GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 23 Juillet
Dimanche 24 Juillet
Lundi 25 Juillet
Mardi 26 Juillet
Aujourd'hui
Jeudi 28 Juillet
Vendredi 29 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    COP 21: les pays du G20 doivent donner l’impulsion

    Une vue de Pékin ce 4 novembre 2015. La Chine est le premier consommateur mondial de charbon. AFP/GREG BAKER

      Le sommet du G20 s'ouvrira ce dimanche à Antalya en Turquie. Il y sera question de la guerre en Syrie, de la crise migratoire, de lutte contre le terrorisme et bien sûr aussi de climat à 2 semaines de l’ouverture de la conférence sur le climat à Paris. Ce sommet sera l'occasion pour les pays du G20 de donner le ton des négociations, et peut-être de donner l'exemple.

      L'objectif de la conférence sur le climat  est de contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2 degrés Celsius. Au-delà de cette limite,  les scientifiques redoutent un emballement du système climatique, avec les ravages que cela engendrerait pour la planète.

      Pour contenir le réchauffement, il faut réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Et c'est en cela que les pays du G20 ont un rôle primordial à jouer: à eux seuls, ils représentent 70% des émissions au niveau mondial. Il leur faut donc adopter une position ferme, volontariste.

      Donner l'exemple en somme pour que les bonnes intentions n’éloignent pas seulement le pire, mais permettent de l’éviter. Or, en l'état, les engagements pris ne suffiront pas. L'Union européenne, ses pays membres se sont ainsi engagés à réduire de 40% leurs émissions d'ici à 2030. ils font figure de bons élèves, mais les mauvais élèves sont légions.

      L'Australie, le Canada, ou encore la Russie -5ème émetteur mondial-  s'est engagée à réduire ses émissions de 25 à 30% d'ici à 2030 par rapport à 1990, elle s'est donc -dans les faits- engagée à stagner. Le Japon entend lui remplacer le nucléaire par le charbon au lieu d'orienter son pays vers les énergies renouvelable

      le G20, un groupe hétéroclite.

      En son sein, certains pays du G20 ont pollué sans compter pendant des décennies, alors que d'autres ont faiblement pollué mais ont besoin d'énergie pour nourrir leur croissance aujourd'hui. L'Inde à ce titre est assez emblématique. New Delhi est responsable de 6% des émissions mondiales, la moyenne par habitant est 4 fois inférieure à celle de la Chine et douze fois à celle des États-Unis.

      L'Inde pourtant est le 3ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre de la planète et la tendance ne risque pas de s'inverser. La population indienne devrait croitre d'un tiers d'ici à 2050, surtout, l'Inde est en pleine croissance, elle a besoin d'énergie, d'électricité. Pour assurer son développement, New Delhi mise sur les énergies renouvelables mais aussi sur le nucléaire et le charbon. Selon les experts, en 2035 l'Inde consommera autant de charbon que la Chine aujourd’hui. La Chine premier consommateur mondial de charbon.

      Un signe politique fort attendu du G20

      Sans un engagement fort, un signal politique exemplaire, il sera difficile d'atteindre l'objectif fixé de contenir le réchauffement dans la limite des 2 degrés Celsius. Les Etats doivent s'entendre pour que l'accord trouvé à Paris soit contraignant. Le président français l'a clairement dit le 12 novembre à Malte. « L'accord sera contraignant ou il n'y en aura pas ». Or les Etats-Unis freinent des 4 fers. Ils ne peuvent s'engager sur un accord contraignant dans la mesure où il ne sera pas validé par le sénat, tenu par les républicains.

      Autre point de discorde: certains pays poussent pour qu'à Paris soit actée l'idée d'une réévaluation des engagements des états à un rythme régulier. L'idée est loin de faire l'unanimité, surtout si cette révision devait être contraignante. Il faut aussi inciter les pays à favoriser les énergies vertes, à accepter de tourner le dos aux énergies fossiles, mais abandonner le fossile suppose aussi de bousculer de nombreux intérêts industriels et étatiques.

      Enfin, cette transition énergétique au niveau mondial doit être financée. Les fonds liés au climat ont atteint 62 milliards de dollars en 2014. Très loin encore des 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 auquel les Etats s'étaient engagés en 2009 lors de la conférence sur le climat à Copenhague.

      1. 1
      2. 2
      3. 3
      4. ...
      5. Suivant >
      6. Dernier >
      Les émissions
      Commentaires
       
      Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.