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    Roch Marc Christian Kaboré: nous voulons «l’essor économique du pays»

    Roch Marc Christian Kabore. AFP PHOTO/AHMED OUOBA

    Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a publié ce week-end, la liste provisoire des candidats à la présidentielle du 11 octobre ; c'est l’élection la plus ouverte depuis l’indépendance du pays en 1960. Parmi eux, Roch Marc Christian Kaboré. Il a été le Premier ministre de Blaise Compaoré entre 1994 à 1996, avant de prendre la tête de l’Assemblée nationale en 2002. Lui et l’ancien président ont longtemps été proches, mais au fil du temps leurs relations se sont détériorées au point que, début 2014, Roch Marc Christian Kaboré démissionne du parti au pouvoir, puis crée dans la foulée un nouveau parti d’opposition avec d’autres anciens camarades démissionnaires. C’est donc sous les couleurs de ce parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), qu’il va concourir.

    Qu’est-ce qui vous distingue des autres candidats en lice pour cette élection présidentielle ?

    Roch Marc Christian Kaboré : Il n’y a rien qui me distingue en tant que tel, sauf que je suis le candidat d’un parti qui se bat dans le cadre de la social-démocratie. Il y a des objectifs : de renforcer la bonne gouvernance et la démocratie dans notre pays, de faire en sorte que notre justice soit indépendante, que l’armée soit républicaine et qu’ensemble nous puissions travailler à faire reculer la pauvreté et assurer le bien-être des populations burkinabè.

    Faire valoir les valeurs de la démocratie, c’est aussi ce que promettent les autres candidats. Quelle est la particularité du programme de votre parti ?

    C’est simplement que nous, nous prônons non seulement l’essor économique de notre pays, mais nous prônons également une répartition équitable de celui de la croissance.

    Roch Marc Christian Kaboré, que répondez-vous à ceux qui vous reprochent votre entrée tardive dans l’opposition à Blaise Comparoé. Vous ne pensez pas que cela peut vous desservir alors que le peuple burkinabè a démontré son aspiration profonde au changement ?

    En politique, il n’y a jamais d’entrée tardive. L’entrée du MPP (dans) l’opposition a été quand même une participation décisive à la fin du régime de Blaise Compaoré. Nous, on ne se sent pas du tout complexés de ce point de vue, parce que nous avons apporté notre contribution au départ de ce régime du Burkina Faso.

    C’est votre concurrent Zéphirin Diabré qui était le chef de file de l’opposition au moment de l’insurrection ?

    Le chef de file, ce n’est pas celui qui est le plus déterminant dans l’organisation du départ de Blaise Compaoré. C’est une victoire du peuple burkinabè dans son ensemble. Il faut savoir être modeste en la matière.

    Certains vous reprochent même d’être à l’origine du projet de réforme constitutionnelle qui a provoqué le rejet de l’ex-président Blaise Compaoré ?

    Cette question est largement dépassée. J’ai eu le temps de me rattraper sur ces déclarations que j’avais eues dans ce temps, en m’opposant activement à ce que ces réformes ne soient pas faites dans notre pays. Je pense que ramener ici des arguments qui sont dépassés aujourd’hui, c’est vraiment travailler à reculons.

    Êtes-vous favorable à une dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) comme le réclame la société civile burkinabè ?

    La question du RSP doit être résolue dans le cadre d’une réorganisation globale de l’armée, dans un commandement unique. C’est une fois que nous aurons réglé la question de la dévolution des hommes et du matériel qui est maintenant au RSP, que nous pourrons parler de sa dissolution et de son intégration dans le corps commun d’une armée unifiée. Ce qui me semble essentiel, c’est que nous devons procéder à une réorganisation, il ne doit plus y avoir un Régiment de sécurité présidentielle qui crée la confusion. Du genre :on dirait que c’est un régiment à la solde du président de la République, quoique c’est très clair à notre niveau.

    Que pensez-vous de l’inéligibilité qui frappe les anciens partisans de Blaise Compaoré pour les législatives ?

    Force doit rester à la loi. Nous devons, en tant que démocrates, nous conformer aux décisions de justice. Le recours a été fait par le CDP [Congrès pour la démocratie et le progrès] auprès de la Cour de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] qui a donné un arrêt dans lequel finalement la décision du CNT [Conseil national de transition] n’est pas mise en cause. Sauf qu’on a dit qu’il fallait restreindre l’étendue de la portée. Il appartenait au Conseil constitutionnel de pouvoir trancher sur la question.

    Pour vous, la décision des sages burkinabè ne viole pas l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao ?

    Absolument pas.

    Mais est-ce que la démocratie, ce n’est pas laisser la sanction venir par les urnes ?

    Mais la sanction vient par les urnes. Les inquiétudes du président du Conseil constitutionnel concernent des individus. Et je dois vous préciser que nous, au niveau du MPP, nous sommes concernés également par des députés qui faisaient partie de l'ancien Parlement.

    Certains de vos concurrents estiment que la présence de l’ancien président en Côte d’Ivoire et donc à proximité de Ouagadougou est gênante. Est-ce que c’est votre avis également ?

    Le fait que le président soit en Côte d’Ivoire n’est pas du tout gênant pour nous. Là où c’est gênant, c’est qu’à partir de la Côte d’Ivoire, il s’ingère dans les questions politiques du Burkina Faso. Ça, ça commence à être un autre problème.

    Et si vous êtes élu, ferez-vous en sorte qu’il puisse rentrer au Burkina Faso pour se présenter devant la justice ?

    Je suis tout le temps surpris que la question me soit posée : est-ce qu’on fera en sorte ou pas ? Nous avons tous un devoir de « redevabilité » devant la justice. Donc, si les faits sont reprochés au président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, il est tout à fait normal que les mécanismes de justice se mettent en place et que les faits soient prouvés avant qu’on puisse prendre des mesures contre lui. C’est tout.

    En cas de deuxième tour en octobre prochain, il faudra nécessairement conclure des alliances, que vous soyez qualifié ou pas. Quelle est votre stratégie pour ce second tour ?

    Notre stratégie d’abord, c’est d’attendre qu’on finisse le premier tour pour voir s’il y en a un second.

    Tout de même, vous savez qu’il vous faudra nouer des alliances pour espérer gagner. De qui vous sentez-vous le plus proche, de l’opposant de Bénéwendé Sankara ou bien du diplomate Ablassé Ouedraogo ?

    Nous ne nous sentons éloignés de personne. Je dois vous préciser quand même que, que ce soit Bénéwendé Sankara, que ce soit Ablassé, que ce soit même Zéphirin Diabré, nous avons tous participé ensemble au changement de la situation au Burkina Faso. Au moment venu, chacun sera suffisamment conscient de la nécessité de soutenir certainement celui d’entre nous qui sera le mieux placé, s’il y a un deuxième tour éventuellement.

    Vous n’excluez aucune alliance ?

    Du côté, en tout cas, de ceux qui ont participé à l'insurrection, nous n’excluons aucune alliance.


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