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    Le G7 maintient les sanctions économiques face à la Russie

    Le président ruse Vladimir Poutine lors d'une émission de télévision en direct, à Moscou, le 16 avril 2015. Russian President Vladimir Putin takes part in a live broadcast

    Face à la Russie, le G7 reste ferme et uni: les sanctions économiques contre Moscou sont maintenues, avec des conséquences variables sur les partenaires commerciaux de la Russie.

    Cela fera un an en juillet que le régime des sanctions occidentales est en vigueur et il a déjà considérablement modifié la structure des échanges entre la Russie et le reste du monde. La Chine est devenue son premier partenaire commercial, détrônant l'Union européenne, selon Emmanuel Quidet, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe. En valeur, les échanges entre l'Union européenne et la Russie ont chuté de 20% ; en revanche, et c'est une vraie surprise, entre les Etats-Unis et Moscou, le volume des affaires augmente. « +7% avec les Américains, -4% avec les Européens » avait pointé Vladimir Poutine non sans une certaine gourmandise, pendant sa conférence de presse annuelle en décembre. Plus récemment, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel s'est ému de ces distorsions en constatant que la coopération russo-américaine est en ce moment très féconde sur le plan économique.

    Quel type de contrat les sociétés américaines signent-elles en Russie ?

    Il y a les affaires courantes non soumises aux sanctions. Boeing par exemple a prolongé son contrat pour l'importation de titane avec le premier fournisseur mondial, le russe VSMPO-Avisma. C'est un enjeu vital pour la construction aéronautique, car on ne sait pas fabriquer un avion sans ce métal. Et puis il y a des transactions plus ahurissantes comme le contrat qui aurait été signé récemment pour l'assemblage d'hélicoptères sur le sol russe entre l'américain Bell et une société russe basée à Ekaterinbourg liée financièrement au conglomérat d'industries de la défense Rostec, qui lui est bel et bien visé par les sanctions décidées à Washington. Les sanctions n'ont donc pas coupé les ailes des grands patrons américains, ils viennent toujours à Moscou et continuent à négocier avec des entreprises comme avec des représentants gouvernementaux. On a coutume de minorer l'importance des échanges russo-américains en les comparant à ceux de toute l'Union européenne. Mais dans un palmarès pays par pays, le commerce des Américains avec les Russes, avec un volume de 18 milliards d'euros, fait presque jeu égal avec celui de la France, 20 milliards d'euros, l'Allemagne étant elle proche de 23-24 milliards d'euros d'échanges.

    Comment les Européens résistent-ils au régime des sanctions ?

    C'est très aléatoire d'un secteur à l'autre. Les entreprises du bâtiment et de l'automobile souffrent. Tandis que grande distribution ne connait pas la crise. Les français Auchan dans la distribution et Sanofi dans la pharmacie continuent à investir sur place. Si l'Union européenne reste le premier investisseur étranger en Russie, les PME notamment françaises cherchant à se développer sur place ont hélas du mal à trouver un soutien financier. Les banques étrangères, interdites de crédit aux banques russes par le régime des sanctions, peuvent continuer à octroyer du crédit aux entreprises dans les secteurs non concernés par ces mesures. Mais dans les faits les banques françaises s'y refusent. C'est l'effet BNP Paribas, explique Emmanuel Quidet. Echaudés par l'amende record infligée à la banque française par la justice américaine pour des opérations concernant des pays blacklistés aux Etats-Unis, les établissements français ne prêtent plus qu'en rouble, à un taux prohibitif, par crainte d'un procès ultérieur. Entre les sanctions qui seront au moins en vigueur jusqu'à la fin de l'année, et la peur encore plus tenace du bâton américain, la prudence est de mise. Et les affaires continuent, en témoigne la tenue la semaine prochaine du forum économique de Saint-Pétersbourg, ce sera un bon baromètre de la confiance des milieux économiques.


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