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    Bernard Cazeneuve: «Immigration: il faut la responsabilité et de la solidarité»

    Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. REUTERS/Benoit Tessier

    Bernard Cazeneuve, ministre français de l'Intérieur, est l'invité matin de RFI ce jeudi 18 juin. Il évoque les annonces gouvernementales sur la prise en charge des migrants en France, et la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE.

     

    On était dévoilées hier les mesures que la France va prendre pour faire face à l'afflux de migrants mais vous étiez avant hier au Luxembourg pour le Conseil des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice alors que la tension est de plus en plus forte entre la France entre l'Italie notamment... La Commission européenne a bien du mal à faire accepter l’idée d’une répartition des demandeurs d’asile entre les états membres.
    La France, pour sa part, est-elle prête à accepter la proposition de la Commission qui prévoit d’accueillir 16,88 % des 40 000 demandeurs d’asile soit 6 752 personnes concernés. érythréens et syriens pour la plupart ?
     
    « Les propositions de la Commission sont des propositions qui ont été inspirées par la démarche faite par la France l’été dernier. J’avais vu venir ce problème migratoire et j’avais, au mois d’Août dernier fait une tournée des capitales européennes pour dire qu’il faut une politique européenne de l’asile qui conduise à répartir ceux qui relèvent du statut de réfugié en Europe entre les différents pays de l’Union Européenne ; cela n’est soutenable que dès lors, dans les pays de première arrivée, il y a des dispositifs d’enregistrements des migrants qui permettent de distinguer ceux qui relèvent du statut de réfugiés de ceux qui relèvent de l’immigration économique irrégulière, de manière à pouvoir organiser, à partir des pays de première arrivée, les reconduites à la frontières vers les pays de provenance et tout cela devait se faire vite parce que si nous ne sommes pas capables de faire ce travail rapidement, l’Europe se trouvera plus affaiblit par cette crise migratoire et Schengen remis en cause. Donc nous sommes d’autant plus favorables aux propositions de la Commission que c’est nous qui les avons inspirées. »
     
    « Ce sont des critères qui président à l’accueil des demandeurs d’asile et pas des quotas. »
     
    « Je comprends que ce soit très lourd pour l’Italie que de mettre en place ces dispositifs de « hotspot » et par conséquent, nous avons proposé avec mon collègue allemand, que ce soit la Commission européenne qui assure la maitrise d’ouvrage dans ce dispositif d’accueil des migrants dans les pays de première arrivée. La solidarité elle doit s’exprimer aussi dans les dispositifs de solidarité. »
     
    « Je suis prêt à envoyer des agents de l'Ofpra (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) et de l'Ofii (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) aux côtés des Italiens pour les aider. »
     
    « La France est favorable aux propositions de la Commission à condition qu’on prenne toutes les propositions car elles ont une cohérence globale. »
     
    « Le Niger et Cameroun [notamment] sont favorables à travailler avec l’Union européenne sur ces enjeux, sont conscients de la nécessité de délivrer des laissez-passer consulaires. Il y a dans la bande sahélienne de plus en plus des groupes du crimes organisés, des filières de la traite des êtres humains qui franchissent les frontières, qui sont parfois en lien avec les organisations du trafic de stupéfiants ou les organisations terroristes et ces pays nous sollicitent pour que nous les aidions à contrôler leurs frontières et nous avons d’ailleurs proposé avec l’Espagne la mise en place d’équipes dans le domaine de la fraude documentaire, du contrôle des frontières… »
    « Les camps de réfugiés sont entre les mains de passeurs dans leur propre pays et ils souhaitent qu’il y ait une action de l’Union européenne très forte qui permette d’engager ces pays dans des actions de co-développement en mettant en place dans ces camps une véritable action de l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), du HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ) et de l’Union européenne, que nous puissions accompagner individuellement les migrants dans un processus de retour et ce qui permettrait de faciliter la délivrance des laissez-passer consulaires. 
    Si nous sommes dans une approche globale, il faut travailler avec les pays de provenances. […] 70 % de ceux qui arrivent en Italie passent par la bande sahélienne et par le Niger donc les politiques doivent être globales, équilibrées et robustes. »
     
    Vous avez dévoilé hier les mesures que la France va prendre pour faire face a l’afflux de réfugiés : 11 000 places d’hébergements supplémentaires vont être crées pour les accueillir. Est-ce que cela veut dire qu’on ne verra plus l’installation de camp et les démantèlements auxquels on a pu insister ces dernières semaines ?
     
    «  Ce que je ne veux pas, ce sont des femmes, des enfants, des personnes en situation de vulnérabilité qui se trouvent dans des camps où les conditions sanitaires sont épouvantables ou qui errent dans les rues des villes ; je pense qu’il faut créer les conditions de la protection. »
     
    « Il y a beaucoup de personne qui ont déjà le statut de réfugié, qui l’ont obtenu et qui sont encore dans l’hébergement d’urgence, dans la rue pour un certain nombre d’entre elles ou dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, il faut que ces personnes puissent rentrer dans les logements de droit commun en zone non tendue, c’est le 1er volet du plan avec 5000 places d’hébergement que nous proposons. »
     
    « Ca veut dire aussi que je souhaite, en liaison avec les associations et les collectivités locales, organiser le démantèlement de ces camps [de migrants] pour pouvoir héberger, dans de bonnes conditions, ces étrangers en situation de vulnérabilité. »

     


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