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    Djibrill Bassolé: «J’ai des solutions novatrices pour le Burkina Faso»

    Djibril Bassolé, diplomate, candidat indépendant à la présidentielle de 2015 au Burkina Faso. bassole.com

      Dans le cadre de notre série d'interviews consacrée aux principaux candidats à l'élection présidentielle du 11 octobre au Burkina Faso, place aujourd'hui à Djibrill Bassolé. Ce ténor du parti de Blaise Compaoré a été le représentant du président dans les crises togolaise et nigérienne au milieu des années 1990, ministre de la Sécurité puis médiateur conjoint ONU-Union africaine pour le Darfour. En charge des Affaires étrangères au moment de la chute de Blaise Compaoré, Djibrill Bassolé se présente aujourd'hui à la présidentielle en candidat indépendant. Il répond aux questions de Laura Martel.

      RFI : Pourquoi aller à cette élection, vous, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, alors que la population s’est clairement prononcée pour le changement en octobre ?

      Djibrill Bassolé : Oui, la population souhaite le changement, je crois qu’il est opportun de laisser la population justement désigner les futurs dirigeants du pays. Ce contre quoi nous nous sommes insurgés, c’est qu’une certaine classe politique veuille absolument exclure du jeu politique un certain nombre de prétendants. Parce que pour la crédibilité des élections et pour la paix sociale, il est indiqué que tous ceux qui ont le droit puissent se présenter à ces élections et que finalement les populations choisissent leur dirigeant.

      Que pouvez-vous proposer de nouveau après tant d’années passées au pouvoir ?

      J’étais ministre de la Sécurité, puis ministre des Affaires étrangères. Je n’ai pas été président, je n’ai pas été Premier ministre. Je pense que sur la base de l’expérience acquise évidemment, je suis à même aujourd’hui de proposer des solutions novatrices justement pour corriger ce qui, par le passé, n’a peut-être pas tout à fait répondu aux appels des populations. Et puis au fond, le changement ne se décrète pas, le changement est un processus, je pense que tous les candidats doivent s’engager justement à ce processus de changement, en particulier, dans le domaine de la gouvernance.

      Quelle serait votre première mesure si vous êtes élu ?

      C’est mettre en place un gouvernement d’union nationale, composé majoritairement de femmes et de jeunes. J’insiste sur la nécessité de mettre en place un gouvernement d’union nationale parce que je suis persuadé que c’est ensemble que les cadres de ce pays trouveront les formules adéquates pour sortir le pays de la pauvreté et de la précarité. Peu importe d’ailleurs les appartenances idéologiques ou politiques.

      Le Parlement de transition a voté la mise en accusation pour assassinat, coups et blessures et complicité des mêmes faits de tous les membres du gouvernement qui ont participé au Conseil des ministres qui avait adopté le projet de réforme constitutionnelle, vous en faisiez partie. Craignez-vous que votre candidature ne puisse aller jusqu’au bout ?

      Je ne crois pas que cette procédure puisse entacher ma candidature parce que je n’ai aucune responsabilité pénale de ce point de vue. Je fais confiance aux structures de justice. S’il y a à répondre à la justice, je le ferai naturellement, mais je suis persuadé que la justice m’acquittera. L’occasion nous sera donnée d’ailleurs de dire avec précision quel est le rôle que chacun d’entre nous a joué au cours de cette insurrection. Je suis personnellement satisfait d’avoir pu contribuer à trouver une solution pacifique à une sortie de crise.

      Donc, vous estimez être allé contre ces violences aujourd’hui à l’origine de la mise en accusation pour assassinat et coups et blessures ?

      Nous avons travaillé à éviter d’abord les affrontements qui auraient pu intervenir pour les besoins du contrôle du pouvoir, mais aussi à faire en sorte que le rétablissement de l’ordre se fasse dans le plus grand respect des populations. Naturellement, il y a eu des décès, il y a eu des cas de blessures, que nous déplorons. Il s’agit de laisser la justice établir les responsabilités et punir les coupables. Mais pour l’essentiel, je pense que nous devons regarder l’avenir, faire en sorte que ces élections se déroulent dans un environnement apaisé.

      Comptez-vous dissoudre le RSP, le Régiment de sécurité présidentielle comme le demande la société civile ?

      La question du RSP, comme la question de l’ensemble des forces de défense et de sécurité sera traitée par le gouvernement et la hiérarchie militaire.

      Vous n’avez donc pas tranché encore votre position sur l’avenir de ce régiment ?

      L’avenir de ce régiment dépendra de ce que le gouvernement en charge de ces questions et les chefs militaires décideront. Mais il est clair qu’il y a une fixation qui se fait sur le régiment de sécurité présidentielle, je trouve le débat actuellement inutile. Je pense que le régiment de sécurité présidentielle ne fait pas obstacle au bon fonctionnement des institutions. Il faut veiller à ce que, même après les élections, que l’armée, d’une manière générale, je ne parle pas seulement du RSP, reste une armée républicaine.

      Êtes-vous toujours en contact avec Blaise Compaoré ?

      Moi, je pense qu’un candidat doit pouvoir absolument parler à tous les Burkinabè. Je ne vais pas tomber dans ce populisme ambiant qui fait croire que parler à Blaise ou parler au CDP est une tare et va certainement apporter des préjudices au plan électoraliste. Non, moi je crois qu’il faut faire pour le bien du pays, s’il faut parler à Blaise pour que le pays retrouve sa paix, sa stabilité, je parlerai à Blaise.

      Mais l’avez-vous fait ?

      Après son départ du pays, j’ai parlé au président Blaise Compaoré.

      Mais pas depuis ?

      Je ne me rappelle plus des dates, madame... (Rires)

      Si vous êtes élu, ferez-vous en sorte que Blaise Compaoré revienne au Burkina Faso et qu’il soit présenté à la justice ?

      Je ne ferai aucune obstruction à la manifestation de la vérité. Si les organes judiciaires exigent que tel ou tel citoyen se présente, le président élu ne fera aucun obstacle à cela, au contraire, le gouvernement facilitera l’extradition de celui qui est convoqué par la justice.


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