GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 13 Novembre
Mercredi 14 Novembre
Jeudi 15 Novembre
Vendredi 16 Novembre
Aujourd'hui
Dimanche 18 Novembre
Lundi 19 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Quand le blé égyptien dissimule du blé importé

    Un champ de blé. REUTERS/Benoit Tessier

    Cette année, un cinquième du blé acheté comme du blé égyptien par les autorités du Caire pourrait être en réalité du blé étranger.

    Quand le blé égyptien dissimule du blé importé... L'Égypte est le premier pays importateur de blé au monde, mais elle encourage aussi ses agriculteurs à produire en leur achetant le blé un prix très élevé. Enjeu de sécurité alimentaire oblige, il faut nourrir 90 millions d'habitants aujourd'hui.

    Cette année, le Nil semble avoir été très généreux. Alors que la récolte n'est pas encore finie, le gouvernement proclame avoir collecté 5 millions de tonnes de blé local, 40 % de plus que toute la collecte nationale de l'an dernier ! Aucune raison météo ne vient justifier d'aussi beaux chiffres. Le gouvernement égyptien cherche peut-être à afficher son volontarisme en matière d'agriculture et d'alimentation. Mais dans les milieux du négoce, on soupçonne plutôt que du blé importé s'est glissé parmi les grains égyptiens, et qu'il a été racheté par les autorités comme s'il s'agissait de blé local.

    Le phénomène a toujours plus ou moins existé en Égypte, mais il prendrait cette année des proportions beaucoup plus importantes, parce que les prix mondiaux du blé sont très bas. « Le blé d'importation est beaucoup moins cher que le prix minimum égyptien, explique-t-on chez ODA. La tentation est grande d'acheter du blé importé pas cher et de le livrer comme du blé national pour toucher le prix minimum. »

    Les intermédiaires égyptiens, qui achètent le blé aux agriculteurs, auraient ainsi dissimulé jusqu'à 20 % de blé étranger dans leurs livraisons à l'État égyptien, selon les traders. Du blé russe, ukrainien, voire du blé français. Une fraude que dément catégoriquement le ministre égyptien des approvisionnements, il affirme que le blé est inspecté. Mais l'Égypte ne dispose pas à ce jour d'un système moderne d'inspection du blé, qu'il soit ou non égyptien.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.