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    Les filières durables peinent à lutter contre la déforestation

    Au Cambodge, la déforestation fait des ravages. globalwitness.org

    Les productions agricoles sont de plus en plus responsables de la déforestation. Il reste encore beaucoup de travail pour responsabiliser les filières et les États.

    Les filières agricoles, malgré leurs efforts, sont encore majoritairement responsables de la déforestation. Une déforestation qui accélère le réchauffement climatique. Le poids du prélèvement de l'agriculture sur les forêts est même passé de 70 % à 90 %. Et le déboisement demeure massif. L'année 2014 est même la pire du millénaire : l’équivalent de la superficie du Portugal est parti en bois coupé ou en fumée de charbon de bois ; c'est beaucoup plus rentable que de mettre en culture des terres déjà dégradées.

    Pourtant, l'industrie agro-alimentaire, aiguillonnée par les ONG et les consommateurs, a pris de nombreuses initiatives pour faire en sorte que ses matières premières ne soient pas produites aux dépens des forêts. Les multinationales ont mis en place des systèmes de certification des plantations ou se sont mises à tracer de façon précise leur approvisionnement pour s'assurer qu'il n'était pas issu de la déforestation. Le processus a été lancé par l'industrie de l'huile de palme en 2010-2011, mais le travail commence à peine dans d'autres filières, papier, caoutchouc, cacao.

    Et si la déforestation s'est calmée en Amazonie ou en Indonésie, elle s'aggrave en Birmanie, au Cambodge, en Afrique de l'Ouest et de l'Est, et dans le bassin du Congo. Il manque des leviers pour impliquer certains segments de l'industrie et pour impliquer les Etats, voire les petits producteurs, dans la protection des forêts. Faut-il payer le cacao deux fois plus cher aux petits planteurs pour qu'ils épargnent les forêts ? Faut-il un moratoire sur l'huile de palme en Afrique, comme le Brésil en a imposé sur le soja et le bœuf ? Faut-il conditionner les prêts des bailleurs internationaux au respect des forêts ? L'aide de la Norvège au Liberia dans sa démarche « zéro déforestation » pourrait ouvrir la voie.

    En attendant, les filières agro-alimentaires semblent d'accord pour constituer (une cartographie des risques de déforestation et) une plateforme internationale de suivi sur le terrain des engagements pris par les entreprises, qui associerait les ONG et les scientifiques.


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