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    A la Une: Burkina Faso, coup d’Etat passager

    AFP

    Le putsch est terminé, le RSP a été dissous, mais la presse s’interroge sur les possibles motivations non avouées des mutins. Durant la semaine qu’a duré ce putsch militaire, nous avions été les premiers à évoquer sur nos antennes l’hypothèse de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara. Hypothèse également évoquée par l’hebdomadaire Marianne.

    « Etrangement, la veille du coup d’Etat, remarque le journal, les avocats de Mariam Sankara, sa veuve, devaient prendre connaissance de divers rapports d’expertise mentionnant le nom de Diendéré », du nom du général qui a pris la tête des mutins. « Pas de quoi surprendre les nombreux diplomates qui n’ont jamais douté de son implication directe, comme celle de Compaoré en personne », énonce Marianne.
     
    Décidément inspiré par l’ex-dictateur burkinabè et emporté par son élan, l’hebdomadaire fait également le lien avec la Côte d’Ivoire. « Des esprits plus malicieux encore avancent que la France s’est réjouie de l’aide décisive que le beau Blaise apporta à son "frère" et ami Alassane Ouattara dans la guerre sécessionniste ayant abouti à la destitution de Laurent Gbagbo », écrit Marianne. Qui rappelle que l’élection présidentielle ivoirienne « doit se tenir » le 25 octobre. Et qui se demande s’il faut y voir ce qu’il appelle une « autre coïncidence », fin de citation.
     
    Gbagbo : coup d’Etat permanent
     
    Laurent Gbagbo qui est justement à la Une ce mois-ci dans les kiosques. Visage grave, costume-cravate, l’ex-président ivoirien apparait en effet à la Une du bimensuel 54 Etats. Sous le titre très mitterrandien de « coup d’Etat permanent », le journal, qui s’inspire notamment du livre France Côte d’Ivoire, Une histoire tronquée, de Fanny Pigeaud (Vents d’ailleurs), consacre un dossier à la Côte d’Ivoire, revenant aussi bien sur ce qu’il appelle la « choquante arrestation » de Laurent Gbagbo en avril 2011 à Abidjan, que sur le cours des événements d’une crise que la France et une grande partie de la communauté internationale a « souhaitée et soutenue ». Et 54 Etats y revient car, explique ce magazine, la réconciliation en Côte d’Ivoire « ne peut et ne doit aboutir que dans la vérité ». Or le bimensuel a comme un doute sur le procès à venir de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale, dont l’issue « ne pourra que diviser le peuple ivoirien et raviver ses mille blessures », prédit-il.
     
    Gabon : zizanies de grande famille
     
    Restons encore en Afrique, mais au Gabon cette fois-ci, où la succession Bongo revient cette semaine dans l’actualité car, comme le relève L’Express, le tribunal de grande instance de Nantes, dans l’ouest de la France, devait statuer jeudi dernier, 24 septembre 2015, sur la « recevabilité » de la requête formulée par Onaïda, fille que feu-Son excellence, le président Omar Bongo, décédé en juin 2009, a eu avec Chantal Myboto, elle-même fille d’un « ci-devant baron du régime passé à l’opposition en 2005 », énonce l’hebdomadaire français, en référence à Zacharie Myboto, qui affronta Ali Bongo à l’élection présidentielle de 2005 au Gabon.
     
    Pour bien comprendre cette histoire de succession, que L’Express raconte dans un article fort justement intitulé « La course au magot de "Papa Bongo" », et dans lequel il est questions des bisbilles entre héritiers d’Omar Bongo, dont le magazine peine lui aussi à évaluer le montant de la fortune, il convient d’abord de rappeler que Nantes est la ville française qui abrite le Service central d'état civil. D’où la saisine du tribunal local par Onaïna, 24 ans, demi-sœur de l’actuel président gabonais Ali Bongo, laquelle « demande une copie de l'acte de naissance complet de son présidentiel aîné, né avant l'indépendance », énonce le journal. Dans les colonnes duquel l’avocat de la demanderesse déclare : « Ali est quand même le seul héritier à n'avoir pas produit un tel document ! ». En réponse, l’avocate du chef de l’Etat gabonais rétorque que la demande d’Onaïna constitue une « Exigence illégitime au regard du droit » et que cette demi-sœur du président Ali Bongo « veut mettre la pagaille. Tout en exigeant à titre transactionnel une somme hallucinante pour sortir de la succession. »
     
    La pagaille ? Au-delà des questions successorales, dans le maquis desquelles L’Express s’est à son tour enlisé - on le serait à moins -, c’est en effet la question de la filiation d’Ali Bongo qui refait surface à travers cet article.
     
    Gabon : le lignage d’Ali Bongo
     
    Et l’on sait à quel point cette question est sensible au Gabon. Comme le souligne L’Express, il s’agit d’un « tabou suprême » que le journaliste et écrivain Pierre Péan avait évoqué dans son livre Nouvelles Affaires africaines, Mensonges et pillages au Gabon (Fayard), ouvrage cité en référence par L’Express.
     
    Tabou qui « revêt une portée vertigineuse à un an d'une échéance électorale acrobatique », et pour cause, puisque, rappelle l’hebdomadaire, « si, hypothèse la plus probable, Ali n'est pas le fils biologique d'Omar [Bongo], mais un enfant adopté, l'article 10 alinéa 4 de la Constitution gabonaise lui interdit de briguer la magistrature suprême ».
     
    Que va-t-il donc se passer dans l’affaire de la succession de « papa Bongo » ? Dans les colonnes de L’Express, un diplomate anonyme « familier des intrigues librevilloises », estime que toutes ces intrigues, justement, poussent le président Ali Bongo à « liquider l'imbroglio de la succession avant le scrutin de l'été 2016 [car] pour lui, l'enjeu politique prévaut sur l'enjeu financier ». Mais comme rien n’est simple dans cette affaire, un des frères cadets du président le dit tout de go dans L’Express : « notre frère redoute que le pognon qui lui échappe atterrisse dans les caisses de ses rivaux ». De quoi vous faire goûter les familles nombreuses.
     
    France : coup de tabac annoncé pour la gauche
     
    A trois mois des élections régionales, ce sondage très préoccupant pour la gauche. Le Parisien Dimanche, qui publie les résultats de cette enquête Odoxa, lance même un « avis de tempête à gauche », car au premier tour de ce scrutin régional à venir, la droite parlementaire plus le centre recueilleraient un peu plus du tiers des intentions de vote des Français (35% pour être plus précis) et le parti d’extrême-droite Front national un peu plus du quart (26%, selon ce sondage).
     
    Pointant donc en troisième position, le Parti socialiste est crédité dans cette enquête de 23% seulement des intentions de vote des Français, et le Front de gauche de 7% d’entre elles. Prédiction du journal, le PS, qui « dirigeait » jusque-là avec ses alliés la quasi-totalité des régions françaises, pourrait connaître un revers « historique ». Quand au Front national, il est « en passe » de battre son record à une élection, prophétise Le Parisien Dimanche. Noël au balcon en perspective, mais sous la tourmente et sans parapluie, en quelque sorte, pour les socialistes français.

     

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