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    Shell renonce à ses forages en Alaska… pour l’instant

    La plateforme de Shell lors de son départ de Seattle pour l'Alaska, en mai 2015. REUTERS/Matt Mills McKnight/Files

    La compagnie Shell abandonne son projet de forages pétroliers au large de l’Alaska. Cette décision a surpris tout le monde, adversaires du projet, comme avocats de la nécessité de forer dans cette région nordique. Le retrait du géant pétrolier est d’autant plus étonnant qu’il intervient un mois à peine après l’autorisation de forage accordée par l’administration Obama.

    A la fin du mois d’août, Barack Obama effectuait le plus long séjour d’un président américain en Alaska, pour participer à une conférence sur l’environnement. Il venait d’autoriser Shell à forer au large des côtes de cet Etat du Grand Nord. Au cours de ce voyage, le président des Etats-Unis avait âprement défendu sa décision, au nom de « l’auto-suffisance énergétique de l’Amérique ». « Tout sera fait dans les règles les plus exigeantes », avait expliqué la Maison Blanche.

    Les organisations de défense de l’environnement n’avaient plus de mots pour exprimer leur colère. Mais la satisfaction des élus, dans une région où l’industrie pétrolière induit 100 000 emplois pour une population de 800 000 habitants, cette satisfaction a été de courte durée.

    « Les résultats sont décevants »

    Le 28 septembre, dans un communiqué laconique, Shell annonçait l’abandon de ses forages en Alaska, après avoir creusé un puits de 2 000 mètres, à 240 km au large de la côte. 

    Comment la compagnie a-t-elle pris cette décision, après avoir investi 7 milliards de dollars dans la mer des Tchouktches ? « Les résultats sont décevants », explique le géant pétrolier. Les adversaires des forages célèbrent une victoire obtenue par abandon de « l’adversaire », et ceux qui soutenaient le projet tentent de composer, en cherchant des responsabilités à Washington.

    Selon la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski : « L’administration a multiplié les obstacles et fait traîner le dossier des années, elle a changé la réglementation, interdit les forages simultanés distants de moins de 20 km… pour Shell cela n’était plus rentable ».

    Un problème de coût des forages ?

    Les experts, aussi surpris que les acteurs de cette polémique par le recul de Shell, analysent la décision. Le coût des forages en Alaska est certainement un facteur, expliquent-ils, dans une région où l'on peut travailler entre 2 et 4 mois par an. Et Shell a joué de malchance : en 2012 la compagnie a eu des problèmes d’équipements non conformes. En 2013, une tour de forage a dérivé, et depuis les cours du pétrole se sont effondrés…

    A moins de 50 dollars le baril, la rentabilité de l’investissement n’est pas prouvée, d’autant que la firme pétrolière n’a pas communiqué sur les résultats de ses forages. Shell abandonne donc ses projets en Alaska « pour l’instant », dit le communiqué de la compagnie. 


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