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    Le parquet de Paris a annoncé qu’une quatrième victime de l'attentat de mardi à Strasbourg a succombé à ses blessures vendredi. L'auteur a été abattu jeudi soir dans un quartier de la ville. La personne était en urgence absolue dans un état qualifié de critique. Une cinquième victime est en état de mort cérébrale. Sur les onze autres personnes qui avaient été blessées, quatre étaient encore hospitalisées ce vendredi matin, selon le procureur de Paris.

    Dernières infos

    Le journal de la COP21 du mercredi 2 décembre

    Macky Sall, le chef d'Etat sénégalais, Alpha Condé, le président guinéen, Mohamadou Issoufou, le président du Niger lors du mini-sommet France-Afrique, le 1er décembre 2015. RFI/Pierre René-Worms

    Mardi 1er décembre 2015, la France a annoncé lors d'un mini-sommet au Bourget avec une douzaine de pays d’Afrique qu'elle allait consacrer un milliard d’euros à l’Adaptation sur le continent.

    L'abécédaire : qu’est-ce que l’Adaptation ?

    On parle beaucoup de l’Atténuation, émettre moins de gaz à effet de serre. Mais cela fait des années que les pays les plus exposés aux conséquences du changement climatique insistent sur « l’Adaptation ». Car comme ils sont aussi les plus pauvres, ils n’ont pas les moyens de « s’adapter », de réduire les conséquences de ces changements : par exemple en sélectionnant des plantes plus résistantes à la sécheresse, en surélevant les habitations face aux inondations, ou encore en mettant en place des systèmes d’alerte performants pour prévoir les catastrophes - comme les cyclones.

    Ils demandent donc aux responsables historiques du changement climatique de financer leur Adaptation. Et en 2009 à Copenhague les pays développés se sont engagés à mobiliser pour eux 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, mais sans préciser comment se ferait le partage entre Atténuation et Adaptation. Deux parts égales, demandent les pays en développement.

    Définir clairement ce financement de l’Adaptation pour les pays en développement, ce sera l'une des tâches importantes de la COP21.

    Des milliers de journalistes venus du monde entier sont au Bourget

    Une partie, évidemment, vient de ces pays en voie de développement touchés par le changement climatique. Pourtant certains ont du mal à réunir les financements nécessaires à leur voyage. Le journaliste béninois Didier Madafimé suit depuis une quinzaine d’années les questions d’environnement au Bénin et dans le monde, mais c’est de justesse qu’il a réussi à se rendre à Paris, grâce à l'aide de la Banque africaine de développement.

    Didier Madafimé au micro d’Achim Lippold : « Je suis journaliste à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin. La première pression c’est d’être là, il faut venir ici ! Il faut trouver un sponsor, il faut trouver une bourse et ce n’est pas toujours facile. Moi j’ai manqué beaucoup de COPs consacrées au climat parce qu’il n’y avait pas de sponsor : à la dernière minute, on préfère faire autre chose que d’envoyer un journaliste… Au niveau de nos pays, on n’a pas toujours les moyens d’envoyer un journaliste pour aller couvrir un reportage loin du pays, c’est pour ça qu’on diversifie nos sources. Sinon moi j’ai failli ne pas arriver… Mais finalement ça a marché. Bon, je suis passé par toutes les étapes, mais je suis là et ça fait plaisir ! »

    Les groupes de négociations comprenant les pays africains

    Il s’agit bien des groupes, pluriel ! Car si lundi on parlait du Groupe Afrique, ce n’est pas la seule coalition de négociateurs à laquelle le continent participe : on le trouve aussi dans le « G77+Chine », qui réunit entre autres la quasi-totalité de l'Amérique du Sud, de l'Asie et donc de l’Afrique. Leur combat commun, on y revient : l’adaptation. Simon Rozé : « On dit le groupe G77 + Chine, mais en fait, on devrait plutôt dire le G133, puisque depuis sa création en 1964, il a bien grossi. A tel point qu'il représente aujourd'hui pas loin de 80 % de la population mondiale. De par sa taille, il réunit des pays aux intérêts parfois très divergents : la Micronésie, l’Uruguay ou l'Arabie Saoudite n'ont pas les mêmes préoccupations, à tel point que le G77 + Chine possède des sous-groupes comme le LMDC ou le groupe arabe. Mais ils ont tous un point commun : leur faible participation au réchauffement climatique.

    Du coup, la question des financements dans l'adaptation et dans la lutte contre ce réchauffement est cruciale à leurs yeux. Dernier exemple en date lors de la conférence de Bonn, où Nozipho Mxakato-Diseko, l'ambassadrice sud-africaine qui les représente cette année a carrément parlé d'apartheid, en réponse à l'un des participants qui critiquait les demandes du groupe.

    Promenade dans Paris

    Malgré les attentats et l’Etat d’urgence, des artistes se sont en quelque sorte emparés de la capitale à l’occasion de cette COP21. Avec des installations parfois très impressionnantes, comme cette reproduction d’une baleine bleue de 30 mètres de long échouée sur les berges de la Seine ou ces douze icebergs que l’on pourra voir fondre à partir de demain sur le parvis du Panthéon.

    En attendant, direction le canal de l’Ourcq, Parc de la Villette, où le britannique Michael Pinsky fait remonter à la surface des déchets oubliés. Reportage, Grégoire Sauvage : C'est avec l'aide des plongeurs du service des canaux de la ville de Paris que Michael Pinsky est allé repêcher des vélos couvert de boue, des caddies, des sommiers et même un réfrigérateur. Des déchets domestiques qui semblent flotter à la surface de l'eau grâce à des échafaudages immergés. En promenade le long du canal de l’Ourcq, un habitant du quartier n'en revient toujours pas.

    « Comment les gens ont-ils pu avoir cette idée de jeter ces objets dans l’eau ? Enfin c’est quand même invraisemblable. On le voit à la surface, ça nous met devant notre… enfin on se sent un peu coupables ! »

    Avec cette installation, l'artiste et activiste britannique veut nous faire prendre conscience des pollutions invisibles explique, Lauranne Germond, la commissaire de cette exposition : « Souvent les pollutions sont invisibles, c’est le cas de la pollution de l’air. C’est beaucoup le cas aussi en l’occurrence des pollutions des océans, des cours d’eau, etc. Et si finalement on voyait la pollution, on réagirait bien plus fortement. »

    Les épaves flottantes de Michael Pinsky seront visibles sur le Canal de l'Ourcq jusqu'au 3 janvier 2016.


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