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    Bénéwendé Sankara: un sankariste est «un Burkinabè intègre et digne»

    Maître Bénéwendé Stanislas Sankara. UNIR/PS

    Au Burkina Faso, c’est l’heure du dépôt des dossiers de candidature avant la présidentielle du 11 octobre, l’élection la plus ouverte depuis l’indépendance du pays en 1960. Parmi les candidats, il y a un opposant de toujours, maître Bénéwendé Sankara. Même s’il n’a aucun lien de parenté avec Thomas Sankara, il défend sa mémoire depuis de longues années. Contacté par téléphone depuis Ouagadougou, le président de l’Union pour la renaissance-Parti sankariste (UNIR-PS), répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Être sankariste, qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui, 28 ans après la mort de Thomas Sankara ?

    Benewende Sankara : Être sankariste c’est se dire un Burkinabé intègre, propre, digne, stoïque, qui veut la démocratie véritable et qui veut que ce pays se mette debout, pour aller de l’avant.

    Mais quand vous dites un Burkina intègre, n’est-ce pas ce que promettent aussi tous les autres candidats à la présidentielle ?

    Bon, la différence c’est dans l’impact. Vous savez notre pays a été depuis fort longtemps un pays où le clientélisme et la corruption électorale ont fait le lit du régime précédent, c’est-à-dire du système.

    Voulez-vous dire qu’à la différence des autres favoris, vous n’avez pas participé au régime Blaise Compaoré ?

    Non seulement nous n’avons pas participé au régime Blaise Compaoré, mais nous nous sentons également comptables de ce qui est advenu au Burkina Faso, l’insurrection populaire le 30 et 31 octobre 2014. C’était un refus d’un système.

    Quand vous dites que vous vous sentez comptable de cette insurrection de l’année dernière, vous revendiquez une part importante dans cet évènement ?

    Tout à fait. Et je revendique une part importante pour avoir été le premier chef de file de l’opposition politique, ce qui a permis de fédérer toutes les énergies pour dire non au viol de la Constitution. Cela a permis également l’émergence de forces politiques comme le MPP, qui est une implosion du CDP, le parti de Blaise Compaoré qui était au pouvoir. Et on a vu venir en 2012, l’UPC de Zéphirin Diabré. Je peux bien me targuer, sans me vanter, en toute humilité, de plus de 15 ans de combat pour la démocratie et je pense qu’aujourd’hui nous pouvons capitaliser cela et le dire haut et fort.

    Alors c’est vrai que vous avez été opposant avant Zéphirin Diabré et Roch Marc Christian Kaboré, mais ensuite ils sont entrés à leur tour dans cette opposition et c’est Zéphirin Diabré qui était le chef de file de l’opposition au moment de l’insurrection.

    En 2012 oui, mais il n’a pas travaillé seul. Il a fallu bien sûr compter avec les autres forces, dont principalement mon expérience politique.

    Et la dissidence Roch Marc Christian Kaboré a beaucoup compté dans l’affaiblissement du régime Compaoré, non ?

    Tout à fait. Et je pense que le départ de Salif Diallo, de Simon Compaoré et de Roch Marc Christian Kaboré du CDP, ils ont dû quitter avant que la barque ne coule pour aller dans le camp du peuple.

    Aux présidentielles de 2005 et de 2010 vous n’avez pas dépassé 6% des suffrages exprimés, qu’est-ce qui vous fait penser que vous ferez un meilleur score cette année ?

    Je pense que nous sommes porteurs d’un certain nombre d’arguments : une justice fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité avec une armée en cohésion au service du développement.

    Vous souhaitez la cohésion dans l’armée. C’est bien ce qu’il manque aujourd’hui avec ces pressions du Régiment de la Sécurité présidentielle sur le gouvernement de transition, qu’est-ce que vous en pensez ?

    Quand je serai élu président, nous allons purement et simplement dissoudre le Régiment de Sécurité présidentielle afin que l’armée soit véritablement au service du peuple burkinabé. L’armée burkinabé est aujourd’hui manipulée par la politique.

    Quel est le manipulateur que vous voyez derrière les activités du RSP, le Régiment de Sécurité présidentielle ?

    Tout le monde sait que c’est le général Gilbert Diendéré ! C’est l’homme de main du président fuyard Compaoré. Gilbert Diendéré.

    Et qu’est-ce que vous pensez de la présence de l’ancien président Compaoré en Côte d’Ivoire ?

    Nous pensons que c’est très gênant dans les rapports entre les peuples ivoirien et burkinabé. Être à proximité, c’est très gênant. Mais de toutes les façons, vous savez que le président Blaise Compaoré et ses ministres font l’objet de procédures et qu’il y a des accords juridiques entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, nous entendons en aviser.

    Alors justement, toutes ces procédures contre Blaise Compaoré et ses anciens partisans est-ce que ce n’est pas une manœuvre pour empêcher certains poids lourds de la classe politique burkinabé de se présenter en octobre ?

    Oui, mais ce qu’il faut regretter, c’est que cela traîne. On aurait dû le faire dès l’insurrection populaire, c’est-à-dire au lendemain du 31 octobre. C’est tout à fait normal, c’est la justice qui fait son travail.

    Mais est-ce que ce n’est pas aussi un déni de démocratie, une façon d’empêcher certains concurrents de venir marcher sur vos plates-bandes ?

    Vous savez le 31 octobre, il y a eu des morts au Burkina Faso. Des jeunes sont handicapés à vie. Il faut bien sûr que des gens répondent de leurs crimes.

    Y compris par exemple l’éventuel candidat Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères ?

    Tout à fait. Djibril Bassolé est comptable des évènements du 31 octobre au même titre que Blaise Compaoré et que les autres membres du gouvernement pour avoir cautionné le décret qui a permis à une partie de l’armée de tirer sur le peuple.

    En cas de deuxième tour en octobre prochain, il faudra nécessairement conclure des alliances, que vous soyez qualifié ou pas. De qui vous sentez-vous le plus proche Benewende Sankara ? Plutôt du libéral Zéphirin Diabré ou plutôt du progressiste Roch Marc Christian Kaboré ?

    Je dis qu’en temps opportun nous apprécierons en fonction des programmes politiques.

    Mais en temps que sankariste ne vous sentez-vous pas plus proche d’un progressiste comme Roch Marc Christian Kaboré ?

    S’il est progressiste, c’est vous qui le dîtes. Il l'est effectivement, selon les textes du MPP, de la social-démocratie, mais n’oubliez pas que le CDP aussi se réclame de la social-démocratie.

    Le CDP de l’ancien président Compaoré ?

    Tout à fait. Donc voilà pourquoi je dis, qu’en temps opportun nous apprécierons.


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