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    Le journal de la COP21 du lundi 7 décembre

    Parade, tables rondes et forum citoyen étaient au programme du « Sommet citoyen pour le climat » à Montreuil, le 5 et 6 décembre, dans le but de présenter au grand public des alternatives pour lutter au quotidien contre le changement climatique. REUTERS/Benoit Tessier

    Ce lundi, les ministres des 195 pays plus l’Union européenne présents à la COP 21 entrent dans les négociations. Ils vont se baser sur le premier brouillon rendu samedi par leurs négociateurs après une semaine de discussions. Et en parcourant ce projet d’accord sur la lutte contre le réchauffement climatique on s’aperçoit qu’il n’y a pas eu d’avancée sur un point pourtant crucial, la « différenciation ».

    Les pays en développement tiennent beaucoup à ce principe de la « différenciation » : l’idée, c’est qu’il faut demander à chacun des efforts adaptés à ses capacités, notamment économiques, et à ses responsabilités historiques d’émetteur de gaz à effet de serre. Donc moins d’efforts pour les pays en développement et plus pour les pays développés. Ainsi le protocole de Kyoto en 1995 n’imposait des objectifs contraignants pour les émissions qu’à 38 pays développés.

    Sauf que si à l’époque les pays industrialisés représentaient les deux tiers des émissions de gaz à effet de serre, depuis, la Chine est devenue le premier émetteur mondial, l’Inde n'est pas loin derrière… Une partie des pays développés ont alors demandé que ces pays soient soumis au même traitement qu’eux et contribuent eux aussi à l’aide aux pays plus vulnérables. Or le groupe G77, qui réunit 134 pays en développement plus la Chine, ne veut pas que le principe de « responsabilité commune mais différenciée », c'est-à-dire de deux poids deux mesures, soit abandonné : « nous avons besoin d’espace pour croître », selon le mot du Premier ministre indien Nardendra Modi, et ça tombe bien puisque pour eux les pays les plus riches ont « une dette à payer au reste du monde ».

    Rosselyn Hyams a rencontré au Bourget le ministre indien qui va négocier à partir de ce lundi : Javadekar Prakash est le ministre de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique. Il présente ces positions qu’il va défendre pour l'Inde, notamment la différenciation.

    « Nous devons d'abord agir avec force, ensemble. Aucune nation ne peut rester en dehors de l’accord de Paris.

    Il faut également que les pays en voie de développement disposent de suffisamment d’espace pour se développer, sinon les marchés, l’économie va stagner. Or il faut réduire les inégalités. L’accord sur le climat de Paris doit donc être équitable, c’est ce que le monde attend. Et le monde développé doit prendre les devants pour arriver à un consensus satisfaisant. 

    Voyez, nous voulons que le principe de différenciation soit conservé. Parce qu’aujourd’hui, l’augmentation de 0,8 degrés et ses effets, nous, nous en souffrons. Mais le changement climatique d’aujourd’hui est dû aux émissions historiques de ces 150 dernières années produites par le monde industrialisé.
     
    Donc la responsabilité historique est un fait. Et ceci va guider la partie « différenciation » de la responsabilité, qui elle, est commune à tous. »
     
    Javadekar Prakash va donc participer aux négociations à partir de ce lundi. Hier dimanche c’était relâche au Bourget dans le nord de Paris, mais il s’est passé beaucoup de choses ce week-end dans l’est, du côté de Montreuil.

    C’était le « Sommet citoyen pour le climat », qui présentait au grand public des alternatives pour lutter au quotidien contre le changement climatique. Il y a eu aussi de grands débats : on y a parlé entre autres du Fonds Vert, ce mécanisme des Nations Unies destiné à transférer de l’argent des pays développés aux pays les plus vulnérables pour qu’ils puissent lutter contre le changement climatique. Reportage Christine Siebert.

    « Rien qu’en France, c’est estimé à 80 milliards d’euros par an… » La fraude fiscale en France coûte 80 milliards d’euros à l’Etat, affirme Aurélie Trouvé d’Attac France. Un chiffre qui met la salle en colère, car cette somme permettrait d’alimenter le Fonds Vert.

    Aïssatou Diouf est membre de l’organisation sénégalaise Enda Energie. L’attitude des pays riches qui rechignent à aider les pays du sud l’exaspère : « On ne peut pas aller de COP en COP sans avoir des aides concrètes. Je prends juste l’exemple de Saint-Louis, qui est l’ancienne capitale du Sénégal, où deux à trois villages ont déjà disparu, où les communautés ont été obligées de se reloger ailleurs. La sécheresse gagne du terrain, l’agriculture est impactée avec des conséquences sur la sécurité alimentaire des communautés les plus vulnérables. »

    Pour que les habitants des pays du sud puissent vivre dignement assurent leurs représentants, il faut contenir le réchauffement climatique à 1,5 degrés.

    Parmi ces pays à risque ceux du V20, un groupe de pays négociateurs qui s’est créé tout récemment. Il est constitué des pays les plus vulnérables au changement climatique. Patrick Chompré

    Ce sont des pays à bas revenus comme le Bangladesh, le Ghana, l’Ethiopie, le Rwanda, Madagascar mais aussi des pays fragilisés par leur géographie, que ce soient des îles comme les Maldives, le Vanuatu, les Philippines ou des territoires enclavés comme le Népal. Ils se disent unis dans leur vulnérabilité face au changement climatique et ont donc formé tout récemment, le 8 octobre dernier à Lima, leur « club » : le V20.

    Un club qui compte peser pendant ces négociations et obtenir des ressources en sa faveur. Les membres du V20 sont aussi d’ardents défenseurs de la mutualisation des risques, ils militent pour la création d'une sorte d’assurance contre les désastres climatiques, assurance financée par l'ensemble des pays.

    Ils sont certes petits ou pauvres, mais ils rappellent volontiers qu’ils représentent quand même 700 millions de personnes en première ligne face à ces risques.


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