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    La découverte de gaz en Egypte rebat les cartes en Méditerranée

    Le siège milanais du groupe pétrolier et gazier ENI. AFP PHOTO / PACO SERINELLI

    La découverte d’un immense gisement de gaz au large de l’Égypte va bouleverser les plans gaziers en Méditerranée.

    Le gisement géant de gaz découvert en Égypte rebat les cartes en Méditerranée. Près de 850 milliards de mètres cubes de gaz ont été identifiés par la compagnie italienne Eni sur le bloc de Zohr, à 200 km des côtes égyptiennes. C'est le plus grand champ gazier jamais découvert en Méditerranée. De quoi redonner à l’Égypte toute sa place sur l’échiquier énergétique. Une place que l’Égypte avait perdue, 60 ans après les premiers forages de l'opérateur italien.

    Les gisements de l'Égypte avaient vieilli et ils ne suffisaient plus aux besoins en électricité de la plus grande population du monde arabe. L’Égypte était même devenue importatrice de gaz auprès des pays du Golfe, et elle s'apprêtait à en importer beaucoup de chez son voisin, Israël, devenu au milieu des années 2000 le nouvel eldorado gazier de Méditerranée.

    Mais si Israël a signé au printemps un accord avec l'Égypte pour lui vendre le gaz extrait du gisement sous-marin de Tamar, l'Égypte risque bien de ne plus avoir besoin du gaz d'un autre gisement israélien, celui de Léviathan, qui était la découverte la plus importante de Méditerranée avant celle de Zohr. L'État hébreu se mord aujourd'hui les doigts d'avoir autant traîné à lancer la production de Léviathan, retardée par un contentieux politico-réglementaire avec les compagnies.

    Le méga-gisement égyptien, si sa teneur est confirmée, devrait permettre au pays du Nil non seulement de couvrir ses propres besoins énergétiques pendant dix ans, mais aussi, à la marge, d'exporter à nouveau un peu de son gaz, et pourquoi pas en Europe.  L'Europe, encore très dépendante du gaz russe, désire toujours diversifier ses approvisionnements. La Libye n’étant plus un fournisseur fiable, l'Égypte pourrait expédier à l'Europe un peu de gaz sous forme liquéfiée par bateau.

    L'opérateur italien envisage d'ailleurs déjà de redémarrer son usine de liquéfaction de Damiette, à l'ouest du Caire, une usine qui avait été mise en sommeil faute de gaz en quantités suffisantes. L'entrée en production de Zohr, envisagée dès 2018, pourrait redonner une nouvelle jeunesse à cet équipement.


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