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    Burkina Faso : jeu, set et match perdu pour Diendéré

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

      Jeudi 1er octobre 2015, début d’après-midi, arrestation de l’ex-putschiste en chef au sortir de la nonciature à Ouagadougou, « l’ambassade » du Vatican, où Gilbert Diendéré avait trouvé refuge. Et ce matin, le quotidien ouagalais Le Pays exulte.

      Ainsi donc l’ex-chef d’état-major particulier de la présidence du Faso a-t-il été « rattrapé par son passé », lui qui, pourtant, « coulait une vie paisible » depuis que son mentor, Blaise Compaoré, « acculé par la rue », a pris la « poudre d’escampette » pour trouver refuge en Côte d’Ivoire, « son beau pays », où il « se la coule douce », pilonne le journal.

      Qui solde les comptes. Avec la mise de Diendéré sous les verrous, c’est d’abord « la démocratie burkinabè qui gagne », souligne-t-il d’abord. Avec l’arrestation de celui qui aura on ne peut plus marqué les années « sombres » du régime Compaoré, c’est aussi un « mythe (qui) est désormais définitivement brisé », complète-t-il en second lieu.

      Enfin, pour Le Pays, cette arrestation « sonne le glas du système Compaoré. Et c’est tant mieux », estime l’estimable confrère.

      Burkina Faso : ecce homo

      Comme le remarque dans son style fleuri L’Observateur Paalga, Diendéré aurait eu beau « brûler tous les cierges du Nonce », on ne voit pas comment il aurait pu échapper à son destin ! Sur sa lancée biblique, l’autre grand quotidien ouagalais, qui qualifie la sortie de Diendéré de « piteuse », ne voyait pas trop comment, « miséricorde pour miséricorde », le nonce apostolique pouvait protéger éternellement cette « brebis égarée ». Un jour ou l’autre, il aurait bien fallu au nonce se résoudre à dire : « Voici votre homme» sans pour autant « s’en laver les mains », formule L’Observateur Paalga, en référence, bien sûr, au Romain Ponce Pilate, procurateur de Judée, qui, selon les Saintes écritures, s’est bien gardé de faire obstacle à la condamnation du Christ.

      Burkina Faso : l’homme qui en sait trop

      C’est à présent que va commencer le «débriefing de concierge- eurocrate du pouvoir Compaoré », formule le quotidien Aujourd’hui. Or un « éventuel » procès du général Diendéré revient à un procès du régime Compaoré, « mais aussi de la sous-région », prévient-il.

      Autant dire que la suite promet, mais ceux qui rêvent de pendre Diendéré à un « croc de boucher » devront encore patienter un peu, car l’ex-chef des mutins est un « colis à manipuler avec précaution », prévient encore L’Observateur Paalga. Lui qui a « honteusement fui pour se terrer, tel un rat, dans une chancellerie », fustige le journal, est une véritable « boîte noire » du défunt régime, une « mine d’infos » qui pourrait « faire sauter la République 1 000 fois » s’il décidait de ne pas « plonger seul ».

      Le Pays, encore lui, n’écrit pas autre chose et préconise de « tout faire » pour que soit préservée la vie du Général Diendéré. Car ils sont « nombreux » (les) hommes politiques qui ont « actuellement » le vent en poupe, qui pourraient « perdre la cote » si Diendéré accepte, lors de son procès, de faire le « grand déballage », souligne le journal. Ces gens-là voudraient bien « le voir passer de vie à trépas. Car, comme le disait Aristote, nul ne gouverne innocemment, surtout qu’au Burkina, certains ont gouverné pendant plus d’un quart de siècle », énonce donc Le Pays.

      MNLA : le soupçon Diendéré

      C’est dans ce contexte également que le vice-président du MNLA, Mahamadou Djeri Maiga a été arrêté hier dans la soirée à l’aéroport international de Ouagadougou, avant d’être relâché. Comme le formule le site guinéen Le Djely.com, Mahamadou Djeri Maiga s’est fait « choper » pour son « prétendu lien » avec le putsch manqué du 17 septembre dernier à Ouagadougou.

      Et le journal en ligne de rappeler que, du temps de Compaoré, ce dernier avait été « soupçonné de donner un peu trop de relief aux positions défendues  par les touaregs. Ce qui d’ailleurs avait justifié qu’au lendemain de son élection, IBK écarte progressivement et subtilement son homologue du processus du dialogue inter-malien pour le confier à la diplomatie algérienne. Or, derrière Blaise Compaoré, se cachait en réalité son bras droit qui n’était que Gilbert Diendéré », énonce Le Djély.com, étant une fois encore rappelé que Mahamadou Djeri Maiga a été relâché tard hier dans la soirée après avoir été entendu.

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