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    A la Une: le chef de l’ONU en Centrafrique limogé

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le diplomate sénégalais, le général Babacar Gaye, 64 ans, a remis sa démission hier à la demande du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Le chef de la Minusca a été renvoyé après une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des Casques bleus.

    « Babacar Gaye, le patron de la Minusma, jette l’éponge », s’exclame Walfadjri. Le quotidien sénégalais note que la démission du patron de la mission de l’Onu en Centrafrique a provoqué la réaction des autorités dakaroises. « Le gouvernement du Sénégal salue le sens du devoir du Général Babacar Gaye », a ainsi affirmé le ministère sénégalais des Affaires étrangères. « M. Gaye a honoré son pays en travaillant au service de la Communauté internationale avec dignité, abnégation et esprit de dépassement, a-t-il poursuivi. Vétéran des opérations onusiennes, rappelle Walfadjri, Babacar Gaye a été sur le terrain, au Liban, en Iraq, en Syrie, en République démocratique du Congo, en Gambie. Il avait été également ambassadeur du Sénégal à Berlin… »

    « Il faut dire que l’affaire commençait à devenir bien gênante, commente le quotidien Aujourd’hui  à Ouaga, bien gênante pour le distributeur de paix mondial, à savoir l’ONU, tant ses ouailles dans l’ex-Oubangui-Chari prenaient trop de liberté avec les enfants qu’ils étaient pourtant censés aller défendre, en quittant leur pays respectif, pour débarquer sur le sol centrafricain. (…) Il fallait donc agir et sanctionner pour, non seulement l’exemple, mais aussi montrer que les hautes autorités onusiennes ne restaient pas indifférentes à l’avalanche des affaires de viols et d’abus sexuels. On devinait aisément que les grelots allaient tinter sur cette affaire, car les itératifs attouchements coupables de certains soldats onusiens sur des êtres innocents ne pouvaient pas rester impunis. Il y va de la respectabilité de la Maison ONU. »

    Trop tard ?

    « Après une résistance laborieuse, l’Onu a dû se rendre à l’évidence, renchérit le site d’information guinéen Ledjely.com. Au rythme auquel s’accumulaient les accusations de viols et d’abus sexuels contre les casques bleus déployés en République centrafricaine, une réaction était nécessaire, voire obligatoire. Au risque de cautionner l’infamie. Eh bien, cette réaction a fini par arriver. (…) Seulement, s’interroge Ledejely.com, il est à se demander si une telle décision n’arrive pas trop tard ? En d’autres termes, au-delà du diplomate sénégalais, n’est-ce pas toute l’instance onusienne qui a pris relativement à la légère le scandale de viol et d’abus sexuels sur des enfants centrafricains, dès au début ? N’eut-été notamment l’impertinence salvatrice de notre confrère britannique, The Guardian, qui avait révélé le scandale impliquant des soldats français, aurait-on jamais appris ces pratiques bestiales ? »

    En tout cas, « Ban Ki-moon peut bien afficher sa colère et sa gêne. Ce n’est pas ce qui permettra de disculper aussi facilement son institution, estime le site guinéen. Pour que l’organisation en tant que telle, soit lavée des soupçons de complicité ou de tentative d’étouffement du scandale, les enquêtes annoncées doivent être rigoureuses et avec célérité. De même, quand les coupables auront été identifiés, ils devront subir une sanction à la hauteur des pratiques inhumaines qu’ils ont fait subir à ces innocents enfants centrafricains. »

    « Pourvu que l’exemple serve, estime également Guinée Conakry Infos. Mais cela ne nous paraît pas évident, car le général pouvait très peu de choses contre les soldats aux braguettes faciles. Leurs activités parallèles sexuelles s’exerçant certainement à l’ombre de tout regard. A notre avis, estime encore Guinée Conakry Infos, le tri doit être plus sévère en amont. Les Nations unies devraient revisiter les conditions de recrutement des soldats, pour plus de rigueur sélective au niveau de chaque pays participant aux missions de paix et de sécurité. Si cela n’est pas fait, l’ONU sera pas à l’abri de ces 'faits divers' qui prennent des proportions médiatiques et politiques énormes, la preuve de la réprobation morale de l’humanité devant ces comportements qui n’honorent ni leurs auteurs, ni la grande organisation qui les emploient. »

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