GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 29 Novembre
Mercredi 30 Novembre
Jeudi 1 Décembre
Vendredi 2 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 4 Décembre
Lundi 5 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: face-à-face tendu à Ouagadougou

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Face-à-face tendu entre l’armée régulière, fidèle aux autorités de la transition, et les militaires putschistes du RSP, le Régiment de sécurité présidentielle. Un face-à-face qui était « inévitable, tôt ou tard », soupire le quotidien burkinabè Aujourd’hui. En effet, précise-t-il, « ce putsch, celui de trop du RSP, est le prétexte tout trouvé pour les autres militaires de se mesurer enfin avec ce corps d’élite longtemps materné par un Blaise Compaoré qui en avait fait une armée dans l’armée, avec des moyens conséquents et surtout une puissance de feu inimaginable. (…) Le risque d’en découdre est d’autant plus élevé, poursuit Aujourd’hui, que dans sa première déclaration télévisuelle en tant que chef de la junte, diffusée hier sur les antennes de la RTB, le général Diendéré exprime certes sa compassion aux familles endeuillées et demande pardon à la nation, mais il s’arc-boute sur le futur verdict des chefs d’Etat de la Cédéao sur les 12 propositions. Tout en ignorant les colonnes de chars et les militaires qui lui sont hostiles aux faubourgs de Ouaga. »

    Et Aujourd’hui de s’alarmer : « Sur quels lendemains vont se réveiller les Burkinabè ? Plaise à Dieu que la sagesse puisse habiter ces militaires pour que les fusils restent en bandoulière afin de préserver le Faso d’une guerre civile dont on sait quand elle commence mais pas lorsqu’elle se termine. »

    Vers un affrontement fratricide ?

    Attention à tout dérapage, prévient également le site d’informations guinéen Ledejely.com : « Les burkinabé et même la classe politique devraient réaliser qu’il n’y a pas que la vision angélique qui voudrait que le RSP se laisse tranquillement désarmer par les soldats loyalistes et se présenter en victimes expiatoires. Sachant quel sort pourrait leur être réservé, Diendéré et les autres pourraient bien résister et se défendre âprement. (…) Et les risques de voir cet affrontement fratricide dériver sur une guerre civile plus étendue ne sont pas totalement nuls. Une sombre perspective dont les pauvres innocents burkinabè seraient encore et davantage les potentielles victimes. D’où la nécessité d’y aller avec le moins de passion possible. » Et Ledjely.com d’invoquer l’issue diplomatique, avec le projet d’accord élaboré par la Cédéao.

    Oui, insiste Fraternité Matin en Côte d’Ivoire, « que les hommes politiques burkinabè acceptent le projet d’accord politique de sortie de crise proposé par les présidents Macky Sall et Yayi Boni au nom de la Cédéao. Oui, il faut qu’ils s’évertuent à accepter que les élections soient inclusives afin d’arracher aux putschistes le seul argument qu’ils brandissent. Le peuple burkinabè tranchera dans les urnes. Et il faut faire vite ! »

    La Cédéao a-t-elle raté le coche ?

    Seulement voilà, ce projet d’accord est contesté par la frange loyaliste, par une grande partie de la société civile et plus largement par la majorité de la population burkinabè. C’est ce que constate La Nouvelle Tribune au Bénin, qui s’insurge également contre la médiation de la Cédéao : « Macky Sall, Boni Yayi et toute leur équipe de médiation ont raté le coche à Ouagadougou, s’exclame le quotidien béninois. Les Burkinabè n’ont pas avalé la couleuvre des compromis " démocraticides " que la médiation a tenté de leur faire avaler pour sortir d’affaire Diendéré et ses ouailles putschistes. La Cédéao, s’accorde-t-on de condamner, a été prise en flagrant délit de " légitimation de putsch " avec la proposition d’amnistie que de pseudo-médiateurs ont habilement glissée dans le texte de projet d’accord politique. Encore qu’il faut se demander si accord il y avait. Ni la société civile, ni le président de la transition dissoute Michel Kafando n’ont approuvé ce que les médecins après la mort de la Cédéao ont eu l’audace d’appeler " projet d’accord politique ". En un mot, la Cédéao a cédé aux caprices de voyous armés qui se croient au-dessus du peuple. »

    Walfadjri au Sénégal, avec un ton plus mesuré, est à peu près sur la même ligne : « C’est l’impasse après le passage de Macky », constate-t-il. « La médiation est loin d’être un succès. »

    Le Quotidien, autre journal sénégalais, renchérit : « La médiation de la Cédéao, conduite par le président Macky Sall, connaît un cinglant revers. Il n’a pas fallu 24 heures pour que l’accord, qui semblait acquis et acté, soit totalement remis en cause. (…) La diplomatie sénégalaise ne peut pas bomber le torse après ce qui a été obtenu à Ouaga. Et l’on peut se poser la question de savoir quelle partie de l’accord le sommet d’aujourd’hui à Abuja pourra sauver, si Diendéré venait à parvenir à survivre à la nuit dernière. »


    Sur le même sujet

    • Burkina Faso

      Burkina Faso: mobilisation dans les rues contre le projet de la Cédéao

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.