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    Le journal de la COP21 du jeudi 10 décembre

    En 2050 d’après l’ONU il y aura 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde. Reuters/Thomas Mukoya

    En 2050 d’après l’ONU il y aura 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde ; 250 millions de personnes qui ont quitté leur foyer pour cause de catastrophe météorologique – cyclone, désertification, montée des eaux. Entre 2008 et 2014, un organisme norvégien a recensé en moyenne 26 millions de réfugiés climatiques par an. Quatre sur cinq vivent en Asie.

    Dans l’abécédaire aujourd’hui, une expression : « réfugié climatique »...

    Malgré ces chiffres écrasants, ils n’ont toujours pas de statut juridique : la Convention de Genève a fixé le statut de réfugié en 1951 comme réfugié « politique ». Et difficile sans statut officiel de fournir l’asile aux réfugiés climatiques ou de leur affecter une aide financière… Ce qui arrange bien certains pays souvent en développement, puisqu’on ne peut pas les obliger à traiter avec un statut de réfugiés les migrants climatiques qui essaient de venir chez eux, ou même leurs propres habitants quand ils se déplacent à l’intérieur du pays pour fuir par exemple des inondations.

    Le sujet ne fait pas partie des priorités de la COP21 : la présidence française préfère se concentrer sur la baisse des émissions de carbone et sur l’adaptation au changement climatique pour justement éviter ces déplacements de population. Mais le phénomène est déjà là depuis des années, et on ne sait même pas si un accord de Paris réussi pourra le ralentir.
     
    Au Bourget hier un nouveau projet de texte a été présenté, beaucoup plus court que le précédent.
     
    Ce nouveau texte bute toujours sur la fourchette dans laquelle doit être maintenue l’augmentation des températures, moins de deux degrés, beaucoup moins de deux degrés ou moins d’un degré et demi ; sur la différenciation des efforts entre pays riches et pays pauvres ; enfin sur le financement de la lutte contre le changement climatique.
     
    Du coup, les ONG ont rassemblé hier en début de soirée près de la salle des assemblées plénière des centaines de militants pour un immense sit-in. Reportage, Christine Siebert.
     
    D’une seule voix, ces centaines de militants ont adressé leurs questions aux négociateurs : « Si nous n’agissons pas maintenant, quand allons-nous agir ? Si nous n’agissons pas ici, où allons-nous agir ? Si nous n’agissons pas, qui va le faire ? » Avec leurs messages, ces militants ont voulu pointer le cœur du problème : « Allez-vous continuer à rester les esclaves des industries fossiles ? Allez-vous continuer à soutenir les intérêts d’une poignée de gens ? Au détriment de vos propres enfants ? Au détriment des personnes les plus vulnérables sur cette planète ? » Et de lancer haut et fort: « Rien ne nous arrêtera ! Puisque nous savons qu’un autre monde est possible ! »

    « Un autre monde est possible », peut-être grâce à un accord à Paris, surtout grâce à des bonnes pratiques à petite et à grande échelle…
     
    Exemple de bonne pratique en France soutenu par le gouvernement : les « territoire à énergie positive ». Non, ce n’est pas de la science-fiction… mais pas loin en fait puisque il s’agit de vivre différemment. Raphaël Claustre est le délégué général du CLER, une association qui lutte pour la transition énergétique et qui a eu l’idée de ces « territoires à énergie positive ». Il en parle au micro d’Agnès Rougier.
     
    « C’est un territoire, une collectivité locale qui s’est donné en objectif de baisser au maximum sa production d’énergie, d’augmenter au maximum sa production d’énergie renouvelable, et d’être donc à 100 % énergie renouvelable ou même plus. Elle a une décision de ses élus et un plan d’action pour atteindre cet objectif à moyen terme. Et l’objectif est généralement le développement économique, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de l’attractivité du territoire et même le renforcement de tout le fonctionnement démocratique, parce que très souvent les citoyens sont associés, engagés dans cette démarche.
    Les territoires à énergie positive aujourd’hui sont des territoires ruraux, et demain les territoires ruraux seront exportateurs d’énergie, producteurs d’énergie pour les territoires urbains, qui vont faire aussi des efforts d’économie d’énergie et de production renouvelable, mais ils seront toujours dépendants de la campagne – comme ils le sont pour l’alimentation d’ailleurs. »

    Restons en France, en Europe en tous cas avec le groupe de pays négociateurs du jour à la COP.
     
    L’Union européenne négocie en un seul bloc à la COP. Ce qui n’empêche pas ses membres de négocier aussi entre eux, une vieille habitude… Sophie Malibeaux.
     
    Dans ce que l’on appelle la « COP », c’est à dire la « Conférence des parties », l’Union européenne est la 196e partie aux négociations. Cela signifie que chacun des 28 membres de l’UE siège à la COP, mais ces pays d’Europe se sont mis d’accord pour défendre un agenda commun sur le climat.
     
    L’objectif global de ce « groupe UE » est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de 40% d’ici 2030. Et même 60% à l’horizon 2050. Le gros travail fourni par ce groupe, c’est d’abord d’aplanir les divergences internes: il est parfois difficile d’harmoniser les positions sur la décarbonisation de l’économie entre des pays comme la Pologne qui recourt au charbon et la France, qui elle, tire son électricité du nucléaire.
     
    Car il n’y a pas de politique énergétique commune en Europe. Mais la Commission de Bruxelles multiplie les signaux dans ce sens en favorisant tout ce qui peut réduire la dépendance aux énergies fossiles. Par ailleurs, ce groupe UE est soumis à d’intenses pressions, du fait de la responsabilité historique de l’Europe dans le réchauffement de la planète.


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