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    Burundi: le SNR «condamne le traitement» d'Esdras Ndikumana

    Vue de Bujumbura. AFP/Carl de Souza

    Onze jour après le passage à tabac de notre confrère Esdras Ndikumana qui travaillait sur les lieux de l'assassinat d'un général proche du chef de l'Etat, la présidence burundaise est sortie de son silence. Dans un communiqué publié ce matin via son compte Twitter, elle condamne « un comportement violent et inacceptable » et indique que « le chef de l'Etat a personnellement instruit l'administrateur général des services de renseignement de déterminer d'urgence les circonstances de ces actes d'un autre âge afin que les auteurs soient poursuivis et châtiés conformément à la loi. » Ce soir, c'est le porte-parole du service de renseignement burundais Télesphore Bigirimana
    qui condamne sur RFI cette violente agression.

    RFI : le président burundais vient de condamner le traitement violent subi par Esdras Ndikumana de la part de membres des services de renseignements du Burundi. Est-ce qu'à son tour le SNR condamne ces mauvais traitements ?

    Télesphore Bigirimana : Oui madame, nous condamnons aussi la manière dont il a été traité. C'est un journaliste qui donne des informations équilibrées. Naturellement, on travaille ensemble. Quand nous avons appris ce traitement, nous l'avons aussi condamné.

    Est-ce que les coupables ont déjà été arrêtés ?

    Nous vous promettons que nous avons déjà enclenché une action contre ces gens. Nous aurons très prochainement des détails à vous fournir quant à l'action définitive à prendre.

    Cela signifie que les auteurs ont été identifiés et relevés de leurs fonctions ?

    Oui, nous avons mis sur pied une commission pour essayer d'identifier les auteurs. Je vous promets que nous allons vous donner les noms, des détails des personnes que nous allons essayer de traduire en justice. Nous sommes tout à fait contre ce qui s'est passé. Nous sommes contre le traitement qui a été infligé au journaliste Esdras Ndikumana et nous allons prendre des actions nécessaires contre ces auteurs.

    Le 2 août, sur les lieux de l'arrestation d'Esdras Ndikumana, le directeur du SNR était sur place. Or, il n'est pas intervenu. Comment expliquer cette non-intervention du responsable du SNR qui a tout vu ?

    Madame, c'est difficile de juger le responsable du SNR à partir du lieu où le drame s'est déroulé. Parce que comme vous le savez a été pris de panique, y compris le directeur, donc, très sincèrement, on ne peut pas vraiment l'impliquer dans ce sens parce qu'à ce moment-là, tout le monde avait perdu le contrôle des choses. Donc après, on s'est réuni avec lui et tout le staff pour essayer de déterminer les circonstances. Maintenant qu'on est calme, on pourra identifier les éléments qui ont été à l'origine de ce traitement.

    Il y avait des autorités burundaises, il y avait le directeur du SNR, il y avait des députés. Personne n'a bougé. Pire, tout le monde a laissé faire...

    Oui, c'est justement ce que je vous explique, le plus important c'est la réaction et les mesures que nous allons prendre. Parce qu'à ce moment-là, pendant le meurtre [du général, ndlr], je ne pense pas qu'il puisse y avoir quelqu'un qui pourrait avoir du courage de faire quoi que ce soit parce qu'il y avait une panique énorme, à tel point qu'il était difficile pour le directeur de faire quelque chose.

    Vous confirmez que des sanctions seront prises ?

    Absolument, des sanctions seront prises parce que le service national de renseignement s'inscrit en faux contre ce qui s'est passé contre le journaliste.

    Le témoignage d'Esdras est très fort, il a subi des violences physiques. On lui a cassé un doigt pour lui enlever l'alliance qu'il ne voulait pas quitter. C'est dire quand même que les méthodes du SNR sont plus que limites...

    Non, je le disais, il s'agissait d'un évènement inhabituel, les gens étaient pris de panique, les dérapages, c'est difficile de les contrôler à ce moment-là, mais Esdras lui-même est témoin, il sait bien que dans d'autres circonstances on a toujours travaillé ensemble. Ce qui s'est passé est regrettable, nous le regrettons tous, c'est pourquoi nous promettons que des sanctions seront prises. De toute façon, nous avons déjà enclenché une enquête.

    Le chef de l'Etat dit qu'il faut déterminer « d'urgence » les circonstances de ces actes. Est-ce que le SNR va travailler en urgence ?

    Vous l'avez bien dit, nous avons reçu des ordres formels de la part du chef de l'Etat. Donc il nous revient d'exécuter ces ordres. Donc, dans la mesure du possible, nous allons les exécuter dans les délais possibles.

    Il y a le cas d'Esdras Ndikumana. Il y a aussi les autres journalistes burundais qui aujourd'hui ont peur de faire leur travail en raison de la terreur qui règne dans le pays à l'encontre des journalistes...

    Pour ce qui est des autres journalistes, il y a eu des réunions entre les ministères de la Communication, les services de la présidence, les journalistes eux-mêmes pour voir dans quelle mesure le travail peut reprendre. C'est un dossier beaucoup plus large qui est en train d'être étudié par le gouvernement. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où les médias sont absents. Cela prendra peut-être du temps. Mais il y a la volonté du gouvernement.


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