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    A la Une: Boko Haram touché au cœur

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    Beau coup de filet pour les renseignements nigérians qui ont annoncé hier l’arrestation d’une vingtaine d’hommes soupçonnés d’être de hauts responsables de Boko Haram. Parmi eux : Usman Shuiabu, alias « Money », qui a reconnu être le chef d’une cellule en charge des attaques suicide ; et Ahmed, alias « Abubakar », responsable de la fabrication des engins explosifs.

    Le site d’information Guinée Conakry Infos ne cache pas sa satisfaction : « pour ceux qui doutaient encore de la détermination du Nigeria de Buhari d’en finir avec la secte des extrémistes illuminés de Boko Haram, ces dernières infos sont de nature à rassurer les plus incrédules ! Le temps joue à présent pour l’armée nigériane qui se métamorphose au grand bonheur des populations. […] Les commandants du groupe islamiste sont désormais dans la nasse. […] Ces interpellations, à la veille du déploiement de la force d’intervention multinationale, doivent servir de substrat à l’action conjointe des forces africaines venant du Nigeria, Niger, Tchad et du Bénin. […] C’est un premier pas dans la bonne direction, conclut Guinée Conakry Infos. La marche devra se poursuivre sans relâche. »

    « Enfin, de bonnes nouvelles sur le front de la bataille que le monde livre contre le groupe Etat islamique en Afrique de l’ouest, ex-Boko Haram, renchéritLedjely.com. Pour une fois, la semaine qui s’est terminée ne s’est pas achevée avec le décompte macabre à l’actif des combattants de la secte islamique nigériane. Tout au contraire, à en croire les services de renseignements nigérians, ce sont plutôt les hommes d’Abubakar Shekau qui devraient s’inquiéter de l’arrestation d’un nombre considérable de leurs cadres les plus actifs dans l’effusion du sang et la propagation de la terreur. A quelques jours du déploiement de la force multinationale, cette nouvelle a quelque chose de rassurant. Cependant, tempère le site guinéen, l’exécution par les autorités tchadiennes de 10 membres de Boko Haram récemment arrêtés rappelle que les pays engagés dans cette traque ont, eux-mêmes, besoin d’une certaine supervision. » En effet, estime Ledjely.com, « la lutte contre le terrorisme suppose une certaine lucidité qui permette de ne jamais perdre de vue la dimension pédagogique du combat. Les gouvernements légitimes et les armées régulières ont le devoir de se mettre au-dessus de l’émotion ambiante pour faire valoir le droit et la liberté. […] Il est d’autant plus nécessaire d’y aller avec lucidité que certains n’hésiteront pas à s’abriter derrière la guerre contre le terrorisme pour régler des comptes à des ennemis ou adversaires particulièrement encombrants. Et dans le cas du Tchad, qui est loin d’être un exemple en matière de démocratie et de droits humains, un tel risque est d’autant plus élevé que tout le monde semble vouloir laisser Idriss Deby agir à sa guise. »

    D’autres solutions que la peine de mort ?

    Le régime tchadien a « voulu donner l’exemple, avec un message clair, constate pour sa part le quotidienAujourd’hui au Burkina. La riposte tchadienne aux activistes de l’Etat islamique sera sans états d’âme, sans concession, ni tri. »

    Mais plutôt que la loi du talion, ne serait-il pas plus judicieux, s’interroge Aujourd’hui, d’utiliser certains des islamistes capturés comme « appâts ou indicateurs. C’est en cela que les prévenus auraient pu servir Ndjaména. Et le pays ferait bien d’expérimenter cette stratégie qui fait souvent recette. Car, si les autorités tchadiennes parvenaient à retourner certains des prisonniers jihadistes, ils pourraient servir à progresser dans la lutte contre la pieuvre, par la capture peut-être des premiers responsables et pourquoi pas, du chacal en personne », le chef de Boko Haram, Abubacar Shekau.

    Le Pays, toujours au Burkina, est également très critique sur l’application de la peine de mort au Tchad envers les terroristes : « au-delà des doutes sur le respect effectif des droits des accusés pendant ce procès organisé en catimini, on peut légitimement se poser des questions sur l’efficacité de cette solution radicale. […] On ne peut qu’être dubitatif quand on écoute les thuriféraires du président tchadien soutenir mordicus que loger une balle dans la tête d’un terroriste suffira à désarmer le reste du groupe. »

    En tout cas, conclut Le Pays, « espérons qu’avec la mise en place de la force conjointe par les pays riverains du lac Tchad, Boko Haram sera bientôt vaincue et que la loi antiterroriste tchadienne sera abolie, à moins que cette loi, qui vise également les actes portant atteinte au “fonctionnement régulier du service public”, ne s’attaque en réalité qu’aux opposants les plus irréductibles au pouvoir d’Idriss Deby.

     

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