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    Le journal de la COP21 du jeudi 3 décembre

    L'exposition sur la place de l’hôtel de ville, «Paris de l'Avenir», une vitrine pour les solutions climatiques tangibles dans le contexte du Sommet mondial sur le climat COP21 à Paris. REUTERS/Eric Gaillard

      Ce mercredi le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a demandé la mise en place d’une taxe carbone suffisamment élevée pour que « les pollueurs payent ». Deux mots dans notre abécédaire aujourd’hui : « taxe carbone » et « marché carbone ».
       
      L’objectif est le même : donner un prix aux émissions de CO2 afin de les réduire. Mais les procédés sont différents.
       
      Dans le cas de la taxe le gouvernement fixe le prix que les pollueurs doivent débourser pour chaque tonne de CO2 rejetée, en se disant qu’ils plafonneront d’eux même leurs émissions pour ne pas trop payer.
       
      Dans le cas du marché carbone, c’est lui, le gouvernement, qui définit un plafond, qui correspond à un certain nombre de quotas qu’il distribue ou qu’il vend, et à partir de ces quotas il crée un marché entre ceux qui ont encore de la marge et ceux qui ont pollué au-delà du seuil autorisé. C’est le principe qui avait été retenu par le protocole de Kyoto.
       
      Mais avec le marché, c’est l’offre et la demande qui fixent le prix de la tonne de carbone. En Europe, en dix ans, la tonne est passée de 30 à 5 euros, pas très incitatif pour réduire les émissions…
       
      Seuls neuf États américains, le Québec, certaines régions en Chine et l’Europe donc ont adopté un marché carbone. Devant cet échec on n’en parle même plus dans les négociations des COP, seulement dans les groupes de travail. Or les pays en développement comme le Niger veulent que les recettes des taxes ou du marché carbone leur soient versées pour les aider à financer leurs politiques climatiques.
       
      Après tout ce carbone, respirons peu en allant en forêt, avec une « bonne pratique » en RDC.
       
      La République démocratique du Congo est elle aussi touchée par le changement climatique : davantage de pluie, et une baisse des rendements agricoles. Pour y faire face, l'ONG COMN, basée à Mbuji Maï, dans le centre du pays, encourage les paysans à pratiquer l'agroforesterie : une combinaison de plantations d'arbres et de cultures sur une même parcelle. Laurent Correau a rencontré Serge Tshiléwu Kalala, le coordonnateur de C.O.M.N.
       
      « Nous plantons les arbres avec la culture vivrière. Donc les arbres amènent la fertilité, parfois ça stabilise les sols en cas de pluie, et puis les feuillages des arbres qui tombent fertilisent les sols et favorisent la production agricole. Ça permet un bon rendement : avant l’agroforesterie, on était à 800 kilos l’hectare de maïs par exemple, et aujourd’hui nous sommes à 1 500 kilos par hectare. Ça ne sert pas seulement pour les rendements agricoles, ça permet de diversifier l’économie dans le village : avec les arbres il y a aussi une solution sur le bois-énergie, parce que quand on fait l’entretien des arbres l’élagage permet aux femmes du village de récupérer le bois pour faire la cuisson, également de l’amener au marché pour le vendre et récupérer un peu d’argent. »
       
      L’agroforesterie c’est une solution pour pallier au changement climatique, mais l’objectif c’est évidemment aussi de freiner ce changement climatique voire le stopper en rejetant moins de carbone dans l’atmosphère.
       
      En ce moment, à Paris, devant la mairie le temps de la COP, des entreprises françaises présentent leurs innovations pour justement rejeter moins de CO2, pour une transition écologique. Aram Mbengue a visité une cabane en bois couverte de panneaux solaires : « un habitat écologique autonome en électricité », c’est une idée de la start-up parisienne Solaire box. Reportage.
       
      Cette jeune entreprise ne construit pas de maisons, mais propose des pièces supplémentaires telles qu'un garage, un bureau ou une cabane habitable. Des pièces qui génèrent leur propre électricité grâce aux panneaux photovoltaïques qui constituent la toiture. Une pièce en plus qui fait gagner de l'argent, voilà le défi que veulent relever les initiateurs de ce nouveau concept de construction durable. Dans le module installé devant l'hôtel de ville de Paris, Thomas Coquil, président de la start-up présente la Solaire Box.
       
      « Ici vous êtes dans une construction en bois qui fait 20 mètres carrés. Sur ces 20 mètres carrés complètement isolés et habitables, on a une toiture qui est 100% solaire. Il y a 20 panneaux solaires sur le toit qui vont permettre de produire une quantité d’électricité qui est supérieure en moyenne annuelle à ce que consomme un foyer français en moyenne. N’importe quel espace dont on peut avoir besoin qui va faire entre 20 et 30 mètres carrés on va pouvoir le financer grâce au solaire. »
       
      Il faut compter environ 1 700 euros le mètre carré de la Solaire Box, un investissement qui selon les fabricants, est amorti en 20 ans grâce à la production d'électricité de la toiture.
       
      Certains font des efforts mais d’autres restent nettement moins souples.
       
      On parlait du groupe de négociation G77 + Chine : en son sein, il y a un sous-groupe : les pays arabes. Et ce ne sont pas vraiment des bons élèves de la transition énergétique. Chloé Cohen.
       
      « Cette coalition compte 21 pays. Parmi eux, l'Arabie Saoudite, l'Irak, le Koweït ou encore le Qatar. Tous ont un point commun : leur économie dépend largement des énergies fossiles, et notamment du pétrole. Ce groupe n'a pas de chef officiel, mais l’Arabie Saoudite est l’interlocuteur traditionnel.
      Ses membres ont dû mal à s'impliquer franchement dans la lutte contre le dérèglement climatique.
      D'abord, ils insistent régulièrement sur la nécessité de prendre en compte, les effets négatifs de la lutte contre le réchauffement climatique sur leur économie.
      Ensuite autre signe qui ne trompe pas : sur le site internet de la COP 21, les engagements de l'Arabie Saoudite, du Koweït ou de l'Irak, pour lutter contre leurs émissions de gaz à effet de serre sont absents. Les Emirats Arabes Unis eux n'ont remis leur copie que le 22 octobre.
      Pourtant, officiellement, ces contributions nationales devaient être remises au 1er octobre afin d'être comptabilisées par l'ONU. »

      Pour aller plus loin : notre dossier Paris Climat 2015


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