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    La voiture neuve, un luxe de quinquagénaire

    L'année dernière sur 100 véhicules neufs, le quart a été acheté par les plus de 66 ans, 3 véhicules seulement par des moins de 25 ans. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

    La voiture, le logement, ces marqueurs de la réussite sociale sont de plus en plus l'apanage des seniors. La moyenne d'âge des Français ayant acheté une voiture neuve en 2014 est de 55 ans révèle une étude publiée aujourd'hui.

    Si les constructeurs font des projections, ils ont de quoi s'inquiéter. Car le vieillissement de leur clientèle est une tendance désormais bien installée en France. En 1991 la moyenne d'âge des acheteurs était de 43 ans, c'est maintenant 12 ans de plus.  Autres chiffres alarmants : l'année dernière sur 100 véhicules neufs, le quart a été acheté par les plus de 66 ans, 3 véhicules seulement par des moins de 25 ans. Le vieillissement est encore plus net pour les marques françaises.

    Moyenne d'âge des amateurs de Peugeot : 58 ans, 60 ans chez Citroën. L'évolution des mentalités explique en partie ce phénomène. La voiture neuve n'est plus un marqueur de réussite sociale chez les plus jeunes, ils préfèrent acheter des véhicules d'occasion ou louer. Mais ce choix s'effectue aussi par défaut, faute de moyen. Enfin les jeunes qui ont des revenus suffisants doivent souvent arbitrer entre les deux gros investissements que sont la voiture personnelle et le logement, et c'est la maison qui passe en premier.

    L'accès au marché immobilier est de fait réservé aux plus âgés.

    L'âge de l'acquisition du premier logement recule d'année en année depuis 25 ans. Il est en moyenne de 37 ans, il y a dix ans c'était plutôt 32 ans. Et les jeunes ménages sont de moins en moins nombreux à pouvoir s'offrir une maison. Il y a cinq ans plus d'un achat sur 2 concernait un primo accédant, c'est maintenant un sur trois. Même avec le crédit à un taux plancher les jeunes générations ont du mal à finaliser un achat. Parce que les prix de l'immobilier ont beaucoup grimpé.  Ils ont augmenté plus vite que les revenus des ménages.

    Et depuis la crise financière les banques sont devenues plus exigeantes avec les emprunteurs. Conséquence : les apports personnels sont de plus en plus importants, les emprunts aussi. Le marché immobilier apparait de plus en plus réservé aux plus solvables, aux plus riches, une situation qui concerne surtout les plus de 50 ans, qui ont un travail et un peu d'épargne.

    Le gouvernement a annoncé en début de semaine une réforme qui pourrait changer la donne.

    Le prêt à taux zéro destiné aux primo accédants est assoupli à partir du 1er janvier prochain. Le dispositif est élargi au marché de l'ancien, aux communes rurales, et les critères de revenus ont été relevés. Le gouvernement espère ainsi doubler le nombre des bénéficiaires en 2016. C'est bienvenu pour les jeunes ménages modestes comme pour le secteur du bâtiment en pleine déliquescence.

    Cette réforme contribuera à réduire le fossé entre les générations sur le marché de l'immobilier. Mais il en faudra bien plus pour combler l'écart entre les enfants et ceux qui pourraient être leurs grands parents. D'après l'enquête de l'INSEE, c'est dans la génération des plus de 65 ans qu'on se sent le plus à l'aise financièrement.

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