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    A la Une: Soro, les mystères d’une «écoute»

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     C’est un enregistrement audio qui fait couler beaucoup de salive d’Abidjan à Ouagadougou. Il s’agit d’une conversation téléphonique présumée qui daterait du putsch de septembre 2015 à Ouagadougou et dans laquelle on entend deux hommes discuter de la façon d'empêcher l'échec du putsch de Gilbert Diendéré.Ceux qui révèlent ce document affirment que c'est une conversation entre Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne, et Djibril Bassolé, ex-ministre burkinabé des Affaires étrangères, aujourd'hui sous les verrous à Ouagadougou, accusé qu’il est de haute trahison.

    En Côte d’Ivoire, vendredi 13 novembre 2015 au matin, Koaci.com a tout simplement mis cet enregistrement en ligne. Ce site d’information pense qu’il émane « probablement d'écoutes de services occidentaux (France ou Usa) », précise-t-il. Et Koaci.com estime que les voix de Guillaume Soro et de Djibril Bassolé sont « assez nettement identifiables »
     
    Lintelligent d’Abidjan consacre une colonne entière de sa « Une » à ce « présumé entretien entre Soro et Bassolé », y évoque un « axe Ouaga-Gbagbo ou rien » qui, selon le confrère, chercherait à « déstabiliser Abidjan » et, toujours « en Une », cite une source qui dénonce un « grossier montage d’individus haineux contre Compaoré et ses amis ». 
     
    « Le document est-il authentique ou serait-ce un affreux montage ? », se demande, toujours à Abidjan, L’Éléphant Déchaîné. Tout en se posant ces deux questions, le journal satirique ivoirien a cependant jugé opportun de hisser cette histoire « en Une », avec ce titre : « Tentative de coup d’État au Burkina Faso. Une présumée bande audio accusant Soro Guillaume diffusée sur Internet ».
    Pour l’heure, L’Éléphant Déchaîné se borne à souligner que « le document audio […] fait un tabac depuis jeudi 12 octobre 2015 sur les réseaux sociaux », et que son contenu consiste en des « propositions présumées faites par une personne qui serait Soro Guillaume à une autre qui serait Djibril Bassolé. Afin que ce dernier les transmette aux hommes du RSP (ex-régiment de sécurité présidentiel), histoire de les galvaniser pour qu’ils ne reculent pas et continuent leur tentative de coup d’État jusqu’à ce que le point de non-retour soit atteint », résume-t-il.
     
    Soro : voix impénétrables
     
    À l’inverse, la presse dite « bleue », c’est-à-dire celle proche de l’ex-président de la République Laurent Gbagbo, fait feu de tous bois. « Le coup de fil qui enfonce Soro et Bassolé », lance ainsi Notre Voie
    « Coup d’État au Burkina, assassinat de Tagro et IB ; Soro avoue tout dans une communication avec Djibril Bassolé », rehausse Le Temps
    « Soro fait de graves aveux sur l’assassinat de Désiré Tagro », reprend en écho Le Quotidien d’Abidjan.
     
    En France enfin, le journal Le Monde évoque aussi longuement cette affaire. « Une « écoute » potentiellement explosive pour la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso», lance l’édition en ligne du quotidien du soir.
    Après avoir souligné que cette conversation n’est « pas authentifiée » et qu’elle ne le sera « sûrement jamais », tout en n’écartant pas l’hypothèse d’un « montage » ou d’une « manipulation », Le Monde retranscrit de larges passages d’un « extrait de l’entretien téléphonique » de plus de seize minutes qui aurait été enregistré « le dimanche 27 septembre 2015 », précise-t-il, et qui, sous les réserves par le journal énoncées dès le départ, serait selon lui « accablant ».
     
    Le Monde retranscrit ainsi un passage dans lequel la voix attribuée à Guillaume Soro dit à son interlocuteur qu’il y a deux personnes qu’elle doit accepter qu’il « règle » (en l’occurrence Salif Diallo et Chérif Sy). « Ces gens-là ne peuvent pas être vivants et le Burkina tranquille », énonce en toutes lettres Le Monde. Et puis « dans la foulée, le numéro 2 ivoirien effectue une confidence qui sonne comme un aveu de culpabilité sur la mort, officiellement accidentelle, de deux personnalités ivoiriennes lors de la crise postélectorale de 2011 » (en l’occurrence Désiré Tagro et IB), complète l’édition en ligne du quotidien du soir en France.

    Guillaume Soro dément fermement avoir tenu ces propos et par la voix de son porte-parole, évoque un montage grossier fait à l'aide d'un imitateur.

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