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    Le journal de la COP21 du vendredi 4 décembre

    Les 195 pays travaillent à partir des « Intended Nationally Determined Contributions », c’est-à-dire ce que chaque pays sont prêts à faire chez eux pour réduire les émissions de CO2, pour établir le projet d’accord avant le 11 décembre. REUTERS/Jacky Naegelen

    Depuis le début de la semaine, au Bourget, les négociateurs des 195 pays plus l’Union européenne travaillent sur un projet d’accord. Objectif : prendre la suite du fameux protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre. Et le matériau sur lequel ils se basent depuis cinq jours pour discuter ce sont les INDC.

    Les Intended Nationally Determined Contributions sont en fait la copie que, avant la COP, chaque pays devait présenter pour dire ce qu’il était prêt à faire chez lui pour réduire les émissions de CO2. 

    Presque tout le monde a joué le jeu, et ça n’était pas gagné puisque c’est une première : en 2013 à Varsovie, les négociateurs cherchaient à éviter de revivre l’échec de Copenhague quatre ans avant. Ils ont donc eu l’idée de ces contributions pour arriver à Paris en sachant sur quels points et auprès de quels pays il faudrait insister.

    Alors que disent ces INDC ? Déjà, en faisant une moyenne, les deux degrés d’augmentation d’ici la fin du siècle sont dépassés, on est à 2,7. Il y a des bons élèves : Ethiopie, Brésil ; des mauvais : Canada, Japon ; et des «peut mieux faire» comme l’Union européenne ou la Chine. Enfin on note que les pays du Sud font souvent dépendre leurs objectifs d'un « financement » par les pays industrialisé, les pollueurs historiques.

    Ces INDC ne seront pas intégrées au texte final, ce sera tout au plus une « annexe », c’est dire si elles n’ont pas de caractère contraignant. Par contre, il est de plus en plus question de se revoir tous les cinq ans pour les améliorer.

    L’Union européenne n’a remis qu’une seule INDC
     
    Elle négocie en effet d’un seul bloc. Ce qui n’a pas empêché un de ses membres d’être distingué, hier, au Bourget, et il aurait bien pu s’en passer. Tous les soirs, aux alentours de 18h est remis le « Fossile du Jour » : une cérémonie non officielle de la COP21 qui récompense le plus mauvais pays dans ces négociations sur le climat. Reportage, Stéphane Lagarde :

    Le logo dinosaure du film Jurassic Parc figure sur l’affiche du « Fossile du Jour », il est un peu moins de 18h. Les réseaux sociaux trépignent déjà. Depuis Bonn en 1999, la remise du Fossile du jour est devenue l’une des grandes attractions des sommets climats : « Je porte un smoking avec les os des ministres qui ont ignoré le réchauffement climatique » explique Dan Ilic, l’un des maîtres de cérémonies. 18h15, l’heure du vainqueur : aujourd’hui, le Danemark. « Boouuuu » fait la salle… Célia Gautier du Réseau Action Climat qui rassemble plus de 900 ONG : « En fait c’est très lié à ce qu’un pays a pu dire dans les négociations internationales, ou à ce qu’un pays a pu lancer chez lui, par exemple une nouvelle centrale au charbon… » Le prix récompense le nouveau gouvernement danois car« ils ont mis l’accent sur les réductions de taxes pour les conducteurs de grosses voitures, ils autorisent les pollutions agricoles » explique Alexander Ege de l’ONG CARE Danemark. Copenhague a en effet annoncé jeudi une baisse de 10 % de son budget consacré à la lutte contre le réchauffement climatique.

    Ces pays mauvais élèves, qui ne réduisent pas ou peu leurs émissions de gaz à effet de serre, ont une incidence directe sur les pays les plus exposés au dérèglement climatique.
     
    L’exemple le plus frappant est celui des petites îles du Pacifique, qui voient l’eau monter autour d'elles, la mer qui menace de les raser de la carte... Et pour avoir plus de poids dans les COP, elles ont créé un groupe de négociation, les AOSIS. Sylvie Noël :
     
    « Ce sont pour la plupart des destinations touristiques qui font rêver comme les Bahamas dans l'océan Atlantique, l'île Maurice dans l'océan Indien ou encore les Fidji dans le Pacifique.
     
    Au total, une quarantaine d'Etats insulaires, mais c'est leur drame, ils ne représentent qu'1 % de la population mondiale.
     
    Pourtant pour eux, le dérèglement climatique est déjà une réalité, d'où l'urgence d'agir. Dans les années 90, ils sont arrivés à la conclusion que leur force d'action passerait par leur union.
     
    Depuis, ils n'hésitent pas à faire entendre leur voix, comme à Copenhague en 2009 quand la délégation du petit archipel des Tuvalu a provoqué une suspension de séance en demandant haut et fort une limitation de la hausse des températures à 1,5°C. Les Aosis affichent à nouveau à Paris des objectifs parmi les plus ambitieux. Il en va de leur survie. »

    L’eau monte donc pour ces îles et ces archipels, et les premiers à l’avoir constaté scientifiquement ce sont des ingénieurs français.

    L'entreprise CLS observe depuis 30 ans les changements climatiques et leurs conséquences grâce aux satellites. Achim Lippold a rencontré au Bourget Vincent Kerboal, qui s’occupe de l’observation des océans chez CLS

    « On est une entreprise qui est spécialisée dans l’utilisation des technologies spatiales, pour observer l’ensemble de notre planète, à la fois les océans mais également ce qui se passe sur terre. Et on a pu ces trente dernières années observer, constater une évolution, à la fois dans notre environnement physique, par exemple la montée des océans qui depuis 25 ans augmentent de 3 millimètres par an.

    Et on a suivi également depuis 30 ans plus de 100 000 animaux, on suit 8 000 animaux par an, donc ça vous donne une idée par mois de la visibilité qu’on a sur l’évolution. Et on a pu effectivement constater à travers les impacts du changement climatique une évolution des comportements, en particulier des animaux, qui subissent de plein fouet cet impact sur leur habitat au quotidien ».

    → pour aller plus loin notre dossier : Paris-Climat 2015
     


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