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    A la Une : la France et les Mistral

    AFP

    « A vendre : deux Mistral tout neufs », titre Le Parisien. La France renonce donc définitivement à vendre ses navires de guerre à la Russie, compte tenu de la situation en Ukraine. Un dédit « rarissime », rappelle le journal.
    Il est maintenant urgent de trouver un autre pays intéressé car ce dédit a un coût : « un peu moins d'un milliard d'euros », selon les informations du Figaro.
    « De l'argent fichu en l'air pour rien », râle dans Le Parisien, une ouvrière du chantier qui a construit ces Mistral. Et puis, un ingénieur ajoute « psychologiquement, ce n'est pas agréable pour les ouvriers » de voir rouiller le bateau sur lequel ils ont « œuvré je ne sais pas combien de millions d'heures ».

    Mais revenons à cette facture salée pour la France, qui, comme le note Libération, se « rapproche plus de du prix demandé par les Russes que de celui que Paris voulait régler à l'origine ». Cette facture pourrait être encore un peu plus élevée car il va maintenant falloir « dérussifier » le bateau, avance Le Figaro. C'est à dire, ôter les nombreuses spécificités réclamées par Moscou, comme sa compétence de brise-lames. Et ça, cela pourrait coûter « jusqu'à 200 ou 300 millions d'euros ». « Il s'agissait de toute façon à la base d'un mauvais contrat », « plus politique qu'économique », conclut Libération dans son édito.

    « Même pas mal »

    La presse française se demande si cette non-livraison peut porter préjudice aux exportations d'armement. Pas sûr, répond en substance le journal La Croix. Car l'industrie française a gagné d'autres contrats : « La Pologne a ainsi retenu les offres d'Airbus pour des achats d'hélicoptères ». Les exportations françaises d'armement ont fait un bon de 18% entre 2013 et 2014, note encore le quotidien. Il rappelle que l'année 2015 sera, elle, « portée par les commandes d'avions de combat Rafale par l'Egypte, le Qatar et l'Inde si elle confirme son intention d'achat ».

    Bref, « 'même pas mal' dit François Hollande qui paie, rubis sur l'ongle, note La Presse de la Manche. 'Même pas mal', dit aussi la Russie qui, cerise sur le gâteau, pousse l'élégance jusqu'à déclarer qu'elle n'avait pas réellement besoin des deux Mistral et que l'accord passé sous la présidence de Dimitri Medvedev était une forme d'aide à notre pays en crise. Finalement, ça va bien, la vie est belle... Personne ne perd la face ».

    Congé parental contre productivité

    Un mot, maintenant, de ces congés parentaux prolongés par deux géants américains. Netflix et Microsoft ont tour à tour, annoncé cette bonne nouvelle pour les heureux parents d'un nouveau né : des congés prolongés. Un an entièrement rémunéré chez Netflix, 12 semaines qui s'ajoutent au 8 déjà accordées aux mères chez Microsoft. « Le genre d'initiative qui contribuent à rendre cool ces sociétés basées en Californie », note Libération. Même s'il s'agit encore et toujours aussi d'une « histoire de productivité » : selon Netflix, ces congés permettraient aux employés de « revenir au travail plus concentrés et disponibles ». Bref, un beau coup de pub, dans un pays où la loi fédérale ne propose que 12 semaines de congé parental... non rémunérées.

    Les Français prennent le large

    Autre sujet : les exilés fiscaux français seraient de plus en plus nombreux ! « Petit à petit les indicateurs deviennent disponibles », indique le journal Les Echos. Résultat : 40% de départs en plus pour ceux dont le revenu fiscal est supérieur à 100 000 euros entre 2012 et 2013. Et il n'y a pas qu'eux, note l'éditorialiste. Il y a aussi les départs de « cadres dont les revenus ne sont pas forcément très élevés, des retraités qui s'installent au Portugal ou au Maroc ou des jeunes actifs tentés par l'étranger ». « On ne peut pas parler d'exode de masse », tempère le journal économique. Néanmoins, « au vu de la concentration de l'impôt sur le revenu - 1% des foyers paient 70% de cet impôt - ces départs érodent la base fiscale ». En gros l'Etat gagne moins d'argent que prévu. Et puis c'est une perte de dynamisme économique note Les Echos, quand des talents, des entreprises ou des capitaux prennent le large...

    Le hangar aux 500 000 tickets gagnants

    Zoom maintenant sur ce hangar du nord de l’Île-de-France. Une caverne d'Ali Baba extrêmement sécurisée, qui ne paie pas de mine, raconte la journaliste du Figaro Economie. Dans ce hangar, juste « un empilement de boîtes à codes barres ». Sauf que dans ces boîtes, il n'y a pas qu’un seul ticket à gratter gagnant : il y en a des milliers. Cash, Jackpot, Banco et autres Astro : 500 000 tickets gagnants en tout et puis pas mal de perdants aussi.
    Deux milliards transitent par cette plateforme qui irrigue ensuite toute la France. Des petits tickets très populaires, qui rapportent quelque 5 milliards 800 millions d'euros de chiffre d'affaire à la Française des Jeux. Et le journal de raconter le périple de ces petits tickets depuis leur pays d'impression, le Canada, jusqu'à la France dans de petites caisses de la taille d'une boite à chaussures. Et donc enfin, l'arrivée dans ce hangar ultra sécurisé : caméras, alarmes, équipes de surveillance jour et nuit.
    Sachez qu'au final, les tickets en surnombre sont expédiés chez un recycleur qui les transforme… en papier essuie-tout. C’est du propre !

    Patience, patience...

    La petite histoire pour finir : celle d'un hameau coupé du monde depuis cinq mois. Nous sommes en Auvergne, au cœur de la France, à Alleyras. Les 170 habitants de cette commune attendent depuis cinq mois que quelqu'un daigne retirer des tonnes de rochers éboulés, raconte Le Parisien. D'abord, un pan du flanc de montagne s'est écroulé sur la départementale au mois de mars. Suivi - pas de chance vraiment - d'un nouvel éboulement, qui s'est servi de l'autre comme tremplin, pour atterrir sur la voie ferrée. Résultat : une autre voie de communication bloquée. Depuis, tout le monde se renvoie la balle : la SNCF, le département, le propriétaire des terrains... et personne ne déblaie. Pas facile de faire pression explique le maire de cette toute petite commune. « C'est pénalisant, dit-il, mais pas dramatique. On n'en est pas encore à devoir être ravitaillés par hélicoptère ».


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