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    A la Une: Hollande en Afrique

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    Première étape de la tournée africaine de François Hollande : le Bénin. Le quotidien cotonois La Nouvelle Tribune en profite pour brosser un portrait au vitriol du pays et de ses dirigeants. « Le Bénin, périphérique de l’ex-pré-carré, ne suscite guère un intérêt aussi manifeste que la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Congo, le Sénégal et les terres gorgées de pétrole des anglophones du Golfe de Guinée. Le Bénin est et reste tel que défini par un de ses anciens présidents, Mathieu Kérékou “un petit pays aux ressources limitées”. Des ressources dans lesquelles, pourtant, les responsables politiques plongent allègrement la main, déplore La Nouvelle Tribune, au mépris des orthodoxies financières les plus élémentaires, au mépris du serment prêté sur la Constitution, aux mépris de leurs formations de banquiers et de technocrates avérés, au mépris surtout de leur culture, celle qui fait du bien public un patrimoine sacré, incessible à tout individu. Le cas Yayi Boni, notre époustouflant président, reste un exemple édifiant, s’exclame le quotidien cotonois. Les ressources du pays, comme on le sait, sous ses deux mandats, ont fait et font toujours l’objet de prédations les plus grotesques. On ne compte plus les scandales qui impliquent à la fois son entourage et lui-même. »

    Et c’est donc au milieu de ces « béninoiseries », soupire La Nouvelle Tribune qu’arrive François Hollande qui « connaît tous ces faits »…

    « Le Bénin attend depuis 1983 l’arrivée d’un président français, note pour sa part le site d’information Guinée Conakry Infos. Le pays du président Boni Yayi, cet économiste, fin limier qui promet de ne point se succéder à lui-même après ses dix ans de gouvernance ; tout en faisant un clin à la France, en nommant récemment un premier ministre franco-béninois, lui aussi, comme par hasard…, homme d’affaires avisé ! Cette visite ressemble bien à une onction démocratique pour la suite, avec les prochaines élections. Le Bénin qui est du combat contre Boko Haram est aussi un partenaire qui intéresse la France. »

    Aucune remontrance…

    « Apres le Bénin, pointe encore Guinée Conakry Infos, cap sur l’Angola, le pays du président José Eduardo Dos Santos, ce nouvel eldorado africain du pétrole […]. Les intérêts français ici sont bien connus. Total y règne en maître, avec les 40 % des ressources du pays et les 15 % de ses extractions internationales, cependant la France en veut plus. Les infos qui fuitent font état de la signature au cours de ce voyage de plusieurs contrats dans les domaines des infrastructures hôtelières et autres pour plusieurs centaines de millions d’euros. Si tout se joue comme annoncé. »

    En effet, rebondit Ledjely.com, autre site d’information guinéen, « le choix porté sur l’Angola est une parfaite illustration du réalisme économique qui caractérise la diplomatie française. Dans ce pays, la pluralité politique et l’alternance démocratique ne sont pas à l’ordre du jour. Ne se préoccupant ni des droits humains, ni des libertés publiques, le président Dos Santos et les siens régentent le pays. Mais ils ne risquent aucune remontrance de la part du président français. […] François Hollande se préoccupera surtout de trouver des marchés pour des entreprises françaises. S’il réussit ainsi à élargir la zone d’influence économique de son pays, il pourrait bien consentir à fermer les yeux sur la chape de plomb sous laquelle ploient bien des Angolais. »

    Prime aux dictatures ?

    Enfin, Le Pays au Burkina, hausse le ton : « en Angola et au Cameroun, nagent les plus vieux caïmans de la mare de la politique africaine, relève le journal : Paul Biya au pouvoir depuis 32 ans. Et Eduardo Dos Santos depuis 35 ans. La visite de Hollande dans ces pays ne peut être interprétée autrement que comme une prime aux dictatures du continent. Il est fort à parier qu’il ménagera les susceptibilités de ses hôtes en évitant les questions qui fâchent, notamment celles relatives à la démocratie et aux droits de l’Homme […]. Il est tout aussi presque certain que Hollande ne rencontrera ni les opposants ni la société civile de ces deux pays. »

    Et le quotidien burkinabé de « dénoncer le schéma économique traditionnel et inamovible d’une Afrique condamnée à jouer le rôle de fournisseur de matières premières achetées à vil prix et de débouchés pour les produits industriels onéreux européens. Les sociétés civiles africaines sont une fois de plus interpellées, s’exclame Le Pays. Elles doivent donner de la voix lors de cette mini-tournée du président Hollande pour dénoncer les dérives autocratiques de Biya et Dos Santos ; comme c’est d’ailleurs le cas, chaque fois qu’un dirigeant africain peu fréquentable foule le sol européen. »

     

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