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    Le captage du carbone, une fausse bonne idée?

    Cheminées de la centrale électrique au charbon de Belchatow en Pologne. REUTERS/Peter Andrews

    A environ cent jours de la COP 21, le plus grand flou entoure encore les moyens techniques et financiers qui seront mis en œuvre pour enrayer le réchauffement climatique. Le captage du carbone et sa conservation sont présentés depuis des années comme une partie de la solution, mais les expériences demeurent limitées pour le moment.

    Il y a à travers le monde une vingtaine de sites où cet outil est opérationnel alors qu'une centaine étaient prévus pour 2020 par l'Agence Internationale à l'Energie. Parmi eux, une seule centrale électrique au charbon en est équipée. Celle de Boundary Dam, au Canada, dans la province du Saskatchewan. Après un an de mise en service, le bilan technique de cette installation est excellent ; 90% des émissions polluantes ont été aspirées sans entamer la productivité de la centrale.

    Le bilan environnemental est plus contestable, car pour valoriser le dioxyde de carbone, on le revend à des compagnies pétrolières ; elles l'injectent dans les vieux gisements pour faire remonter encore plus d'or noir. Quant au bilan économique, il est impossible à faire pour le moment. Les dirigeants de la centrale restent discrets, ils ne communiqueront pas là-dessus avant plusieurs années d'expérimentation. Faute d'évaluation, on a des estimations. La construction d'une centrale au charbon avec cette technologie double quasiment son prix. Des économistes estiment que ce procédé surenchérit le coût de l'électricité de 70 à 80%.

    ▪ N'est-il pas plus rentable de promouvoir les énergies renouvelables plutôt que ce type de technologie ?

    C'est le point de vue défendu par des écologistes canadiens. Le responsable de la centrale a une autre approche : capter le carbone était d'après lui le seul moyen de sauver les emplois du site voué à disparaitre s’il ne se conformait pas à la réglementation fédérale sur les émissions de carbone. Le captage est aussi au niveau mondial le seul moyen de préserver l'usage du charbon, ce qui est dans l'intérêt de beaucoup de pays, producteurs et consommateurs.

    Dans des grands pays émergents comme le Vietnam et l'Indonésie il y a un nouvel engouement pour cette ressource bon marché et disponible en quantité. La Chine en est le premier producteur mondial et les Etats-Unis, le deuxième. Il faudra donc faire avec le charbon, tout en essayant d'en réduire l'impact avec la technologie du captage et du stockage du CO2.

    ▪ Ces centres de stockage coûtent cher, qui supportera cette charge ?

    Il n'y a pas de réponses claires à cette question pour le moment. C'est précisément à cause de ce flou que les industriels ne sont pas pressés d'investir dans ces centres. Les capitaux investis dans cette technologie ne représentent que 1% de ce qui a été dépensé depuis dix ans dans les énergies alternatives. Pire encore, le montant des subventions accordées aux énergies fossiles en général : ce sont des milliers de milliards de dollars par an. Subventionner une activité polluante, ce n'est pas vraiment le bon signal pour encourager les producteurs à financer l'élimination des émissions de CO2.

    Stopper les subventions : c'est un premier pas indispensable. La décision de la France annoncée aujourd'hui de ne plus subventionner les centrales au charbon produites par Alstom et destinées à l'exportation va dans le bon sens. Un prix élevé du carbone, soit fixé par une taxe ou par le marché des droits carbone, inciterait sans doute les acteurs à prendre des mesures rapides, mais on sait que c'est une décision politique complexe qui déchire justement les négociateurs de la COP 21.


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