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    A la Une: prolongations à Ouagadougou

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    La crise se poursuit au Burkina Faso, mais les risques de confrontation armée sont pour l’instant écartés. En effet, précise le site LeFaso.net, « les soldats loyalistes et les militaires putschistes du RSP, le Régiment de sécurité présidentielle, ont signé hier soir un accord pour éviter les affrontements. » Les loyalistes ont accepté de se reculer à une cinquantaine de kilomètres de la capitale et les mutins ont affirmé regagner leurs casernes.

    Place maintenant à la négociation. « La Cédéao était réunie hier à Abuja, au Nigeria, pointe le site d’information Fasozine. L’instance sous-régionale a de nouveau demandé le désarmement des auteurs du coup d’Etat. Dans la foulée, quatre chefs d’Etat ont été dépêchés dans la capitale burkinabè pour faire avancer la médiation. Macky Sall (Sénégal), Boni Yayi (Bénin), Faure Gnassingbé (Togo) et Muhammadu Buhari (Nigeria) sont attendus ce mercredi à Ouagadougou. Ils tenteront de relancer la médiation régionale, qui n’a pour le moment pas donné de résultats probants. Il s’agit également de réinstaller Michel Kafando dans ses fonctions de président de la transition et de faire part aux acteurs politiques burkinabè des propositions de sortie de crise qui ont été arrêtées. »

    Inconnues…

    Le quotidien ouagalais Aujourd’hui n’est guère convaincu et se pose bien des questions. « La cavalerie de la Cédéao revient donc à Ouaga pour faire déposer les armes aux retranchés du casernement Naaba Koom. Y parviendront-ils ? Quelles garanties exigera le général Diendéré avant cette abdication ? Les forces loyalistes donneront-elles enfin l’assaut si les putschistes rechignent ? (…) Et quid de la problématique de l’amnistie dont les putschistes sont preneurs mais qui aviseront si elle n’est pas obtenue ? Pendant ce temps, constate Aujourd’hui, le quotidien des Burkinabè, qui n’était déjà pas reluisant sous la transition, se dégrade davantage. Tout est paralysé et dans de nombreuses familles, les produits de base commencent à manquer. D’ailleurs, la fête de la Tabaski est prévue demain, mais où trouver les sous pour payer le mouton et comment fêter dans cet environnement kafkaïen ? Voici venir les jours et les nuits les plus longs du Burkina. »

    Amnistie ?

    Le cœur du problème, c’est cette fameuse question de l’amnistie ou non des putschistes… Et là, les positions des uns et des autres sont assez tranchées, pointe le site d’information guinéen Ledjely.com. « Les putschistes, pleins de leur fierté, ne sont pas prêts à se rendre. Outre l’humiliation du moment, ils savent qu’en se laissant capturer sans autre forme de garanties, ils pourraient rendre des comptes devant une juridiction. Il y a donc des raisons de penser qu’ils tiendront jusqu’au bout à leur amnistie. Car vu les circonstances, c’est leur bouée de sauvetage. Or, poursuit Ledejely.com, c’est surtout ce dont ne veulent pas entendre parler les Burkinabè. Le peuple, la société civile et la classe politique, voulant certainement donner une leçon à tout le continent, pensent que rien ne justifie que l’on encourage ainsi la culture des coups d’Etat. Surtout que le putsch a occasionné des pertes en vies humaines. Prise au piège de ces deux positions inconciliables, la Cédéao s’est montrée incapable de trancher à l’issue du sommet d’hier à Abuja, au Nigeria, constate encore le site guinéen. Les chefs d’Etat de la sous-région, invitant les putschistes à la reddition et réaffirmant le retour de Michel Kafando au pouvoir, n’ont même pas osé aborder cette question très sensible de l’amnistie. Ils proposent une mission de négociation particulièrement étoffée qui arrive ce mercredi à Ouagadougou. Son objectif ? Réussir là où Macky Sall et Yayi Boni ont déjà échoué. Sauf que, sur le terrain, au lieu de se refroidir, la situation s’est au contraire un peu plus échauffée. D’où le scepticisme avec lequel beaucoup de Burkinabè appréhendent cette autre mission, au-delà du peu de confiance que leur inspire désormais la Cédéao. »

    Des élections inclusives ?

    Enfin, autre point délicat, la réintégration ou non des ex-partisans de Compaoré au sein du processus électoral. Pour Fraternité Matin en Côte d’Ivoire, leur exclusion politique serait « une bombe à retardement (…) Il ne faut pas se laisser hanter par l’ombre d’un président déchu. Même si ses partisans ont décidé de se présenter. Il n’y a que le verdict des urnes, pointe le quotidien abidjanais, pour départager les pro et les anti. Donc, donner le choix aux électeurs de sanctionner ! Vox populi, vox dei ! Un vote sanction vaut mieux qu’une exclusion ! »

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