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    La Russie passe à la contre-offensive économique face à la Turquie

    Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, le 26 novembre 2015, à Moscou. REUTERS/Ekaterina Shtukina/Sputnik/Pool

    Moscou opte pour la contre-offensive économique après le crash du bombardier russe abattu par l'armée turque. Ce jeudi 26 novembre matin, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a demandé au gouvernement de prendre une série de mesures de rétorsion, elles seront annoncées d'ici deux jours.

    Depuis 24 heures, à Istanbul, les réunions de crise se succèdent au siège des grandes entreprises qui exportent vers la Russie ou vers l'Asie centrale. Cela concerne l'agroalimentaire, la Turquie est un gros fournisseur de la Russie, en agroalimentaire, surtout depuis les sanctions occidentales, mais aussi le textile, ou encore la sidérurgie, des produits semi-finis sont exportés en Russie.

    Ankara a beaucoup à perdre dans une guerre économique avec la Russie. Y compris dans le secteur du tourisme, puisque les Russes forment le deuxième contingent de visiteurs après les Allemands. 

    Les entreprises russes implantées en Turquie pourraient souffrir elles aussi

    Et elles sont nombreuses : dans l'acier, l'Internet, ou encore la banque. La première banque russe, la Sberbank, a racheté une banque turque il y a trois ans. La Turquie est aussi un débouché de premier plan pour les matières premières russes. La moitié du gaz importé par la Turquie est livré par Gazprom. La Turquie est aussi avec l'Égypte le premier importateur de blé russe.

    Si Moscou venait à suspendre les livraisons de ces deux produits indispensables au quotidien des Turcs, on pourrait vraiment parler de guerre économique. Mais on voit mal les Russes, qui se disent à peine sortis de la récession, se passer des revenus d'exportation de ces matières premières stratégiques qui fournissent devises et recettes fiscales.

    En revanche, les grands projets industriels portés par les Russes pourraient être affectés par les mesures de représailles

    Les Russes avec le consortium nucléaire public Rosatom ont commencé à construire la première centrale nucléaire du pays. C'est la Sberbank, encore elle, qui finance le troisième aéroport d'Istanbul. La Russie a aussi un projet de gazoduc, le South Stream. Étonnamment, le seul qui a osé évoquer la suspension des contrats gaziers et nucléaires, ce n'est pas Vladimir Poutine, mais Recep Erdogan. Il a brandi cette menace quand les Russes ont commencé leurs frappes en Syrie. Une rodomontade que personne n'a prise au sérieux.

    Les deux hommes forts sont coutumiers des déclarations tonitruantes

    Les présidents Poutine et Erdogan sont en total désaccord sur la Syrie et le sort de Bachar el-Assad, mais aussi sur l'Ukraine et la Crimée, ils n'ont pourtant jamais cessé de renforcer les liens commerciaux entre leurs pays. Malgré les divergences diplomatiques, la Turquie et la Russie ont besoin l'un de l'autre sur le plan économique.

    La priorité côté turc est de poursuivre son développement pour satisfaire une population jeune et en croissance. Côté russe, l'urgence c'est de restaurer une économie minée par la chute des cours du pétrole et par les sanctions occidentales. D'autant plus que le conflit avec l'Ukraine et maintenant l'intervention en Syrie pèsent de plus en plus sur le budget russe.
     


    ♦ En bref dans l'actualité économique :

    Les grands groupes français s'engagent ensemble à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

    39 groupes, la plupart cotés en Bourse, publient aujourd'hui une déclaration commune appelant à la réussite de la COP21. Ils demandent une tarification du carbone au niveau mondial. Pour démontrer leur bonne volonté, ils détaillent les efforts concrets qu'ils ont faits ou qu'ils prévoient pour diminuer leurs émissions.


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