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    Le chef de la diplomatie sénégalaise «surpris» de la réaction de M. Kafando

    Mankeur Ndiaye, ministre sénégalais des Affaires étrangères. diplomatie.gouv.sn

      En fin de matinée ce mardi, le président sénégalais Macky Sall présentera à ses pairs ouest-africains de la Cédéao, réunis en sommet extraordinaire à Abuja au Nigeria, sa proposition de sortie de crise en 13 points pour le Burkina Faso. Un texte controversé pour lequel Michel Kafando, le président de la transition au Burkina Faso, a dit ne pas avoir été consulté et n'avoir été mis au courant que lundi matin. Faux, rétorque aujourd'hui le ministre sénégalais des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye. Il répond à Pierre Pinto.

      RFI : Quand Michel Kafando, sur RFI, dit ne pas avoir été associé à la négociation du schéma de sortie de crise, comment est-ce possible ?

      Mankeur Ndiaye
      : Je suis très, très surpris par cette déclaration du président de la transition, Michel Kanfando. Je voudrais d’abord commencer par préciser que les éléments de proposition de compromis qui ont été présentés par la médiation du président Macky Sall sont partis de propositions venant des médiateurs nationaux burkinabè, qui ont soumis à la médiation de la Cédéao sept éléments de proposition de sortie de crise, qui par la suite ont été enrichis à la suite des différents contacts que la médiation a eus avec tous les acteurs : les ambassadeurs d’un certain nombre de pays, le groupe international de soutien et d’accompagnement de la transition au Burkina Faso, la société civile, le Conseil national de transition, les partis politiques, et naturellement, avec le général Diendéré et son équipe.

      Les éléments de proposition ont été portés à l’attention du président Kafando par les présidents Macky Sall et Boni Yayi, qui se sont rendus à sa résidence officielle, d’abord pour s’enquérir de son état de santé et ensuite lui présenter tous les éléments de proposition de sortie de crise. Et il a donné son point de vue sur chacun des éléments ! Y compris sur l’amnistie ! Il a dit ce qu’il en pensait. Et lui-même d’ailleurs, il avait quelques réticences, mais après il a dit : « Oui, bon… On peut le faire. Le cas de Diendéré, oui, pourquoi pas. » C’est pour vous dire qu’il s’est prononcé sur chacun de ces éléments ! C’est pourquoi je suis trop surpris. Je suis trop surpris parce que, encore une fois, comment des chefs d’Etat médiateurs vont demander un retour à la transition, sous la présidence du président Kafando, sans demander son point de vue ? Mais ce n’est pas étonnant ça ?

      Lui, affirme n’avoir été mis au courant que ce lundi matin ?

      Quand les chefs d’Etat lui ont posé la question : « Monsieur le président, est-ce que vous souhaitez revenir ? », il a marqué son accord. Il a parlé devant les chefs d’Etat. Je suis surpris et je suis sûr que les deux chefs d’Etat médiateurs le sont. Et je ne sais pas maintenant pour quelle raison Monsieur le président Kafando s'est exprimé ainsi.

      Les événements de cette nuit sur le terrain ne sonnent-ils pas l’échec de la médiation de Macky Sall au Burkina ?

      Nous observons tous ce qui se passe sur le terrain. Le président Macky Sall, président en exercice (de la Cédéao, NDLR), doit appeler au calme, à la retenue. Il faut que tous les acteurs comprennent que la situation au Burkina Faso est extrêmement complexe, extrêmement grave. Il faut qu’il donne le temps à la Cédéao de trouver une issue heureuse et pacifique à la crise au Burkina Faso. Sinon, les conséquences vont être incalculables ! Il y a deux voies : la voie de la paix civile pour aller vers des élections apaisées, ouvertes, crédibles, démocratiques, et la voie du chaos. Et nous travaillons pour que la première voie  triomphe.

      On a l’impression qu’au sein même de la Cédéao, les voix sont dissonantes. Par exemple entre le Sénégal et le Niger, ce dernier pays ayant adopté une attitude de fermeté ce lundi 21 septembre en demandant aux putschistes de regagner les casernes et de déposer les armes.

      Mo,i je ne peux pas apprécier la position du chef d’Etat. Ce n’est pas à mon niveau. Je vous dis ce qui s’est passé et je vous dis la réalité, parce que j’étais avec le président Macky Sall durant ces trois jours au Burkina Faso, et j’ai suivi de près tout ce qui a été fait et tout ce qui a été dit.

      Mais n’y a-t-il pas de divergence de vues entre certains pays de la Cédéao, entre d’un côté le Sénégal et la Côte d’Ivoire et de l’autre le Niger et d’autres pays ?

      Les éléments de proposition, comme je l’ai dit, vont être soumis à un sommet de chefs d’Etat. Tous ces pays que vous avez cités seront au sommet et donneront leur point de vue.

      On a aussi assisté à des réactions différentes entre l’Union africaine et la Cédéao, notamment au début des événements. Comment cela s’explique-t-il selon vous ?

      Vous savez, ce que l’on a retenu au plan africain, c’est une décentralisation du règlement de crise. Quand il y a une crise qui surgit, ce qu’on a retenu, c’est qu’on laisse à l’organisation sous-régionale le soin de gérer la crise. Si elle n’y arrive pas on remonte au niveau continental. Donc, jusque là, je crois que la Cédéao a bien géré cette crise. C’est le cas du Mali, c’est le cas aujourd’hui de la Guinée-Bissau et du Burkina Faso. L’Union africaine a des principes qui consistent à condamner immédiatement tout changement anticonstitutionnel de régime. Elle est dans son rôle. Mais nous sommes aussi, en tant qu’organisation sous-régionale, dans notre rôle de chercher à trouver une issue Cédéao à la crise dans un pays membre de la Cédéao.

      Peut-on envisager que tout à l’heure à Abuja, au sommet de la Cédéao, les chefs d’Etat amendent ou modifient le projet présenté par Macky Sall ?

      Mais c’est une proposition de solution de sortie de crise ! Cette proposition est sujette à amendement, c’est une évidence. Sinon, on n’aurait pas organisé un sommet.

      La Cédéao ne s’est-elle pas finalement fourvoyée dans cette médiation ?

      Non, pas du tout. Je pense qu’il faut encourager la Cédéao. Encourager ce qui a été fait. C’est rare d’avoir en l’espace de trois jours après un coup d’Etat militaire, l’engagement de la junte à quitter le pouvoir. Il faut regarder l'histoire des coups d’Etat en Afrique. Je crois qu’il faut encourager la Cédéao à continuer à traiter les crises qui surgissent dans son espace. Nous lançons un appel à tous nos partenaires, bilatéraux comme multilatéraux, pour accompagner la Cédéao, renforcer ses capacités et aider nos pays à surmonter les crises que nous connaissons pour se pencher sur les questions de développement. Voilà un peu la perspective.


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