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    En Turquie, une critique feutrée sur le drame de La Mecque

    La ville de Mina, près de La Mecque, où la bousculade meurtrière s'est produite le 24 septembre 2015. REUTERS/Ahmad Masood

    Plus de 700 pèlerins musulmans sont morts hier, jeudi 24 septembre, après une bousculade sur le site de Mina, non loin de la Mecque, en pleine affluence à l'occasion de la fête du sacrifice et du pèlerinage du Hadj. Depuis, les critiques sur la gestion des lieux saints par l'Arabie saoudite se multiplient dans le monde musulman. En Turquie, un responsable de l'AKP au pouvoir propose même au royaume hachémite de déléguer aux Turcs - qui ont administré la Mecque et Médine durant près de quatre siècles - cette responsabilité.

    Quel est le bilan côté turc ? Quelle est l'importance de la présence turque habituellement lors de ce grand pèlerinage ?

    Dans un premier temps, 18 ressortissants turcs avaient été portés disparus, puis petit à petit, les autorités ont pu obtenir des nouvelles de cinq d’entre eux. Pour l’instant le bilan, mais qui n’est que provisoire, fait état de quatre pèlerins morts formellement identifiés. C’est relativement peu, quand on sait que la Turquie a un contingent de 70 000 pèlerins pour La Mecque chaque année. Cela s’explique sans doute par le fait qu’en général, les pèlerins déambulent en groupes de même nationalité, ou au moins de même provenance géographique. Et manifestement, dans les couloirs où s’est produite la bousculade, il n’y avait pas, à ce moment, d’importants groupes venant de Turquie.

    Quelle a été la réaction des autorités ? Ont-elles évoqué les questions de sécurité ?

    Oui, de manière assez feutrée mais tout de même claire. Elles évoquent des manquements graves dans les lieux saints. Le directeur des Affaires religieuses, Mehmet Görmez, parle de manquement grave dans l’administration du complexe et dit avoir du mal à comprendre comment une bousculade peut avoir pris de telles proportions, émettant l’hypothèse que les personnes en fauteuil roulant pourraient avoir bloqué la foule et provoqué des chutes, et aussi que les handicapés âgés, avec des béquilles, ne devraient pas avoir leur place dans de tels mouvements de foule. Et puis le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, a confié aux journalistes avoir eu l’occasion de rédiger, en 1999-2000, un rapport avec des experts recommandant des solutions pour améliorer la sécurité des lieux saints lors des grands pèlerinages ; mais, a-t-il regretté sans critiquer directement les autorités saoudiennes, il est notable et regrettable que ce rapport n’ait pas été pris en compte. Quant à la proposition du maire d’Ankara, Melih Gökçek, de faire administrer les lieux saints par la Turquie, ce n’était malheureusement pas une blague dans sa bouche, mais ce n’est guère sérieux, comme le sont souvent les déclarations tonitruantes de cet élu.

    En période électorale, le sujet fait-il polémique aussi parmi la classe politique ?

    Immanquablement, et, une fois les messages de condoléances publiés, c'est la politique de proximité de l'AKP au pouvoir avec la famille saoudienne qui est visée par les critiques de la gauche turque, une nouvelle fois. Lors du décès du souverain saoudien, l’an dernier, Recep Tayyip Erdogan s’était empressé de décréter trois jours de deuil national, alors que les 300 morts de la catastrophe minière de Soma ou récemment les 30 morts de l’attentat de Suruç, n’avaient pas suscité la même compassion. Aujourd’hui le leader du HDP, Selahettin Demirtas, attend de voir quelle réaction officielle provoquera le drame de La Mecque, et si justement, les dirigeants turcs sauront exprimer des critiques explicites au sujet des défaillances dans la sécurité des lieux saints, qui de toute évidence sont dans tous les esprits mais rarement dans toutes les bouches.


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