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    Au Mali, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta («IBK») remporte le second tour de la présidentielle avec 67,17% des voix. Son opposant Soumaïla Cissé obtient 32,83% des suffrages. Le taux de participation est de 34,54 %. L'annonce des résultats du second tour du 12 août a eu lieu ce matin à 9h30 heure locale. Cinq ans après son accession au pouvoir, IBK est donc réélu pour un second mandat.

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    Zéphirin Diabré: «Je ferai ce que les Burkinabè disent»

    Zéphirin Diabré. RFI/Yaya Boudani

    Au Burkina Faso, l’heure est au dépôt des candidatures avant la présidentielle du 11 octobre 2015, une élection qui sera a priori la plus démocratique de l’histoire du pays. A la tête de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré est l’un des favoris du premier tour. En ligne de Ouagadougou, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Dans votre campagne, vous mettez en avant le critère de compétence. Alors, c’est vrai que vous avez un très beau CV dans le public comme dans le privé. Mais est-ce qu’il n’y a pas d’autres candidats qui sont d’une très grande compétence ?

    Zéphirin Diabré : Je ne m’occupe pas de ça. Je dis, moi, ce que je peux apporter du point de vue de mon savoir et de mon expérience, à la fois nationale et internationale. Et je ne mets pas uniquement l’accent sur la compétence, il y a des dimensions politiques au sujet desquelles je n’ai pas à rougir, à me comparer à telle ou telle personne.

    Vous parlez de votre passé d’opposant.

    Oui de mon passé de chef de file de l’opposition qui bien entendu me donne une certaine légitimité.

    Zéphirin Diabré vous avez été l’un des dirigeants du groupe Areva, vous croyez aux lois du marché, mais le libéralisme n’a pas toujours très bonne presse en Afrique, beaucoup préfèrent la voie socialiste.

    Oui, sauf que ce sont des mots qui ne veulent rien dire aujourd’hui. Tous les pays du monde entier ont une dose importante d’économie de marché, donc qu’on le veuille ou non, nous sommes tous malheureusement des libéraux. Mais dans notre parti, qui est l’Union pour le progrès et le changement, nous nous définissons comme étant des sociaux-libéraux.

    Niger, Mali, Guinée, il y a beaucoup de présidents socialistes autour du Burkina Faso. Est-ce que vous ne craignez pas d’être isolé dans la sous-région ?

    (Rires). D’abord quand je regarde ces pays-là, je ne suis pas sûr qu’on puisse parler de pays socialistes au sens où je l’ai appris dans les classiques marxistes. Tous ces pays-là sont dans des programmes avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Tous ces pays-là font des promotions pour avoir de l’investissement capitaliste international. Je m’excuse, où est le socialisme dans tout ça ? Mais ça, c’est leur affaire. L’essentiel pour moi, c’est d’être en phase avec les Burkinabés. Moi, président, je n’irai pas dans un pays de la sous-région pour parler des ordres et des instructions. Je ferai ce que les Burkinabés disent et veulent que je fasse.

    Ce n’est pas l’Internationale socialiste qui élira le prochain président du Burkina Faso ?

    Je n’ai pas dit ça. Mais je dis simplement que ce sont les Burkinabés qui vont décider qui sera le prochain président de notre pays.

    Vous étiez le chef de file de l’opposition quand Blaise Compaoré est tombé, mais l’un de vos adversaires, Benewende Sankara affirme que ce sont d’abord les sankaristes qui ont mobilisé la rue lors de l’insurrection victorieuse d’octobre 2014.

    (Rires). Moi je laisse le soin aux Burkinabés qui nous écoutent là de trancher cette question. Vous voyez, je n’aime pas ce genre de débats qui est un débat inutile, mesquin et pas très très intelligent. Moi, j’ai été chef de file de l’opposition à partir du mois de décembre [2012]- janvier 2013. Les Burkinabés et le monde entier ont vu comment les évènements se sont déroulés. Je n’ai jamais prétendu que c’était moi qui avait fait que ce qui est arrivé au mois d’octobre, mais l’histoire, quand même, sera obligée de reconnaître que c’est lorsque je suis arrivé à la tête de l’opposition que celle-ci a pu réunir des centaines et des milliers de personnes, place de la Nation. Avant ce n’était pas comme ça.

    Sauf que Benewende Sankara a toujours été dans l’opposition à Blaise Compaoré, à votre différence.

    Oui, mais ça, c’est son affaire. Mais de là à dire que c’est lui qui a fait l’insurrection, je crois que c’est une escroquerie politique que personne au Burkina Faso ne prendra au sérieux.

    Parmi vos anciens adversaires, il y a aussi Roch Marc Christian Kaboré, l’ancien président de l’Assemblée, qui a quitté le parti au pouvoir CDP au bon moment, est-ce qu’il ne risque pas de vous battre ?

    Je ne vois pas les choses telles que vous les voyez. Moi, je mène une campagne sur la base de mon projet et de mon programme. Bien entendu, il y a d’autres candidats, y compris lui, qui a donc rejoint l’opposition. Je dois quand même ajouter et dire quelque part que c’est parce que l’opposition avait commencé à avoir un certain succès que le parti au pouvoir a éclaté. Si dans les appels à manifester que nous faisions, il n’y avait pas 300 personnes qui sortaient dans la rue, je ne suis pas sûr que le CDP aurait éclaté.

    Beaucoup disent que Roch Marc Christian Kaboré a conservé un bon réseau dans l’ancien parti au pouvoir CDP et qu’il est peut-être plus fort que vous dans les campagnes.

    Ça, je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que conserver un réseau au sein du CDP ne me paraît pas être une bonne chose. Nous, nous voulons du changement et un vrai changement. Nous ne voulons pas revenir aux méthodes du CDP, nous voulons un vrai renouveau politique.

    Qu’est-ce que vous pensez de toutes ces procédures contre les anciens partisans de Blaise Compaoré comme Djibril Bassolé, est-ce que ce n’est pas une manœuvre pour empêcher certains de vos adversaires d’être candidats en octobre ?

    Je ne sais pas, mais je me dis que dès lors qu’on a eu à gérer les affaires de l’Etat à un certain niveau, il faut être prêt le moment venu à rendre compte. Je fais confiance à la justice pour qu’elle conduise tous ces différents dossiers dans le respect strict des principes de la loi.

    Mais n’est-ce pas un déni de démocratie ?

    Pourquoi ?

    Parce que certains de vos compatriotes ne pourront pas se présenter au suffrage du peuple.

    Je ne sais pas ça, mais si on a été gestionnaire de quelque chose, à mon avis, on doit être prêt à pouvoir rendre des comptes si on nous le demande. Si on est innocent il n’y a pas de raison qu’on soit condamné.

    Est-ce que vous craignez des pressions du RSP, le Régiment de sécurité présidentielle, sur les dernières semaines de transition ?

    Non pas du tout, je ne vois pas en quoi il peut se mêler de ces questions6là. Il appartient à l’armée dans sa totalité et doit donc rester dans le cadre de cette armée. Par contre ce que je crains, c’est qu’il y ait des calculs machiavéliques de tel ou tel camp. J’espère vraiment qu’on ne se mette pas en tête de faire des jeux de confiscation ou de proclamation anticipée de victoire comme certains, semble-t-il, envisagent de le faire.

    Vous pensez à qui ?

    Je ne pense à personne, je vous dis simplement que ce sont des rumeurs qui circulent.

    Qu’est-ce que vous ferez du Régiment de sécurité présidentielle si vous êtes élu ?

    Quand je serai élu, je vous le dirai.

    Certains de vos adversaires proposent de dissoudre ce RSP.

    Oui c’est une proposition qu’il faut examiner. Elle n’est pas la seule, il y a beaucoup de propositions. Il faut voir le moment venu quelle est la solution optimale.

    Si jamais vous êtes qualifié pour le second tour, il faudra à ce moment-là nouer des alliances avec d’autres partis, à qui pensez-vous ?

    Je pense au peuple burkinabé. Au second tour, ceux qui n’ont pas voté pour moi, qui voteront pour moi, c’est à eux que je ferai appel.

    Mais est-ce que vous ne craignez pas qu’un sankariste comme Benewende Sankara se sente plus proche de Roch Marc Christian Kaboré que de vous-même ?

    Mais ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question. C’est à lui qu’il faut poser la question et puis en quoi cela empêche l’UPC d’avancer ? Nous, nous sommes un parti qui est né, qui a travaillé ici, qui a déjà eu un succès électoral et je connais le poids électoral de chacune des forces politiques de notre pays. Vous verrez bien le moment venu que les Burkinabés sortiront en masse pour approuver ma candidature et m’élire comme président du Faso.


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