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    UE: un nouvel impôt pour financer la réponse à la crise des migrants?

    Distribution de nourriture aux migrants à leur arrivée à la station ferrovière Schoenefeld avant leur transfert vers un camp de réfugiés. Berlin, le 5 octobre 2015. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Comment financer le traitement de la crise des migrants ? Dans l'urgence, les institutions internationales et les gouvernants européens cherchent de nouvelles sources de revenus, possiblement l'impôt.

    Un projet de nouvel impôt européen est en cours de discussion entre la Commission et le gouvernement allemand a révélé ce week-end un quotidien allemand. Une surtaxe exceptionnelle pourrait être levée sur les carburants ou sur la TVA. Cet impôt s'inspire de la contribution de solidarité mise en place après la chute du Mur pour financer la réunification de l'Allemagne. Berlin et Bruxelles se sont empressés de démentir l'existence d'un tel projet. Pas question de créer un nouvel impôt en Europe où l'accueil des migrants suscite des réactions de plus en plus négatives, amplifiées, instrumentalisées par les partis d'extrême droite.

    Pour le ministre français de l'Economie Michel Sapin, c'est une mauvaise idée

    C'est pourtant une nécessité économique, car avec des budgets déjà sous tension, les pays d'accueil comme la Grèce ou l'Italie n'ont pas ou peu de marges de manoeuvre pour faire face à ces dépenses imprévues. La Finlande a adopté il y a un mois un impôt de solidarité avec les réfugiés. Ce pays en a accueilli 3 000 l'année dernière, il s'apprête à en recevoir 10 fois plus cette année. Une taxe sur les ménages les plus aisés a donc été mise en place par le gouvernement du très libéral Alexander Stubb.

    Philippe Douste-Blazy, l'un des conseillers financiers du secrétaire général des Nations unies, suggère de taxer les transactions financières pour aider les pays en première ligne dans la crise des réfugiés et également pour financer des projets de développement dans les pays d'où l'on s'exile pour survivre.

    Le départ d'un migrant sur deux est motivé par des causes économiques. Cette proposition est plus populaire que l'impôt européen parce qu'elle ne serait pas acquittée par les contribuables électeurs. Elle n'a pourtant pas été reprise pour le moment, car sans doute très lourde à mettre en place. Le recours à l'emprunt est l'autre piste envisagée par les institutions internationales. Des institutions confrontées à l'épuisement de leurs ressources traditionnelles.

    Les dons promis n'arrivent plus

    Les Nations unies ont reçu fin septembre 1,8 milliard d'euros, il leur en faut plus du double: 4,5 milliards d'euros couvrir leurs dépenses de l'année liées aux réfugiés syriens. Le Programme alimentaire mondial a dû réduire ou suspendre son aide à ceux qui ont fui au Liban. Avec des Etats en proie à des difficultés budgétaires, les institutions internationales ne se font pas trop d'illusions sur leur capacité et leur volonté à dégager des ressources pour financer leur quote-part. Etant donné que l'argent coule en revanche à flot sur les marchés, les Nations unies suggèrent d'émettre des obligations avec la garantie des pays donateurs. La Banque islamique de développement (BID) est associée à cette initiative qui concerne le Proche-Orient et l'Afrique du Nord. Par ailleurs, des prêts concessionnels seraient proposés par la Banque mondiale aux pays d'accueil comme la Turquie, le Liban, ou la Jordanie. Cette initiative a été annoncée ce week-end à Lima en marge des Assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI.

    En bref :

    Le géant russe Gazprom annonce la reprise de ses livraisons de gaz vers l'Ukraine. Une annonce conforme à l'accord conclu sous l'égide de l'Union européenne. L'énergéticien russe a consenti une baisse de prix et Kiev a réglé un acompte pour octobre. Ces livraisons de gaz sont indispensables pour chauffer les Ukrainiens cet hiver. Mais aussi pour que le gaz parvienne aux clients ouest-européens de Gazprom
     


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