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    A la Une: Turquie, Erdogan jouerait-il avec le feu ?

    AFP

    « Le double jeu d'Erdogan vise à frapper les kurdes », titre en Une L'Humanité ce lundi matin, à propos de la Turquie, lancée dans la guerre contre le groupe Etat islamique et les Kurdes du PKK. 

    Le quotidien communiste constate que la Turquie vient de changer de stratégie. Prenant prétexte de l'attentat de Suruç, où 32 jeunes militants de gauche réunis pour aider à la reconstruction de Kobane ont trouvé la mort lundi dernier dans un attentat suicide, Ankara a décidé de lancer des raids aériens sur des positions jihadistes. Mais dans le même coup, il attaque les combattants du PKK, en Turquie et au nord de l'Irak. « Erdogan espère faire une pierre deux coups, estime L'Humanité : affaiblir le PKK et empêcher les kurdes de Syrie d'unifier leur territoire ». Et l'analyse de L'Humanité va plus loin : « les islamistes étaient en déroute, l'intervention turque pourrait permettre aux jihadistes de reprendre leur souffle ».

    Un point de vue partagé par Marc Semo dans Libération qui parle lui de « double guerre d'Erdogan ». « Il apparaît de plus en plus évident, écrit-il, que les autorités d'Ankara continuent de considérer le PKK comme aussi dangereux que l’EI, voire plus ». Selon Libération, « la reprise d’un conflit kurde en Turquie aura des conséquences déstabilisatrices sur toute une région déjà en plein chaos. C’est une stratégie de boutefeu», lit-on.

    Idem pour le Figaro, « la principale cible » des frappes turques est « le PKK plus que Daech ».

    Ali chez les jihadistes

    Le Parisien publie ce qu'il considère être « un témoignage rare » : les confessions d'un repenti français de Daech. Ali a passé six mois dans les rangs de l’Etat islamique en Syrie, écœuré par ce qu’il y a vu, il a réussi à revenir dans l’Hexagone, encouragé par ses proches. Ali a eu une adolescence classique de petit délinquant, très tôt exclu du système scolaire, et s'est retrouvé très vite en prison à Fleury-Merogis. C'est là qu'il s'est radicalisé, entouré apparemment que de salafistes. En 2014, sorti de prison, il passe facilement par la Turquie pour rejoindre Raqqa, la capitale proclamée du groupe Etat islamique. Les jihadistes enquêtent sur lui puis lui font faire une formation. Les journées sont ponctuées par d'incessantes prières ou des cours religieux. Il prête ensuite allégeance à un émir et là ça devient moins religieux, il apprend le maniement des armes de toutes sortes. On lui demande même s'il veut commettre un attentat suicide, comme certains. Il préfère l'option « police islamique de Raqqa ». Et là, Ali raconte à quoi ressemble cette justice divine. « Les vendeurs d’héroïne, les sorciers, les homosexuels, les adultères ou encore les rebelles sont exécutés et les cadavres restent exposés dans la rue plusieurs jours, avec une étiquette indiquant le motif de l’exécution. Un jeune de 14 ans a même été égorgé au prétexte qu’il avait arrêté la prière », a-t-il confié aux policiers. « Ce que j’ai lu sur le Prophète n’est pas ce que j’ai vu en Syrie où ça s’apparente à de la barbarie et non à une religion. Ceux qui appliquent soi-disant la charia sont tout simplement des ignorants », dit aujourd'hui, celui qui se qualifie de « jihadiste repenti ». La police n'y croit qu'à moitié, surtout qu'il serait retourné sans problème en Turquie avec même une aide financière de 500 euros du groupe Etat islamique afin de reprendre un vol pour la France, selon Le Parisien

    France : où sont passés les détenus ?

    Le Figaro s'inquiète pour sa part de la baisse du nombre de détenus en France.

    Selon le journal conservateur, le nombre de détenus a chuté de 2,1 %, sur un an, soit 1 600 individus de moins par rapport à l’année précédente, à la même époque. Ce que ne comprend pas Le Figaro, c'est que même les peines en milieu ouvert continuent de diminuer. Au 1er juillet, les placements extérieurs en foyer ainsi que le nombre de bracelets électroniques ont chuté respectivement de 16,5 et 6 %. Il en est de même constate encore Le Figaro du nombre des aménagements de peine, censés éviter « les sorties sèches » de prison et permettre la réinsertion progressive des délinquants. « Or, selon Le Figaro, tout l’argumentaire de Christiane Taubira, la garde des sceaux, pour justifier de vider rapidement les prisons reposait sur l’accroissement de ces peines alternatives, permettant de mieux suivre les individus et de les sortir de la spirale de la délinquance ». 

    La vie rêvée d’un ange noir

    Libération revient justement sur un ex-terroriste du GIA, exfiltré discrètement d'un village où il avait été assigné à résidence.

    Merouane Benahmed, Algérien de 42 ans, ancien combattant du Groupe islamique armé (GIA) qui fit régner la terreur dans les années 90 en Algérie, avait été condamné en 2006 dans une affaire de terrorisme. Il avait préparé un attentat en 2002, déjoué de peu à Strasbourg.

    L'homme vivait depuis sous surveillance dans un village du Maine-et-Loire. Sauf que depuis les attentats contre Charlie Hebdo en janvier dernier, il était devenu un hôte indésirable. Tout le monde se méfiait alors de celui qu'on appelait « le tueur » et qui priait en public. Sous la pression, le maire du village a écrit à l'Etat, en expliquant qu'il préférait recevoir une famille de réfugiés d'Irak qu'un ex-membre du GIA algérien. En plus de ses pointages quotidiens, Merouane Benahmed n’a pas le droit de travailler et a l’obligation de chercher un lieu de résidence hors de France. Il a finalement quitté le village et sa nouvelle destination est gardée secrète. Joint au téléphone par Libération, Merouane Benahmed hurle à « l’injustice » et à « l’illégalité » : « je suis assigné à une résidence éternelle, jeté dans un désert », dit il. Deux jours avant son départ, une grosse panne de courant a interrompu un spectacle qui avait rempli la salle des fêtes du village. « A la sortie, raconte le maire, tout le monde croyait qu’il avait fait le coup ».

     

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