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    A la Une: la belle endormie

    AFP

     

    La belle endormie, c’est l’Algérie, où François Hollande se rend cet après-midi pour une visite express. L’occasion pour les journaux de s’interroger sur ce pays qui somnole depuis des années sur sa rente pétrolière et sur un système politique dépassé.

    « Quand l’Algérie s’éveillera », titre La Croix. En effet, « tourisme, espaces agricoles, population éduquée : le pays dispose d’un potentiel de développement impressionnant. Mais le dynamisme de sa jeune population s’est perdu dans le dédale bureaucratique typique des Etats rentiers. »

    La rente pétrolière à la fois bénédiction et malédiction… « L’Algérie a pris l’habitude de vivre avec des moyens considérables grâce au pétrole, analyse toujours dans La Croix, Philippe Chalmain, professeur à l’université Paris-Dauphine. Plutôt que de servir l’investissement, la rente a financé le budget courant. Ce modèle parvient à ses limites, affirme-t-il, car les réserves s’épuisent et le prix du pétrole ne couvre plus les dépenses algériennes. »

    Pour Libération, le réveil de la belle endormie risque d’être brutal… « La grenade algérienne », titre le journal. « Incapable de renouveler son système économique et politique, le pays se rapproche d’une crise majeure, estime en effet Libération. […] Un journaliste à Alger résume : “Hollande se rend dans un pays qui est en train de se suicider. On ne connaît pas l’heure, mais on sait que le pays roule à tombeau ouvert vers le précipice. Il y a juste une inconnue : sa profondeur”. Les éléments constitutifs d’un scénario catastrophe semblent réunis, poursuit Libération. Depuis quinze ans, on annonce en Algérie le renouveau de l’économie productive, “et on ne le fait pas quand on a les moyens avec un baril à 150 dollars [il est descendu aujourd’hui à 60 dollars]. Il semble très improbable qu’on arrive à développer quelque chose de viable et de juste alors que les réserves baissent très rapidement”, explique Thomas Serres, docteur en sciences politiques à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne, spécialiste du pouvoir algérien. Et de poursuivre : “le timing est trop court pour entreprendre des réformes, d’autant qu’il n’y a pas de capital politique pour les appliquer. En fait, c’est sûrement trop tard”. »

    Commentaire de Libération : « le système de pouvoir algérien, à la fois répressif et vermoulu, fondé sur un complexe militaro-nationaliste aux pratiques bien ancrées de clanisme, de dureté et de clientélisme […], n’a pas su développer le pays. Il n’a pas plus apprivoisé la demande de démocratie qui gronde en sourdine au-delà des proclamations officielles. […] En atterrissant à Alger, François Hollande se posera sur un volcan qui risque d’entrer bien tôt en activité. »

    Qui plus est, pointe Le Parisien, « c’est un homme très affaibli que rencontrera aujourd’hui François Hollande. Fatigué, malade, le président Abdelaziz Bouteflika n’a pas prononcé de discours public depuis… mai 2012, à Sétif. La dernière campagne présidentielle, en 2014, s’était déroulée sans aucune prise de parole de sa part, ni le moindre meeting. Il avait pourtant été réélu pour un quatrième mandat avec 81,53 % des voix. […] Sa succession est désormais clairement ouverte, relève encore Le Parisien. Parmi les prétendants non déclarés on retrouve pêle-mêle Saïd Bouteflika, son frère cadet, très influent dans les coulisses de la présidence, l’ex-chef du gouvernement Ahmed Ouyahia ou pourquoi pas l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Bien sûr, les généraux auront leur mot à dire tout comme le puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS), les services secrets algériens. En attendant, conclut Le Parisien, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour critiquer cette présidence crépusculaire. “La vacance du pouvoir est un constat de fait politique et juridique. Les Algériens ne savent pas qui prend les décisions”, regrettait récemment l’opposant Ali Benflis. »

    Le spectre du Grexit…

    A la Une également, l’avenir de la Grèce… « L’Europe n’exclut plus que la Grèce sorte de l’euro », s’exclame Le Figaro en première page. En effet, précise le journal, « les discussions ont échoué à Bruxelles. La réunion jeudi prochain des ministres des Finances de la zone euro s’annonce décisive pour éviter le défaut de paiement du pays le 30 juin. » Et pour Le Figaro, il faut refuser de « céder au chantage d’Alexis Tsipras. Pour au moins deux raisons. La première est que la Grèce a déjà suffisamment roulé les Européens dans la farine pour qu’on ne lui délivre pas de nouveaux passe-droits. […] La seconde raison de tenir est que la Grèce serait la première victime d’un clash avec l’Europe : faillites bancaires, ruine des épargnants, destruction de pans entiers de l’économie… les Grecs prendraient la mesure, grandeur nature, de la démagogie du programme que leur a vendu Syriza. »

    Et Le Figaro de s’interroger : « les nouveaux maîtres d’Athènes jouent-ils avec les nerfs des Européens ? Ce n’est pas le moment de perdre son sang-froid. Si un compromis raisonnable paraît encore possible, y compris avec des aménagements de dette, l’intérêt de tous est d’y parvenir. Mais rien ne serait pire qu’une Europe capitulant en rase campagne. »

    Pour Ouest France, trois solutions… « Un accord dès jeudi […]. Ce serait le scénario rose […]. deuxième hypothèse : la “faillite contrôlée”. Tout le monde s’y prépare […]. Une monnaie parallèle deviendrait nécessaire, sans rompre totalement avec l’euro […]. Dernière hypothèse : le “Grexit”, la sortie pure et simple de l’euro, et cela relèverait du séisme, s’exclame Ouest France. Car, outre la facture à payer par les créanciers que nous sommes, l’effet domino se répercuterait sur les pays très endettés […]. L’abandon politique d’Athènes créerait un trou noir stratégique en Méditerranée. Ce n’est donc pas uniquement un feuilleton grec qui se joue cette semaine, c’est l’avenir de toute la zone euro. »

    On fait quoi ?

    Enfin, grosse colère… Décidément, le match des Bleus perdu contre l’Albanie samedi ne passe pas. « Le sélectionneur Didier Deschamps ne décolère pas et les joueurs se sont quittés en ordre dispersé », constate Le Parisien. « La saison 2014-2015 s’achève dans l’incompréhension. Samedi soir, des joueurs ont choisi des jets privés pour rentrer plus vite. Les Bleus se séparent comme ça, collectif désuni à l’image de ce qu’ils ont été sur le terrain. C’est l’heure des vacances mais, comme Deschamps l’a dit, c’est surtout l’heure de la remise en question. »

    « On fait quoi ? », s’interroge d’ailleurs L’Equipe en première page. « Il reste un peu moins d’un an avant l’Euro à Didier Deschamps et à son staff technique pour renouer le fil d’une ascension et bâtir les fondations d’une nation hôte qui figurerait parmi les favorites de la compétition. Pour le moment, ce n’est pas le cas, soupire le quotidien sportif. L’année post Coupe du monde a surtout jeté un trouble sur la progression de la sélection, que les deux dernières défaites, contre la Belgique et en Albanie, ont accentué. »

     

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