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    A la Une: le RSP désarmé

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    C’est désormais officiel au Burkina Faso : le RSP, le régiment de sécurité présidentielle, auteur du putsch manqué du 17 septembre dernier, a été officiellement dissout hier.
     
    « Clap de fin pour l’ex-Régiment de sécurité présidentielle, s’exclame LeFaso.net. Hier, place de la Révolution à Ouagadougou, c’est un membre de l’ex-garde prétorienne qui a lui-même présidé la cérémonie marquant la fin du désarmement du RSP, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida. Etaient également présents les chefs d’Etats-majors des pays de la CEDEAO, venus constater de visu la fin du désarmement comme cela avait été exigé par l’instance sous régionale. “Depuis sa création, le RSP a été utilisé par le régime Compaoré pour freiner les aspirations légitimes du peuple burkinabè à une vie démocratique réelle”, a confessé le Premier ministre. »
     
    Lors de cette cérémonie, l’impressionnant arsenal du RSP a été exposé au public. « Un citoyen embrassant la “bouche” d’une mitrailleuse au cri de “ce sont les armes du peuple”. C’est l’une des images fortes de la cérémonie, s’exclame le quotidien Aujourd’hui. Diverses catégories d’engins de mort étaient exposées à la curiosité des officiels et du public : des armes de pointe, aux roquettes anti-char, anti-aériennes, en passant par “les Kalach” et les véhicules de transport. »
     
    Désormais, précise Aujourd’hui, « la grande majorité des militaires du RSP ont rejoint leur nouvelle unité d’affectation dans d’autres garnisons. Et à propos de la commission d’enquête mise en place, à la suite du coup de force, le Premier ministre a précisé que ceux qui avaient planifié et exécuté ce coup d’Etat répondraient de leurs actes devant la justice. »
     
    Requiem…
     
    Finalement, relève Guinée Conakry Infos, « cette cérémonie de désarmement du RSP est apparue comme une messe de requiem pour accompagner les restes mortuaires d’une organisation militaire captive d’une idéologie désuète et suicidaire, conçue comme des thuriféraires dévoués à une cause incertaine, à une personnalité aveuglée par un pouvoir omnipotent et épuisé. Au cours des dix jours qui ont ébranlé le Faso sous la férule éphémère du général Gilbert Diendéré, le chef des putschistes, les Burkinabé ont montré leur résolution à ne point se la faire conter, relève encoreGuinée Conakry Infos, avec en proue, le Balai citoyen dont la hardiesse contre l’arbitraire n’a eu d’égale que sa volonté d’en finir avec les ennemis de la démocratie. A ce titre, la symbolique cérémonie d’hier, où étaient exposées les redoutables armes lourdes du RSP est apparue comme la signature glorieuse d’un peuple souverain que des aventuriers voulaient étouffer. »
     
    Pour le général Gilbert Diendéré, le chef des putschistes, c’est la « dégringolade ! », s’exclame Ledjely.com en Guinée. « Ce qui est vraiment séduisant dans la gestion du dossier du putsch manqué au Burkina Faso, c’est la dimension pédagogique qui lui est associée, pointe le site guinéen. Sans aucune compassion pour les auteurs, complices et commanditaires du coup d’Etat, mais ne cédant pas non plus à la tentation d’une vengeance gratuite, les Burkinabè font de Diendéré et ses compagnons d’infortune un cas d’école. Hier tout-puissant aussi bien à l’intérieur du Burkina Faso que dans la sous-région, Diendéré est aujourd’hui, du fait de la faute impardonnable qu’il a commise, réduit au simple citoyen qu’il demeure avant tout. En lieu et place d’une retraite dorée et de conseils et suggestions avisés qu’il aurait pu donner pour la gestion de tel ou de tel autre problème, le voilà désormais inculpé pour pas moins de 11 chefs d’accusation. »
     
    A quand les élections ?
     
    La page Diendéré est donc tournée ; il faut maintenant fixer un nouveau cap vers les élections… C’est le souhait d’une majorité de Burkinabè mais il y a encore des écueils, note Fasozine« La présidentielle et les législatives couplées, initialement prévues pour le 11 octobre ne pouvant plus tenir à cette date compte tenu des perturbations occasionnées par le putsch, la logique voudrait que la classe politique et les principaux acteurs de la transition se concertent à nouveau pour s’accorder, très rapidement, sur un nouveau calendrier électoral. D’ores et déjà, les partis de l’ex-opposition penchent pour un délai n’excédant pas le 8 novembre prochain. »
     
    Mais « du côté du gouvernement, les arguments ne manquent pas pour ne plus considérer les élections comme la priorité des priorités, déplore le site burkinabé. En somme, toutes les parties ne sont plus sur la même longueur d’onde. Il faut même noter que des intérêts très individuels, liés une fois de plus à des agendas cachés, entrent en considération. Et pourtant, s’exclame Fasozine, il faut bien aller à ces élections, et vite, pour tourner la page de la transition et permettre ainsi au Burkina Faso de se doter de nouvelles institutions démocratiques. »

     

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