliers, Accor était en mode défensif avec la plainte lancée en début d'année contre Booking.com. Accor a d'ailleurs gagné cette manche et va retrouver un peu de liberté dans la gestion de son fichier à partir du premier juillet, puisque la justice leur a donné raison.

    Lufthansa a également lancé une contre-offensive cette semaine

    A partir du premier septembre, le groupe aérien allemand prélevera 16 euros de commission sur chaque billet européen acheté via un site. Les Opodo et Expedia sont concernés, mais c'est en fait l'entreprise Amadeus qui est visée. Car c'est elle qui propose la solution informatique permettant aux agences de voyage l'échange automatique de billets. Le système créé dans les années 70 pour fluidifier les ventes au niveau des professionnels a explosé avec les sites en ligne et privé les compagnies d'une part juteuse du marché, d'où cette décision unilatérale et un peu désespérée de la Lufthansa.

    Dans le monde entier, l'économie collaborative fait voler en éclats les rentes de situation dont ont bénéficié jusqu'à maintenant les sociétés classiques. Faute de pouvoir échapper à cette « uberisation » de toute l'économie, elles se battent, sévissent et surtout doivent à tout prix innover pour récupérer une partie du gateau qui est en train de filer entre leurs doigts.


     
    EN BREF DANS L’ECONOMIE :

    L'Inde bannit les soupes instantanées aux nouilles du groupe Nestlé

    Trop riches en plomb et donc dangereuses pour la santé, estiment les autorités sanitaires à New Delhi. La décision a fait l'effet d'une bombe sur les réseaux sociaux car les potages Maggi sont très appréciés dans la population. La marque représente 80 % du marché indien des soupes instantanées. Le groupe agroalimentaire suisse s'étonne des résultats des tests. Dans un souci d'apaisement, il a retiré toutes les soupes incriminées et demande de nouveaux tests aux Indiens.

     


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