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    La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et qui renforce ses pouvoirs et ceux de l'armée, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi 23 avril l'Autorité nationale des élections. Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire, que 11,17% des électeurs se sont prononcés contre cette réforme et que le taux de participation a atteint 44,33%.

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    Mongi Hamdi (Minusma): «On est là pour aider à rétablir la paix» au Mali

    Le Tunisien Mongi Hamdi, chef de la Minusma, lors d'une conférence de presse le 30 juillet 2014. AFP PHOTO / FETHI BELAID

    Au Mali, trois semaines après la signature de l'accord de paix, le Comité de suivi n'a toujours pas donné d'échéance pour les premières actions à mettre en œuvre. Pendant ce temps, l'armée malienne s'est redéployée à Ménaka, contre la volonté des groupes rebelles ; les attaques terroristes ont repris, elles ont même touché le sud du Mali, marquant le grand retour du groupe jihadiste Ansar Dine et de son chef, Iyad Ag Ghali. Le chef de la Mission des Nations unies au Mali, Mongi Hamdi, est l'invité d'Afrique matin. Il répond aux questions, à Bamako, de David Baché.

    RFI: Trois semaines après la signature de l’accord de paix, le Comité de suivi ne s’est toujours pas prononcé sur le chronogramme de son application sur les premières actions à mener. Quels sont les points de blocage ?

    Mongi Hamdi: Il n’y a pas en fait de points de blocage. On est en train de consulter, en train de discuter surtout sur le règlement intérieur du Comité de suivi et comment faciliter la mise en application de l’accord pour la paix et la réconciliation.

    Le gouvernement malien et les groupes loyalistes n’ont pas les mêmes priorités que les ex-rebelles de la coordination. Est-ce que le travail du Comité de suivi ne risque pas de ressembler aux négociations qui avaient précédé la signature et qui avaient été très compliquées ?

    Je dois peut-être faire ici à la différence entre la mise en œuvre de l’accord et le suivi de l’accord. Le rôle du comité de suivi est essentiellement de superviser la mise en œuvre de l’accord. Elle va se faire avec les partis maliens eux-mêmes, le gouvernement et les autres partis maliens du Nord. Bien évidemment, la Minusma est là pour accompagner toutes les provisions de l’accord, notamment les provisions liées à la défense et à la sécurité, à la justice et aux droits de l’Homme, au développement économique et au dialogue politique et réconciliation nationale.

    On sait que sur tous ces sujets les conceptions des différentes parties sont très différentes, voire très divergentes.

    Pour nous, la conception est très claire. Nous avons un mandat du Conseil de sécurité. Le focus est sur trois dimensions : appuyer la mise en œuvre de l’accord, surveiller les arrangements de cessez-le-feu au nord du Mali, appuyer le dialogue politique entre le gouvernement et les autres parties maliennes ; la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

    A Kidal, en dépit des réticences d’une certaine partie de la population, la situation semble plutôt calme depuis la signature de l’accord de paix. Est-ce que c’est un soulagement ?

    C’est un soulagement pour nous et ici je salue l’engagement et l’esprit de bonne volonté de la CMA. La situation à Kidal est calme. On doit faire en sorte que les populations reçoivent les dividendes de la paix. Par exemple, on est en train d’augmenter la génération d’électricité à Kidal de 6 heures par jour, à douze heures par jour et voire 24 heures sur 24.

    En mai dernier, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait eu des mots très durs contre la Minusma accusée de partialité. Aujourd’hui, quelles sont vos relations avec les autorités maliennes ?

    Nos relations avec les autorités maliennes ont toujours été bonnes. Je ne veux pas revenir au discours du président du 15 mai. C’était un cas exceptionnel. Mais je peux vous garantir que le président Keïta apprécie énormément la présence de la Minusma. Il nous a dit clairement que la Minusma est indispensable pour le Mali. Et en fait, on est là pour aider les Maliens à établir cette paix.

    Sur le redéploiement de l’armée malienne à Ménaka – il s’est fait au lendemain de la signature de l’accord de paix en coordination avec les Casques bleus et il a suscité des protestations de la part des ex-rebelles qui aujourd’hui encore dénoncent des exactions dans la zone. Est-ce que la Minusma a connaissance de ces exactions ?
    Dans la zone de Ménaka, on a fait des arrangements sécuritaires le 5 juin à Alger pour calmer la situation. Malheureusement, la plateforme n’a pas signé cet accord. Cet accord a été signé seulement par le gouvernement et la coordination. On est en train d’entreprendre des efforts pour assurer la pleine adhésion de tout le monde à cet accord. La Minusma maintenant assure la sécurité de la ville de Ménaka, en collaboration avec les forces armées maliennes.

    Est-ce que l’armée malienne pourrait se repositionner bientôt dans d’autres localités du Nord ?

    L’armée malienne, d’après les provisions de l’accord, doit se redéployer sur tout le territoire malien, selon un calendrier qui va être établi par le Comité de suivi, en collaboration j’entends, avec les mouvements du Nord.

    Il y a eu récemment des attaques terroristes dans le sud du Mali, notamment près de la frontière ivoirienne. Est-ce que c’est quelque chose qui vous inquiète et qui pourrait modifier la stratégie de la Minusma ?

    Ce genre d’attaque ne va pas modifier la stratégie de la Minusma. Mais certainement nous inquiète parce que nous sommes conscients qu’il y a beaucoup de forces négatives, qui vont travailler jour et nuit pour essayer de dérailler le processus de paix. Ces forces négatives ne veulent pas la stabilité, ne veulent pas la paix au nord du Mali parce que la paix, la stabilité, ce n’est pas bon pour leur propre intérêt et pour leur business.

    Ces attaques dans le sud du pays ont été revendiquées par Ansar Dine, un groupe terroriste islamiste à dominante touarègue d’Iyad Ag Ghali. Beaucoup de voix au Mali estiment qu’il faut discuter avec lui, qu’il est incontournable pour une paix durable. Est-ce que c’est quelque chose que vous envisagez ?

    Notre politique, c’est de ne pas négocier avec les terroristes. On n’a pas ce mandat pour discuter avec Iyad Ag Ghali ou avec n’importe quel autre groupe terroriste.


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