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    Le journal de la COP21 du mardi 8 décembre

    Source : www.diplomatie.gouv.f

    Abécédaire: le Fonds Vert pour le Climat

    Depuis le début de la COP, on évoque régulièrement l’échec en 2009 du sommet de Copenhague. Mais il faut lui reconnaître un succès : les pays du Nord y avaient promis de trouver chaque année 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

    Le Fonds vert est un des outils par lesquels cet argent doit transiter. Créé en 2011, il est dirigé par un comité qui comprend à égalité des pays développés et des pays en voie de développement, qui choisissent des projets à financer.

    Les huit premiers ne l’ont été que le mois dernier. Car le Fonds Vert met du temps à se mettre en place : en 2014 seuls dix milliards de dollars sont promis et sur cette somme un peu moins de six font aujourd’hui l’objet d’accords signés.

    Juste avant la COP la Chine, considérée comme un pays en développement, a annoncé qu’elle allait injecter un peu plus de 3 milliards de dollars dans le Fonds Vert. Une manière selon les ONGs de mettre les pays développés face à leurs responsabilités.

    Car cette question de la finance est au cœur de la COP21 : il faut convaincre les pays en développement que la promesse de 100 milliards faites à Copenhague sera tenue, et de quelle manière, pour sortir du flou qui règne depuis 2009.

     
    Cet argent doit servir aux pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre mais aussi à s’adapter au changement climatique. Et en sélectionnant des projets à financer le Fonds Vert ne doit pas oublier d’être attentif aux populations.
     
    Le comité qui le dirige ne doit pas seulement écouter ceux qui portent ces projets mais aussi les populations locales. Et, pour cela, la COP est un bon espace. Florence Morice a rencontré au Bourget la mauritanienne Maimouna Sadek : elle a piloté le 6 juin dernier dans son pays un grand débat qui se déroulait simultanément dans 83 pays, sur cinq continents – 10 000 anonymes, 10 000 citoyens qui ont discuté de la question du climat. Et Maimouna Sadek est venue porter les conclusions de ce débat à la COP.

    « Le citoyen doit écouter et parler, doit s’intéresser à ce qui se passe et avoir son mot à dire. Parce qu’en fait ce qui se passe c’est que nous sommes en train de concevoir des politiques, de concevoir une transition énergétique donc tout un changement de mode de vie, tout un changement de mode de production, de consommation, etc. Les citoyens ce sont les principaux exécutants si l’on peut dire : ce sont eux qui vont mettre en exécution tous ces plans. Donc nous voulons que les citoyens prennent leur part dans la conception, en amont si vous voulez, avant que les décisions ne soient prises, pour qu’elles soient appropriées, qu’elles soient réalisables aussi. Ça c’est un objectif et le second objectif c’est qu’il faudrait que les citoyens aussi après puissent faire des pressions pour dire “ah oui, vous avez pris des engagements, maintenant il faut les respecter ces engagements”. Il faut que les citoyens prennent ces responsabilités et qu’ils fassent prendre aux gouvernants leurs responsabilités. ».

     
    A la COP, il n’y a donc pas que des négociateurs, il y a aussi la société civile. D’ailleurs hier un espace qui lui est dédié s’est ouvert dans le nord de Paris : la Zone Action Climat.

    Plus de 130 organisations de la société civile y ont pris leurs quartiers. Contrairement à la COP, c’est ouvert à tout le monde. Au menu, des débats, un point tous les soirs sur l’état des négociations au Bourget… Et puis chacun peut proposer des idées concrètes. Pierre OLIVIER s’est rendu sur place, il a trouvé une solution qui pourrait par exemple lutter contre l’appauvrissement des sols dû au changement climatique. Reportage

    Ici on fait plus confiance aux citoyens qu’aux politiques pour agir. Mickael Gandecki est l’inventeur d’une serre de 24m² qui peut nourrir une famille de 4 personnes toute l’année. Le secret c’est la permaculture : « C’est une technique qui vise à décompacter le sol, le rendre plus vivant. Ne pas le retourner à chaque saison, et ne pas user des réflexes antédiluviens qui consistent à retourner la terre chaque saison et détruire les micro-environnements. Mais de créer le sol que l’on va retrouver dans la forêt. »

    Ce visiteur venu de Strasbourg est conquis par cette serre : « Je réalise que je pratique déjà certaines préconisations de ce projet à travers mes pratiques personnelles. Je crois que l’action citoyenne c’est clair est indispensable dans les prochaines années. Les politiques ils font ce qu’ils peuvent, mais manifestement je crois que malheureusement ils n’ont pas les mains libres pour faire ce qu’ils veulent ».

    La Zone d’action climat ouvre ses portes jusqu’à vendredi.
     
     
    Des militants venus d’un peu partout dans le monde vont donc se croiser dans cet espace jusqu’en fin de semaine. Et certains seront certainement venus des LMDC.
     
    Le groupe de négociation “Like Minded Developing Countries” réunit lors des COP des pays en développement très différents, mais dont les avis convergent quand il s’agit de changement climatique. Sarah Bourg.

    Ils ne sont que 24 et pourtant ils représentent plus de la moitié de la population mondiale. Ils ont profité d’une réunion de l’ONU à Bonn sur le climat en 2012 pour former une coalition : les Like Minded Developing Countries. Parmi eux : La Chine, la Bolivie, Cuba, l’Irak, le Venezuela, l’Inde et l’Arabie Saoudite. Leur point commun : la conviction que le changement climatique est un obstacle au développement. Majoritairement composée de pays producteurs de pétrole, cette coalition estime que ce sont les pays développés qui l’utilisent qui sont responsables du changement climatique. Les LMDC demandent donc une aide financière, mais aussi des transferts de technologies pour poursuivre leur développement tout en limitant l’impact sur le réchauffement climatique.


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