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    COP 21: les engagements variables des entreprises

    La production d'aluminium en Chine et en Inde est trop polluante pour le respect des normes environnementales. Getty Images/Burgess Blevins

    Dernière ligne droite avant la Conférence climat prévue à Paris : les sherpas se sont retrouvés le lundi 19 octobre 2015 à Bonn pour leur ultime réunion, ils ont 5 jours pour aboutir à un texte ambitieux et acceptable pour la COP 21.

    Ces négociateurs sont plutôt optimistes parce qu'ils sont déjà d'accord sur un texte resserré, beaucoup plus présentable que les 300 pages indigestes qui ont fait capoter la dernière conférence climat de Copenhague. Et ils ont sur la table du concret: les contributions de 150 pays sur 195 participants. Ces pays représentent 86% des émissions de carbone.

    S'ils réalisent leur engagement, la température augmentera de 3°C, au lieu de 4 ou 5°C si rien n'est fait. On se rapproche donc bien des +2°C maximum qui peuvent être atteints avec la participation des retardataires. A condition que les entreprises jouent le jeu rappelle Christiana Figueres, la « madame Climat » des Nations unies.

    La solution serait entre les mains des entreprises du secteur de l'énergie

    L'objectif des +2°C maximum sera atteint si on laisse les deux tiers des énergies fossiles enfouies dans le sous-sol. Ces entreprises savent qu'elles sont en première ligne, elles communiquent beaucoup sur leur volonté de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, mais elles se sont bien gardées de remettre en cause leur métier de base, l'extraction des hydrocarbures, car c'est ce qui constitue leur valeur.

    Le simple fait d'annoncer un renoncement à exploiter des gisements qu'elles possèdent pourrait leur coûter très cher en Bourse. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney a même évoqué récemment le risque de crise boursière post COP 21. Ce scénario d'effondrement financier est assez improbable puisque on en est au stade des contributions volontaires où chaque Etat évolue à son rythme.

    Une asymétrie qui pourrait porter préjudice à la compétitivité des entreprises

    C'est ce que craint le magnat russe de l'aluminium Oleg Deripaska. Le prix de l'aluminium fabriqué par électrolyse dépend fortement du coût de l'énergie. Les Chinois ou des Indiens continuant à produire de l'aluminium avec leurs centrales à charbon pourraient concurrencer la production réalisée dans des pays plus exigeants en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

    Le patron de Rusal, qui détient par ailleurs dans son portefeuille des gisements de charbon, souhaite donc un mécanisme contraignant s'appliquant à tous. La compétition entre les entreprises rend leur engagement à réduire leurs émissions plus aléatoire.

    D'après les poids lourds du pétrole et du gaz, la solution passe par la technologie

    Les 10 majors ont lancé un appel commun en faveur d'un accord efficace. Une déclaration opportune juste avant la dernière réunion de Bonn, mais assez creuse: sans engagement chiffré de leur part. En insistant sur l'importance de la technologie, ils ont en revanche mis en lumière un non dit de la COP 21. Un non dit sur ce qu'on ne sait toujours pas faire: le captage et le stockage du CO2.

    C'est indispensable pour récupérer le carbone accumulé depuis des siècles et si la technologie est trouvée, elle permettrait à ces industries de poursuivre leur activité sans se soucier de leurs émissions. Pour le moment, les solutions existantes ne sont pas viables sur le plan économique.


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