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    Le journal de la COP21 du mercredi 9 décembre

    Le logo de la COP21 à Paris. AFP/Archives

    Suite de notre abécédaire, les « pertes et dommages »...

    Une notion qui en quelques années a pris beaucoup d’importance, et qui aujourd’hui est très débattue à Paris. Il s’agit de l’impact, économique principalement, que peuvent avoir des phénomènes extrêmes comme les ouragans, ou plus lents comme l’élévation du niveau de la mer ou la désertification - tout cela étant dû au changement climatique. La question est sensible : les pays les plus touchés sont une fois de plus les plus pauvres, et ils veulent que ce soient les pays développés, les émetteurs historiques de carbone, qui payent cette énorme addition.

    Il y a deux ans la COP a mis en place le Mécanisme de Varsovie pour travailler sur la question. On attend ses conclusions pour l’an prochain, mais les tensions restent fortes. Exemple la semaine dernière lors des premières discussions de la COP21, avec d’un côté les pays en développement, qui envisagent des mesures de financement de ces « pertes et dommages », avec par exemple une assurance climat, et puis un mécanisme de coordination des réfugiés climatiques, et de l’autre des pays, à la tête desquels les États-Unis, qui proposent de ne même pas évoquer les « pertes et dommages » dans l’accord. Une notion finalement inscrite dans le brouillon sur lequel planchent aujourd’hui les ministres.

    Mais au final les « pertes et dommages » seront-ils mentionnés dans l’accord lui-même (qui ne sera appliqué qu’en 2020), ou bien seront-ils arrêtés dans le cadre de la COP, et dans ce cas-là la mise en application est sans délai ? Car les pays en développement insistent : le temps presse, les catastrophes climatiques se multiplient.

    Les 196 Etats plus l’Union européenne travaillent sur le projet d’accord, mais sur leurs négociations plane l’influence des lobbies

    A l'occasion de la COP, les ONG proposent des « lobbies tours » à travers Paris : des promenades à la rencontre des hauts lieux du lobbying - chambre de commerce, syndicats patronaux, banques ainsi que les sièges des grandes entreprises qui sponsorisent la conférence climat. Reportage de Christine Siebert.

    « Alors ici on est devant le siège d’Avril… » Les grandes entreprises sont très présentes à la COP21, en tant que sponsor d’abord explique Olivier Petitjean, en charge de l'observatoire des multinationales à Paris : « Renault donne des véhicules électriques pour les délégués, Engie chauffe la salle du Bourget, Véolia apporte l’eau, etc. » La COP est un cadre parfait pour verdir son image, estime Pascoe Sabido, de l'observatoire des lobbies basé à Bruxelles : « On voit avec EDF, Engie, et les autres, le modèle de business c’est toujours les fossiles, en fait ils n’ont pas changé leur modèle, ils ont juste mis une petite cerise sur le gâteau ». Ces entreprises sont présentes au sein même des négociations, pour peser sur les débats. Olivier Petitjean : « Quand ils répètent « c’est pas possible de se passer entièrement des énergies fossiles, le gaz c’est une énergie propre, etc. » ça contribue à construire les termes du débat. Comme il n’y a pas de garde-fou, il y a tout et n’importe quoi. L’agriculture climato-intelligente, ou encore les agrocarburants, selon ces militants la liste des fausses solutions est longue.

    Une vraie solution pour réduire la consommation de carbone : manger moins de viande

    Manger trop de viande nuit au climat... Cela n’a pas l’air évident au premier abord quand on regarde ce qu’on a dans son assiette. Mais la consommation carbone d’un kilo de viande est assez affolante. Agnès Rougier a rencontré au Bourget Cyrielle Denhartigh, chargée de mission climat et agriculture dans le Réseau action climat.

    « D’abord les ruminants vont émettre beaucoup de gaz à effet de serre par leurs rots, parce qu’ils vont avoir une digestion très particulière. C’est lié également à la gestion des déjections animales : les lisiers vont émettre beaucoup de gaz à effet de serre. Et ensuite ça va être lié à la fabrication des aliments pour les animaux, qui eux-mêmes vont émettre beaucoup de gaz à effet de serre. Quand on va produire du maïs par exemple, pour nourrir les animaux, on va retourner la terre ce qui va provoquer des émissions de gaz à effet de serre du sol ; on va épandre des produits chimiques et notamment des engrais azotés. Donc ces étapes-là dans la fabrication d’un kilo de viande vont émettre des gaz à effet de serre. Et ensuite il y a aussi toutes les étapes aval, c’est-à-dire la transformation, l’emballage, le fait de transporter ce produit jusqu’au lieu de distribution : tout ça, ce sont des étapes qui vont également émettre des gaz à effet de serre. Mais en plus pour produire un kilo de viande il faut 7 à 12 kilos de céréales : or on aurait pu nourrir beaucoup plus de monde en consommant ces céréales, alors qu’avec un kilo de viande on va nourrir beaucoup moins de personnes. »

    Carbone toujours, on termine avec un groupe de pays négociateurs qui compte quelques gros émetteurs de gaz à effets de serre, l’Alba

    L’Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique - qui existait déjà depuis 2004, indépendamment du climat et de la COP. Leur maitre mot : défendre l’intégrité de la Terre-Mère Pachamama, une formule que le groupe souhaite inscrire dans l’accord de Paris. Ce qui n’empêche pas certains d’entre eux de tout miser sur les combustibles fossiles… Achim Lippold

    En Amérique latine, c’est l’Alba qui adopte les positions les plus « radicales ». Elle demande par exemple la création d’un tribunal international pour la justice climatique. Au sein du groupe, la Bolivie profite des négociations pour dénoncer le système capitaliste, responsable selon elle du réchauffement climatique. Le Venezuela pourrait aussi faire du bruit à Paris : déjà lors de la dernière session de négociations à Bonn, sa négociatrice avait prévenu : si les pays ne font pas plus d’efforts, on va vers un échec de la COP21. En même temps, le Venezuela fait partie des pays qui n’ont pas encore fait connaître leurs contributions nationales. Et comme d’autres producteurs pétroliers, le Venezuela mise entièrement sur les énergies fossiles. C’est aussi le cas en Equateur où le président Rafael Correa réprime les mouvements écologistes et indigènes qui protestent contre sa politique d’extraction de combustibles fossiles.


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